Étranger

Très chers flops (2) : Mario Balotelli, l’as des as

Mario Balotelli voulait se relancer en Angleterre. Il poursuit sa longue mais très lucrative traversée du désert à Liverpool…

La question, le concernant, pourrait s’articuler autour d’un « Faut-il encore parler de flop ? ». Du côté de Liverpool, la réponse est clairement oui. Les dirigeants avaient déboursé 20 patates pour le recruter à l’AC Milan la saison dernière. Résultat : quatre petits buts (dont un penalty) en 28 matches, toutes compétitions confondues, avec les Reds lors de la saison 2014-15 (et un seul en championnat). Ce qui nous place le but marqué à 5 millions. Plaisanterie mise à part, ça fait cher, même en Angleterre où les sommes générées par les droits télé ont totalement dérégulé le marché.
Dire que Mario a rendu dingues les Reds est un doux euphémisme. D’abord sifflé puis hué, il est aujourd’hui régulièrement raillé par les fans qui ont compris leur douleur depuis longtemps. A Liverpool, on commençait à parler d’un départ dès la fin de la saison. Mais à Liverpool, il y a Mario. Et Mario décide toujours de faire ce qu’il veut, à Liverpool comme ailleurs. Or, le buteur… pardon, l’imposteur italien serait, lui, enclin à poursuivre l’aventure (si tant est qu’on puisse parler d’aventure), histoire d’aller jusqu’au terme de son juteux contrat.
Mino Raiola, le seul agent capable de gérer les intérêts du phénomène, peut-être, a déjà prévenu : si les Anglais veulent un départ, il devront payer les trois années de contrat qu’il lui reste. A 130 000 euros la semaine (quel beau métier !), cela nous monte la petite affaire à… 14 millions. Cela nous fait, au total, un joli chèque de 34 millions pour une année de perdue.
Juste pour le fun, voilà ce que disait Brendan Rodgers, le coach des Reds, à l’annonce de son arrivée sur les bords de la Mersey. « Bien sûr qu’il y a un risque, je ne dirai pas le contraire. C’est un talent brut mais s’il se plie à notre culture, cela peut l’aider à s’améliorer comme joueur et comme homme. Il y a de l’excitation autour de sa venue. J’ai hâte de travailler avec lui. Il a cette confiance en lui et cette arrogance sur le terrain. Luis Suarez est parti, c’était un formidable talent mais il faut maintenant regarder vers le futur et j’espère que Mario va se glisser dans notre projet. Il sait les fautes qu’il a faites mais il n’y a pas de meilleur club pour lui. Il doit se fondre dans le moule. On verra avec le temps. »
Avec le temps, on a vu, on voit et on ne le voit plus.

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