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Tim Hardaway, le roi du crossover (1)

Le killer crossover de Tim Hardaway a fait rêver des milliers de fans de basket à travers le monde. Et jusqu’aux meilleurs point guards de la Ligue. Pendant une décennie, « Tim Bug » a dynamité les défenses NBA avec un mélange inouï de puissance, de vitesse et d’explosivité. Dommage que le meneur emblématique des Warriors et du Heat, champion olympique en 2000 à Sydney, ait terni ce souvenir étincelant avec les déclarations les plus crasses à l’occasion du coming-out de John Amaechi…

Imaginez un insecte minuscule lâché dans une végétation hostile. Une punaise qui se faufile partout en évitant de se faire écraser. Alerte, tenace et résistante, elle évite tous les pièges et parvient à survivre dans la jungle, masquée par sa carapace colorée. Transposez la scène en NBA et vous aurez une idée du quotidien de « Tim Bug » (bug = insecte) dans les années 90. « Tim Bug », c’est Tim Hardaway. Un meneur fabuleux, roi du crossover – le dribble entre les jambes – qu’il popularisa auprès d’une génération entière d’apprentis basketteurs.
Le guerrier des Warriors est un spectacle à lui seul. Avec son 1,83 m pour 79 kg, il possède un centre de gravité assez bas qui lui permet de dribbler près du sol. Ajoutez un maniement de balle étourdissant, une vitesse d’exécution folle, de gros biscotos et une explosivité ahurissante… La combinaison est mortelle ! Tim file le tournis au moindre défenseur qui se présente sur son chemin. Son killer crossover est à montrer dans toutes les écoles de basket. Le geste sera souvent copié mais jamais imité. Ce crossover rebaptisé « UTEP Two-step » par les commentateurs télé (UTEP pour University of Texas El Paso), il en est le spécialiste mondial. Personne en NBA ne l’utilise aussi souvent – et bien – que lui et personne ne peut l’arrêter, de l’avis même de Magic Johnson. « C’est bang, bang et vous êtes mort. »
Sous le maillot des Warriors, il s’agissait toujours de mettre en position de tir Mitch Richmond ou Chris Mullin. Pas d’en mettre plein la vue au public, même si le geste est hyper spectaculaire. Résultat le plus visible des heures passées sur les playgrounds de Chicago où Donald Hardaway, le papa, fut une légende. C’est ici-même que le fiston s’éveilla au jeu. « Mon père ne m’a pas seulement donné le goût du basket, il m’a appris à avoir confiance en mon jeu, à ne pas avoir peur d’être agressif ou de faire des erreurs. » « Tim voulait être plus grand mais il a fini par comprendre que c’est le talent qui compte », raconte Gwendoline, la maman, qui travailla à la Poste. Elle ne mesurait elle-même que 1,49 m.
Au milieu des années 2000, Hardaway ne voit toujours aucun crossover se rapprochant de près ou de loin du sien. « Personne ne peut rivaliser, s’exclame-t-il en riant. Les autres portent la balle différemment, dribblent différemment. Personne n’a exactement mon geste. S’il y a un joueur en qui je me retrouve un peu, c’est Baron Davis. Sinon, j’adore regarder Wade, Kobe, LeBron, Iverson, Duncan, Dirk, Nash. Ils jouent avec une grande confiance en eux et ils comprennent réellement le jeu. »

Hardaway-Iverson, le match des crossovers
En mars 1998, « Sports Illustrated » s’amuse à opposer les deux maîtres de l’exercice, Tim Hardaway et Allen Iverson. « Hardaway est meilleur, tranche Jim O’Brien, l’ancien coach des Pacers. Son crossover paralyse complètement le défenseur. » Kenny Smith reproche à Iverson de porter le ballon et d’être à la limite de l’irrégularité. Mais « A.I. » a ses partisans. Comme Jim Paxson : « Iverson donne une dimension dramatique au crossover. Celui d’Hardaway est davantage fonctionnel. Il donne toujours le même résultat. Allen, lui, a plus de style. » En clair, pour le spectacle, avantage « The Answer ». Ce que résumait Tyrone Corbin, le coach du Jazz, par cette formule : « Peut-être qu’il porte la balle mais je m’en fiche. Avec lui, ça devient de l’art. »
Mais d’où vient ce crossover, exactement ? Hardaway était freshman à UTEP quand il vit l’arrière de Syracuse Pearl Washington utiliser ce move dans un match retransmis à la télé. C’était en 1986. « Je n’étais pas sûr d’avoir bien vu ce qu’il avait réalisé mais j’ai su que si j’arrivais à perfectionner cette figure, elle deviendrait une arme redoutable dans mon jeu. »

