Équipe de France

Suisse : Passer le cut (1)

Jamais les Suisses n’ont franchi le seuil du 1er tour à l’Euro. Même en 2008, quand ils étaient pourtant les hôtes du tournoi. S’ils n’y parviennent pas en juillet prochain, ce sera à désespérer.

Le moment est-il venu de passer le pas de la porte ? Revoilà la Suisse, huit ans après « son » Euro, qui avait mis toute la Confédération derrière la sélection et qui s’était achevé dans des pleurs contrastés, sous la pluie grasse de juin du St-Jakob Park de Bâle. D’un côté, la Nati venait de battre le Portugal 2-0 et de s’offrir la toute première victoire de son histoire dans une phase finale de championnat d’Europe. De l’autre, les Portugais, déjà qualifiés avant le match, mettaient le cap vers les quarts de finale quand les hommes de Kubi Kühn, qui venait de livrer là son dernier match en tant que sélectionneur, se rhabillaient pour l’été, l’hiver et plus que ça, d’ailleurs. Eliminés de leur Euro dès la phase de groupes et après seulement les deux premiers matches, trop imbibés des sueurs coulantes du carcan de la pression.
Depuis, la Nati s’est qualifiée pour les deux Coupes du monde qui ont suivi, en 2010 en Afrique du Sud (seule nation à avoir battu l’Espagne là-bas, soit dit en passant) et en 2014 au Brésil (huitième de finaliste contre l’Argentine malgré une fessée cul nu infligée par les Bleus). Mais elle a pris une sacrée claque aussi en étant éjectée de l’Euro 2012 par l’Angleterre et le Monténégro dès le tour de qualification.
Les revoilà donc invités, devant la porte du grand hall d’entrée. Toujours derrière l’Angleterre, ils ont accroché sans coup férir le second billet et s’apprêtent ainsi à disputer une seconde phase finale consécutive en deux ans. C’est déjà ça mais ça mérite mieux. Car la Suisse, qui faisait partie des têtes de série lors de la dernière Coupe du monde, a tout en magasin pour s’installer pour de bon parmi les nations qui comptent sur l’échiquier du foot, a fortiori sur la table de jeu du Vieux Continent.
Avec un sélectionneur, Vladimir Petkovic, qui a pris la suite d’Ottmar Hitzfeld en ayant l’intelligence de ne pas tout chambouler. Il y avait une volonté de poursuivre sur le chemin tracé. Et on sent une équipe sur la phase ascendante. Les cadres atteignent ou approchent la trentaine (Stephan Lichtsteiner, Gökhan Inler, Valon Behrami, Johan Djourou ou Blerim Dzemaili). L’âge de la maturité, paraît-il.
Mais ce n’est pas tout. La Nati s’est offert de jeunes loups en attaque (Xherdan Shaqiri, Josip Drmic, Haris Seferovic, Admir Mehmedi), qui ont d’abord donné une nouvelle identité offensive à l’équipe puis se sont carrément affirmés lors de cette dernière campagne éliminatoire. Avec Shaqiri et Mehmedi qui étirent les défenses adverses sur la largeur, puis Seferovic et Drmic qui piquent dans l’axe profond, la Nati possède un carré d’as, à ne surtout pas négliger.
Est-ce la portée de la gifle des Bleus au Brésil ? On a l’impression qu’ils sont sortis du concert international. Or, c’est une Nati en voie de progression qui arrive. Toujours loin devant la France au classement FIFA. Elle est là, devant le grand hall. Elle a son ticket. Et elle veut frapper un grand coup.

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