Étranger

Yannick Ferreira-Carrasco : « Maintenant, je sais que finir une action, c’est cadrer »

L’ancien Monégasque, qui a mis un certain temps à comprendre et à assimiler son nouvel environnement à Madrid, s’éclate aujourd’hui sous les ordres de Diego Simeone. Interview en mode « Champions League » avec le premier Belge buteur en finale, l’année dernière contre le Real.

Planète Foot : Etre un joueur de l’Atlético, dans la passion de Vicente Calderon, est-ce le jour et la nuit par rapport à Monaco et son cadre cosy ?
Yannick Ferreira-Carrasco :
Monaco, c’est vrai que c’est particulier. Le stade Louis II sonne souvent creux. On sait que les gens ne sont pas vraiment là pour le foot. Là-bas, chacun a son petit business, ses activités. A Madrid, c’est totalement différent. Chaque coin de rue respire le foot. Il suffit que je sorte pour qu’on vienne me demander une photo. A Monaco, je sortais quand je voulais. Chacun fait sa vie, on te croise mais on ne te connaît pas. À Madrid, tu ne peux presque même pas aller dans un restaurant. Pour les gens, nous sommes un peu des emblèmes.

PF : On parle toujours de l’heure espagnole. Et le jeu à l’espagnole, comment t’y es-tu adapté ?
Y.F.-C. :
C’est facile pour moi parce que c’est le style de jeu qui m’a toujours plu et attiré. Il y a beaucoup de jeu, beaucoup de ballon. Du « Toque ». C’est technique et comme je suis un joueur assez technique, j’adore ça.

PF : Bon, l’Atlético, c’est aussi Diego Simeone. On ne peut pas aller très loin dans la discussion sans parler de lui…
Y.F.-C. :
J’ai énormément appris à son contact. On sait qu’il met en place un jeu assez défensif, dense et physique. C’est là, surtout, que j’ai appris. Aujourd’hui, je sais que dans le foot, défendre est aussi important qu’attaquer. Mais sur le plan offensif, le coach m’apporte plein de trucs aussi. Il m’a appris à être plus décisif, plus tueur. Avant, je voulais finir une action. Maintenant, je sais que finir une action, c’est cadrer. Il vit le foot, il sent le foot. Il arrive à aller chercher le maximum chez chacun de ses joueurs. Comme je le dis souvent, c’est vraiment notre douzième homme sur le terrain.

PF : Comment aborde-t-on les quarts de finale d’une compétition quand on a perdu deux des trois dernières finales ?
Y.F.-C. :
En voulant aller au bout, tout en sachant la difficulté que cela représente. La saison dernière, nous méritions mieux que la défaite. Déjà que les tirs au but, c’est pile ou face. Là, le dernier tir frappe le poteau. C’est de la malchance. Ce n’est pas nous qui avons soulevé la Coupe. Nous sommes dans le même état d’esprit. Nous voulons aller le plus loin possible. Nous savons que lorsque nous prenons une claque, nous sommes capables de nous relever.

PF : On y revient mais comment Diego Simeone, dans ces soirées-là, vous motive-t-il ?
Y.F.-C. :
Déjà, il est très fort au moment des causeries. Il a des mots qui touchent, qui marquent. Et puis pendant le match, il est hyper présent sur le bord de la touche. Même si au bout de trente minutes, on se sent cramés, il nous pousse tout le temps, nous répète de ne jamais nous préserver. Il faut constamment donner plus que le maximum. A la longue, ça s’inscrit dans nos têtes, dans nos gènes. Il nous transforme un peu au quotidien.

PF : L’atmosphère particulière qui flotte les soirs de Ligue des champions, la ressent-on quand on est joueur et comment cela se traduit-il ?
Y.F.-C. :
Déjà, la Ligue des champions, ça a toujours été un rêve pour moi. Quand j’étais gamin, j’entendais la musique. Je voyais ça et je me disais : pourquoi pas moi ? Le fait de me retrouver sur le terrain aujourd’hui… Quand je rentre sur la pelouse et que j’entends la musique, c’est toujours pareil. J’ai la chair de poule, des frissons partout.

PF : Tu confirmes donc, il faut compter sur l’Atlético cette saison en Ligue des champions ?
Y.F.-C. :
Nous sommes en quarts de finale. Il n’y a rien d’écrit. D’abord, il faut penser à Leicester, qui n’est pas là par hasard et qui met une pression d’enfer, notamment chez lui, on l’a vu contre Séville. On connaît le FC Séville et on sait donc ce que Leicester est capable de faire.

Miss Belgique pour oublier l’Euro
Leur baiser face à la caméra avait déjà fait le buzz sur la pelouse de Milan, le soir de la finale de la Ligue des champions, le 28 mai dernier. Yannick venait d’égaliser et il avait couru vers la tribune pour embrasser sa compagne. Bon, c’est aussi l’identité de la compagne en question qui a fait le buzz. Depuis le printemps 2014, « YFC » s’affiche en effet avec Noémie Happart, Miss Belgique 2013, qui revient sur l’affaire du bisou : « C’était dans l’euphorie de son but, c’était juste un bisou à sa petite femme pour célébrer un moment heureux. On n’imaginait pas que cela allait faire un tel buzz. » Comme tous les Diables, Ferreira-Carrasco n’a emballé personne à l’Euro, quelques jours après, en France. Mais c’est pourtant dans les eaux claires de Saint-Tropez qu’on l’a aperçu aux bras de la belle, histoire de digérer la déception de l’élimination en quarts de finale. Aux dernières nouvelles, les deux tourtereaux sont toujours amoureux. L’histoire ne dit pas si Diego Simeone autorise les entrevues les veilles de match. Si, en fait, on sait. Les veilles de match, Coach Simeone ferme tout à double tour.

Laurent Laporte / PLANETE FOOT

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