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A son retour à la maison durant l’été 1986, Tim s’entraîne contre son frère cadet Donald. Pendant deux jours, il répète inlassablement le même move. Dribble entre les jambes. La balle va de la main droite à la main gauche et vice versa. Puis il dribble devant lui. Le ballon part de l’arrière, à gauche, pour gicler côté droit. L’exécution est si rapide que le défenseur n’a pas le temps de réagir. Après Donald, ce sont les potes du quartier qui sont mis dans le vent.
Flashback. Timothy Duane Hardaway naît dans la « Windy City » le 1er septembre 1966. Il grandit à South Side où on le surnomme « Bug » à cause de sa petite taille. Le basket, il est tombé dedans bébé. On raconte qu’à 6 mois, sa mère mit un camion dans son berceau et son père un ballon de basket. Il balança le premier et s’amusa avec le second… C’est l’un des rares contes d’une enfance pas vraiment dorée. « Pour grandir à Chicago, il faut être costaud », expliquera Tim.
La violence n’est pas seulement dans la rue. Elle fait aussi irruption à la maison. Donald, son père, se débat avec des problèmes d’alcool. Le couple Hardaway divorce quand Tim a 12 ans. Avec ce papa éloigné par la distance, « Bug » partage un amour immodéré pour la balle orange. C’est dans le basket qu’il se réfugie pour oublier les turpitudes du quotidien. Donald lui fout la honte en se présentant en état d’ébriété aux matches. Tim se venge sur les adversaires.
Scolarisé à la Carver Area High School, il part étudier le droit criminel à UTEP en 1985. Durant sa quatrième saison, en 1988-89, ses stats explosent. De 13.6 points de moyenne, il dépasse allègrement les 20 (22 pts, 4 rbds, 5.4 pds). Les joueurs de Don Haskins sortent LSU (85-74) au premier tour de la « March Madness » avant de s’incliner contre Indiana (92-69). La belle progression de Tim est récompensée par l’attribution du trophée Frances Pomeroy Naismith qui distingue les basketteurs seniors performants malgré leur petite taille (1,83 m ou moins chez les hommes, 1,73 m ou moins chez les femmes). Deux ans plus tôt, Muggsy Bogues inscrivit son nom au palmarès. Deux ans plus tard, ce sera au tour de Keith Jennings, futur Manceau. 
Avec 1 586 points, « Tim Bug » a dépassé Nate Archibald comme meilleur scoreur de l’histoire des Miners. Chaque été, il s’est entraîné avec des joueurs pros à Chicago. Il est « NBA ready ».

Le premier rookie patron de l’attaque n°1 depuis 1974
Hardaway est retenu en 14e position de la draft 1989. Son n°10 fétiche est l’apanage de Manute Bol. Aussi, Tim se rabat sur le 5. Il en changera après le départ du pivot soudanais en août 1990. Et sa carrière pro démarre à un rythme endiablé. Celui de ce dribble déroutant. Oakland aligne l’attaque la plus prolifique de la Ligue avec les deux gâchettes Chris Mullin (25.1 pts) et Mitch Richmond (22.1 pts). Ce ne sont pas les seuls à profiter du run and gun : six joueurs de l’équipe tournent à plus de 11 points.
Au volant du bolide, on retrouve donc Tim Hardaway (14.7 pts). Depuis Ernie DiGregorio en 1974 avec les Buffalo Braves, aucun rookie n’avait mené le jeu de la meilleure attaque NBA. « Tim Bug » se classe 9e meilleur passeur de la Ligue (8.7 pds) et 10e voleur de ballons (2.1 ints). Dans l’élection du Rookie de l’année, il termine 2e derrière David Robinson. Consolation avec une citation dans le premier cinq des débutants, attribuée à l’unanimité.

