Editos

Univers du Rugby 36

Univers du Rugby 36 – Fév. 2018

Les avis sont partagés mais au final, c’est le sélectionneur qui tranche ! Ou son président… En obtenant l’organisation de la Coupe du monde 2023, le rugby français s’est offert un horizon truffé d’objectifs lumineux, alors que son présent est plongé dans l’obscur bien foncé, bien épais. Fallait-il donner un grand coup de buzzer, actionner le siège éjectable du projet Guy Novès, en mal de résultats, afin d’atterrir sur une planète vierge, une terre plus fertile, propice à un rugby plus simple, plus jeune, que doit incarner Jacques Brunel, ex-adjoint de Bernard Laporte ? Va savoir… Il y a urgence, en tout cas. Depuis huit ans, en réalité… Allô, Docteur, c’est ma tête qui souffre ! Un cachet de bicarbonate de soude, une soupe à l’oignon et une compresse d’argile ne peuvent suffire. L’équipe de France doit soigner sa confiance sur ordonnance, muscler ses leaders pour aller au combat, dégueuler sa rage pour réussir à faire plus de deux passes consécutives, s’offrir une cure de sang froid pour transformer en points faciles sa domination. Elle doit aussi préparer l’avenir et ses échéances : deux petits Tournois avant la Coupe du monde 2019 au Japon, qu’on a tendance à oublier, tellement on n’y croit plus, tellement le désastre de la tournée d’automne a traumatisé, tellement on se focalise maintenant sur 2023. Prenons le problème autrement, dirait le psy… Le challenge est fabuleux, le chantier gargantuesque. En rajeunissant considérablement son groupe, Jacques Brunel, qui pourrait être le grand-père moustachu de ces « bambinos » à peine pubères, ouvre des fenêtres, quand d’autres auraient claqué la porte. De la froissante Coupe du monde 2015, ils ne sont plus que cinq dinosaures, pas encore trop cabossés : Ben Arous, Dulin, Guirado, Slimani et Parra, de retour aux affaires. Sur le passeport des Bleus, le douanier britannique constatera cette année qu’ils sont quinze de moins de 25 ans, six de moins de 23. A cet âge-là, on doit foncer, pas se prendre la « chetron ». Et tant pis si on s’en prend une bonne contre les Anglais. Et tant mieux, même ! Ils ont fait quoi, nos voisins d’outre-Manche, en 2015 ? Ils ont changé de coach (Eddie Jones) et fait confiance à leur « new generation », forte d’une vraie formation, d’un vrai projet de jeu, d’un protectionnisme exacerbé, d’un championnat resserré et d’une mise à disposition pour la patrie. Le traitement perdure avec injections chaque saison. Brunel n’est pas Jones, ça se saurait, mais imiter les Anglais est tout le mal qu’on souhaite aux Bleus. Pourvu qu’on les soutienne à tous les étages, à toutes les étapes. Allez les petits !

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