Rugby

Univers du Rugby n°32

UDR32Se lever, applaudir, féliciter les Anglais sur notre sol ne coule pas dans la sève gauloise. Ce n’est pas dans nos racines. Pourtant, du bout des lèvres et d’un fair-play assuré, nous leur lancerons un « Congrats, gentlemen ! ». Un sans-faute pour un Grand Chelem, le 13e de leur histoire. Une troupe reboostée par un coach étranger et en avant la tournée ! S’il suffisait d’avaler une pinte pour effacer un cauchemar de Coupe du monde, on en commanderait immédiatement deux. Eddie Jones, pour l’Angleterre, et Guy Novès, pour la France, signaient leurs débuts dans ce Tournoi 2016, à la tête d’équipes sonnées et qui abordaient la compétition avec une sacrée gueule de bois. La comparaison s’arrête là. Les deux techniciens, sous pression, n’avaient absolument pas les mêmes cartes en main. L’un s’est appuyé sur une sélection déjà vaccinée, l’autre a injecté du sang neuf avec un tout nouveau projet de jeu. Surtout, l’un bénéficie du soutien d’une fédération et d’une formation qui lui garantissent une mise à disposition totale de ceux qui font la fierté nationale. L’autre doit composer avec un calendrier absurde et surchargé fait de doublons en plein Tournoi, avec des joueurs pas toujours titulaires en Top 14, etc. Ce n’est pas nouveau, ça fait dix ans que ce bricolage perdure. Le bilan statistique incite à déclencher l’alarme, sirène hurlante. Attention les oreilles, qu’elles soient en chou-fleur, cachées sous un casque ou bardées d’un élasto, il ne faudrait pas baisser pavillon…

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