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L’ancien Miner a fait son trou à la vitesse de l’éclair. Avant lui, deux rookies seulement avaient été plus prolifiques au nombre de passes : Mark Jackson et Oscar Robertson. Quatre se classèrent, comme lui, dans le Top 10 des distributeurs et des intercepteurs : Mark Jackson, Magic Johnson, Isiah Thomas et Phil Ford. Joueur de la semaine courant février (20 pts, 8 rbds et 10.7 pds sur 3 matches), il devient le premier Warrior depuis Rick Barry en 1972-73 à compiler trois triple-doubles en l’espace d’une saison. Débuts royaux.
Le hic, c’est que les équipes de Don Nelson sont aussi brillantes en attaque que poreuses en défense. L’absence d’un big man intimidateur se paie cash : Golden State termine 5e de la division Pacific (37-45) et regarde les playoffs à la télé. Evidemment, les débuts flamboyants de Tim incendient la Baie. On voit l’avenir en grand avec ce meneur intenable, passeur diabolique et shooteur insatiable. Et pourtant, ça débuta très mal… La nouvelle de sa titularisation fut fraîchement accueillie par les fans. Il souffrit d’une angine avant le coup d’envoi de la saison et loupa ses premières sorties. « Tout le monde me sifflait et je faisais pas mal de turnovers, raconta-t-il à « Sports Illustrated ». Je n’avais qu’une envie : rentrer chez moi et ne voir personne. »
Six mois plus tard, ses coéquipiers le désignaient Warrior de l’année. « Il n’a jamais joué comme un rookie », résume Don Nelson. « A ma sortie de Texas El Paso, je pensais connaître le banc durant mes deux premières saisons, raconta Hardaway. J’espérais devenir titulaire lors de la troisième. Mais les choses ne se sont pas déroulées comme ça. On m’a fait confiance très rapidement et ça a bien marché pour moi. Jouer régulièrement contre Magic, Jordan, Isiah, Kevin Johnson fut le moyen le plus efficace de progresser. J’ai le sentiment d’avoir rejoint le rang des meilleurs meneurs. J’ai prouvé ce que je valais. Il va falloir désormais compter avec moi. »
Trop perso, parfois, l’ami Tim ? « Je suis un joueur d’équipe, quoi qu’on en dise. J’essaie toujours de donner le ballon dès que l’opportunité se présente. Mais il s’agit aussi de créer des ouvertures. J’ai tendance à forcer le jeu en shootant le plus possible. Je suis souvent trop agressif, physiquement et verbalement. C’est vrai. Mais c’est parfois nécessaire. Par exemple avec les Bulls. »

Run TMC, walk this way !
Dans l’immédiat, il est surtout question des playoffs et du titre de M.I.P. C’est l’objectif clairement déclaré. Mais il faut remplacer le « I » par un « V » puisqu’en cette année 1990-91, Hardaway s’affiche carrément à 22.9 points de moyenne, 4 rebonds, 9.7 passes (n°5 NBA) et 2.6 interceptions (n°4). Ils ne sont que quatre – dont Rick Barry – à avoir fini une saison dans le Top 10 aux points, aux passes et aux steals. Tim fait son entrée au club.

