Équipe de France

Turquie : Ebouriffants, les sultans ! (1)

C’est dans les dernières minutes de la dernière rencontre que les Turcs sont passés d’abord troisièmes puis meilleurs troisièmes, avec une qualification directe pour l’Euro. De quoi dégager l’horizon.

Alors que la Turquie occupe une place on ne peut plus centrale dans le concert européen comme dans l’actualité internationale, le onze de Fatih Terim sera bien présent parmi les 24 en juin prochain. Mais il s’en est fallu d’un rien. Meilleurs troisièmes « grâce » à la victoire du Kazakhstan sur la Lettonie lors de la dernière journée, une défaite qui scotchait les Lettons à la dernière place du groupe et permettait aux Turcs de griller la politesse à la Hongrie en s’emparant de la très lucrative meilleure troisième place.
Une aubaine mais pas franchement une partie de plaisir. En fait, les coéquipiers d’Arda Turan n’ont jamais paru très sereins. Ni au début, ni à la fin. Il y avait un manque de confiance criant, symbolisé par cette absence d’efficacité offensive qui vous plombe un moral, même au niveau international, et même à l’ombre de Sainte-Sophie. Avec onze buts marqués en douze rencontres qualificatives, pas la peine de chercher plus loin les maux turcs et les axes de réflexion de Fatih Terim, le grand manitou de la sélection. Mais ils ont la foi, on le savait déjà, et ils l’ont encore montré lors de ce final échevelé face à l’Islande.
Au courant que la République Tchèque menait face aux Pays-Bas, leur concurrent direct pour la 3e place, ils ont « fait tapis » en fin de match face à l’Islande. A 10 contre 11, ils étaient toujours aussi maladroits dans le dernier geste. Et c’est finalement un coup franc de Selçuk Inan à la 89e minute (!) qui les a envoyés direct en barrage. Avant qu’à distance, le Kazakhstan, dans un décalage de quelques interminables minutes, n’officialise sa victoire sur la Lettonie et ne les propulse directement en France. Une joie incroyable s’est alors emparée du stade, une liesse façon turque, tout sauf une marche, quoi.
Et les voilà qui s’invitent huit ans après leur dernière apparition, qui s’était soldée par une demi-finale, quand même ! Gare aux Turcs, donc, qui semblent comme lancés par ce final étourdissant. Un final qui peut, c’est vrai, redonner de la confiance aux plus carrés des pieds, même ceux des attaquants.

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