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Run DMC, groupe précurseur de hip-hop, inspire la création du nickname « Run TMC ». Pour Tim, Mitch et Chris, le trio de pistolets mitrailleurs. Aux 22.9 points d’Hardaway, il faut ajouter les 25.7 de Mullin et les 23.9 de Richmond. Tim apporte sa vitesse en contre-attaque, son excellent passing game et sa science du one on one. Sa façon de driver jusqu’au cercle est unique, comme son crossover. Richmond est un slasher-shooteur. Mullin un shooteur pur. Les trois gus se complètent à merveille. Auteur de quelques cartons – 40 points chez les Sixers, 37 chez les Celtics, 35 chez les Nets – Hardaway obtient, à 24 ans, de disputer le All-Star Game de Charlotte (5 pts, 4 pds), la première de ses cinq sélections All-Star. Il est choisi par les coaches.
« Il a réussi plus de big games, renversé plus de matches et provoqué plus d’écarts que n’importe lequel de nos joueurs, clame Don Nelson dans « Sports Illustrated ». Il nous a fait gagner trois matches où nous étions à la rue. Quand le soleil se couche, il maintient la lumière. Je pense que c’est Mighty Mouse. »
Au printemps 1991, une fiche positive (44-38) envoie les Warriors en playoffs. Au premier tour, ils sortent San Antonio (3-1). Dans le Game 2 de la demi-finale de Conférence face aux Lakers, le meneur de poche de Golden State égale un record de playoffs avec 8 ballons volés. L’aventure s’achève dans le Match 5. Défaite 124-119 à Los Angeles, en prolongation. « Tim a été bien meilleur que l’an passé. Il est si spectaculaire !, s’enthousiasme Mike Schuler, coach des L.A. Clippers et assistant coach chez les Warriors en 1989-90. C’est comme s’il était en mission. »
Pour muscler son jeu intérieur et récupérer Billy Owens, la franchise californienne sacrifie Mitch Richmond. Golden State se hisse au 2e rang de la division Pacific (55-27) en suivant un moustique toujours plus insaisissable. Avec ses 23.4 points (n°6 NBA), ses 10 passes (n°3) et ses 2 steals (n°11), Tim Hardaway s’incruste dans le deuxième cinq NBA. Six joueurs seulement avant lui avaient tourné à 20 points et 10 offrandes sur une saison. Pour le All-Star Game d’Orlando, il obtient le deuxième meilleur total de voix parmi les arrières. Et s’efface gracieusement afin de permettre au revenant Magic Johnson de démarrer la rencontre dans le starting five.
« C’était la moindre des choses. Magic, je l’admire, je l’aime. Lorsqu’il m’a remercié publiquement à la fin de la rencontre, j’ai eu du mal à retenir mes larmes. Jouer avec lui, c’était un grand honneur. C’était triste aussi. C’était son dernier match (ndlr : il reviendra finalement en 1995-96) et je n’arrive pas à imaginer qu’il mettra un terme à sa fabuleuse carrière après les Jeux de Barcelone. »
C’est au cours de cette saison que « Tim Bug » établit un record un peu embarrassant : le 27 décembre 1991 à Minnesota, il loupe ses 17 tirs et termine fanny… Dommage qu’une année pleine marquée par deux titres de Joueur de la semaine s’achève en eau de boudin. Golden State offre une faible résistance à Seattle, n°4 de la poule Pacific, au premier tour des playoffs. Les 8 interceptions de Tim dans le Game 4 (record égalé) n’y changent rien. L’élimination 3-1 fait mal. Et encore plus les blessures de Chris Mullin et Billy Owens, limités à 46 et 37 matches en 1992-93. Tim Hardaway, qui en loupe lui-même 16 à cause d’une cheville droite endolorie, se glisse dans le troisième cinq All-NBA (21.5 pts, 10.6 pds) et devient le meilleur shooteur longue distance de la franchise (349 paniers primés).

Le plus rapide après Oscar Robertson
Les références à Oscar Robertson sont constantes. Le 15 décembre, Tim atteint les 2 500 passes en carrière. Personne à l’exception de « Big O » n’avait atteint aussi vite les 5 000 points et 2 500 assists. Robertson le fit en 247 matches, Hardaway en 262. Comme le champion NBA 1971, la puce des Warriors s’est affichée à 20 points-10 caviars cinq saisons durant. Ils ne sont que trois à en avoir fait autant : Magic, Isiah Thomas et Kevin Johnson. Après quatre ans de NBA, le tir de Tim intrigue toujours. « Je n’ai jamais vu un shoot comme le sien, explique Don Nelson. Mais je lui ai dit : « Tant que le ballon entre dans le panier, je me fiche pas mal de la technique que tu utilises. » Quand son pourcentage de réussite commencera à baisser, peut-être que l’on pensera à travailler un autre geste. »

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Pas d’équipe au complet, pas de playoffs (34-48). Dans le dernier rendez-vous de la saison face aux Sonics, « Tim Bug » s’offre un baroud d’honneur (41 pts, 18 pds). L’arrivée de Chris Webber, premier choix de draft 1993 échangé contre Penny Hardaway, et les progrès de Latrell Sprewell annoncent des jours meilleurs. Cela se vérifie avec une saison à 50 victoires et un retour dans le Top 8 à l’Ouest. Mais l’autre Hardaway suit tout cela du banc. En octobre, durant un entraînement programmé dans le cadre du training camp, il est victime d’une déchirure d’un ligament du genou gauche. Celui qui l’enquiquinera des années durant.
Tim passe sur le billard en décembre. Saison terminée. Six mois plus tard, c’est le genou droit qui requiert l’attention des médecins. Il n’y avait plus de cartilage depuis une intervention subie à l’époque du college pour enlever un kyste. On parlait de lui pour le poste de meneur titulaire de la « Dream Team » II aux championnats du monde 1994. Il doit renoncer à la sélection. Isiah Thomas, qui le remplace, devra lui-même s’effacer au profit de Kevin Johnson.
Coincé dans un club où la seule ambition possible consiste à se faire transférer (option choisie par Chris Webber après seulement un an), l’arrière chicagoan se morfond. Trois sélections pour le All-Star Game n’ont pas étanché sa soif de reconnaissance. Cette saison blanche a sapé son moral. Plus grave : l’insecte cesse de bourdonner. La petite boule de muscles apparaît nettement moins véloce. On dit Tim cuit, cramé, perdu pour le basket.
Tom Gugliotta, obtenu contre « C-Webb », passe en coup de vent. Au locker room, l’ambiance est délétère. Les blessures, les mauvais résultats et les conflits font exploser le vestiaire. Entre Tim Hardaway et Latrell Sprewell, c’est la guerre froide. Don Nelson jette l’éponge après une saison pathétique (26 victoires). Touché au poignet, le n°10 s’est fait opérer à la mi-mars. Il termine l’exercice avec la main bandée, ce qui ne l’empêche pas de tourner à 28.3 points et 12.3 passes sur les trois derniers rendez-vous. Une année de galère, amputée de 20 matches. Tim a établi deux nouveaux records de franchise à 3 points (444 paniers tentés, 168 réussis). Il n’est pas descendu sous la barre des 20 pions mais son pourcentage de réussite aux tirs (42.7%) dit bien les souffrances endurées.

Un Hardaway peut en cacher un autre
Le départ de Don Nelson est un nouveau coup dur. Son remplaçant, Rick Adelman, ne laisse que des miettes au goinfre qu’est Hardaway. Son temps de jeu descend sous les 29 minutes. Comment retrouver son standing ? Paradoxalement, son nom est dans tous les journaux, sur toutes les télés. Hardaway casse la baraque. Mais pas Tim. Anfernee. Sur la côte Est, l’arrière du Magic savoure sa gloire naissante. Son ascension fulgurante enterre le souvenir d’un meneur éblouissant, trois fois All-Star et deux fois All-NBA.
Aucun lien de parenté entre les deux lascars. Ils vont simplement devenir voisins. Cousins du beau jeu. Tim a bossé comme un malade pour redevenir le playmaker génial de ses débuts. Le scénario de la saison 1994-95 avait tout pour l’inquiéter. Nouvelle alerte : sa moyenne de points chute à 14.1. Il demande à être transféré. Requête satisfaite le 22 février 1996 : Golden State cède son premier choix de draft 1989 plus Chris Gatling à Miami contre Bimbo Coles et Kevin Willis. En guise de cadeau d’adieu, le GM des Warriors Dave Twardzik offre cette sentence lapidaire : « Tim Hardaway est le plus gros perturbateur avec lequel j’aie jamais été en relation… »

A suivre…

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