Étranger

Stades mythiques : Santiago Bernabeu, c’est une maison blanche

Nous vous proposons aujourd’hui une visite dans le stade du club au plus impressionnant palmarès de la planète foot. Bienvenue dans le mythique Santiago Bernabeu des géants du Real Madrid.

■ LA PETITE HISTOIRE
C’est une légende vivante dont l’image est indissociable du club. Avec le Real, Alfredo Di Stefano a remporté 5 Coupes d’Europe des clubs champions, 8 championnats d’Espagne et 5 titres de « Pichichi ». Sous le célèbre maillot blanc, il a inscrit 307 buts en 367 matches, soit la moyenne effarante – même pour l’époque – de 0,84 but par match. De 1953 à 64, pendant plus d’une décennie, la « Flèche Blonde », comme on le surnommait, a irradié Santiago Berbabeu de ses coups de génie. Il a tellement marqué l’histoire du club que, suprême distinction, il en a été élu président d’honneur en 2000.
Indissociables, on vous dit. Et pourtant, Di Stefano n’aurait jamais dû porter le maillot du Real. En effet, à l’époque, il devait signer chez l’ennemi juré du FC Barcelone. Les Catalans et River Plate, son club formateur, étaient tombés d’accord sur un transfert de 4 millions de pesetas. Petit hic, le joueur appartenait aussi aux Colombiens de Millionarios – dont il portait alors les couleurs – qui réclamaient, de leur côté, 1,5 million de pesetas pour le libérer. Refus du président de Barcelone. Le Real s’engouffra dans la brèche en acceptant de payer les Colombiens.
Ainsi, le Barça avait un accord avec River Plate et les Madrilènes avec Los Millionarios. La FIFA, appelée à trancher l’affaire, ne fit que l’amplifier en proposant que sur quatre années de contrat, Di Stefano joue… une saison sur deux pour chacune des deux formations ! L’histoire provoqua un tel tollé que finalement, Barcelone accepta de revendre ses droits aux Castillans. Sous la contrainte ? Il semblerait que le Général Franco, grand fan du Real, ait fait pression pour qu’on aboutisse à une telle issue. La suite, on la connaît…

■ LE MATCH DE LEGENDE : Real Madrid-Fiorentina, 2-0, le 30 mai 1957
C’est à Santiago Bernabeu, sur le terrain du vainqueur de la première édition de l’épreuve, que se déroule cette deuxième finale de la Coupe d’Europe des clubs champions. Un rendez-vous que ne peut manquer le grand Real. Et il est bien présent le jour J après avoir sorti le Rapid Vienne, Nice et Manchester United. C’est évidemment avec l’étiquette de grand favori que les Madrilènes se présentent sur leur pelouse fétiche face à la Fiorentina, emmenée par ses attaquants Virgili et Montouri et l’ailier brésilien Julinho qui a disputé la Coupe du monde 1954 avec la Seleçao.
En fait, le match a débuté avant même le coup d’envoi. Ce sont les Italiens qui ont allumé la mèche et créé la polémique en refusant de jouer en nocturne alors que le Real avait investi, spécialement pour ce match, dans l’installation d’un éclairage électrique, inauguré quelques jours plus tôt. Qu’importe, cela ne refroidit pas l’ardeur des 124 000 aficionados (record d’affluence à Santiago Bernabeu) venus soutenir les magiciens espagnols.
Le Real et ses stars, Di Stefano, Kopa, Gento and co, éprouvent les pires difficultés à forcer le mur florentin. Les minutes passent, dans cette rencontre très engagée, sans que les Madrilènes parviennent à trouver la solution. Les Castillans devront attendre la 70e minute pour enfin entrapercevoir la lumière. Enrique Mateos est balancé dans la surface. L’arbitre néerlandais Leopold Horn désigne sans hésiter le point de penalty sous les protestations des joueurs de la Fiorentina qui tentent de le faire revenir sur sa décision en indiquant que son juge de touche a levé son drapeau quelques secondes plus tôt pour indiquer une position de hors-jeu. En vain. Di Stefano ne se pose pas de question et transforme la sentence.
Six minutes plus tard, Gento, bien servi par Kopa, met définitivement fin au suspense en plantant la banderille du 2-0 dans une ambiance de corrida. C’est sous les vivas d’une foule en délire que le Général Franco offre la Coupe à Miguel Munoz, capitaine au long cours de 35 ans.

■ LES GRANDS HOMMES
Entraîneurs : José Villalonga, Luis Carniglia, Miguel Munoz, Luis Molowny, Leo Beenhakker, Vicente Del Bosque, Fabio Capello, José Mourinho.
Joueurs : Alfredo Di Stefano, Francisco Gento, Ferenc Puskas, José Santamaria, Raymond Kopa, Miguel Munoz, Santillana, Vicente Del Bosque, José Camacho, Uli Stilieke, Manuel Sanchis, Pirri, Emilio Butragueno, Michel, Martin Vasquez, Manolo Sanchis, Hugo Sanchez, Jorge Valdano, Ivan Zamorano, Fernando Hierro, Fernando Redondo, Raul, Roberto Carlos, Davor Suker, Clarence Seedorf, Fernando Morientes, Luis Figo, Ronaldo, Zinedine Zidane, David Beckham, Iker Casillas, Ruud Van Nistelrooy, Cristiano Ronaldo.

■ CV
Site : Madrid (Espagne)
Origine : Quand Santiago Bernabeu, ancien joueur et capitaine du club, accède à la présidence du Real Madrid en 1943, l’une de ses premières décisions est de faire construire un stade à la mesure des ambitions de la Maison Blanche. Il sera érigé juste à côté de l’ancien stade Chamartin, en plein cœur de la capitale. Après trois ans de travaux, le Nuevo Estadio Chamartin (du nom du quartier où il est situé) est inauguré le 14 décembre 1947. D’une capacité de 75 000 places, il sera agrandi dans les années 50 jusqu’à pouvoir accueillir 125 000 spectateurs. Les nouvelles normes de sécurité imposées par l’UEFA ainsi que le souci d’améliorer le confort du public et la qualité des installations réduisent peu à peu sa capacité. Elle atteint aujourd’hui 81 254 places. Le 4 janvier 1955, en assemblée général, il est décidé de le rebaptiser stade Santiago Bernabeu en l’honneur de l’initiateur du projet.
Inauguration : Le 14 décembre 1947, Real Madrid-Belenenses 3-1 (amical)
Club résident : Real Madrid
Dimensions terrain : 106 m x 70 m
Capacité actuelle : 81 254 places
Record d’affluence : 124 000 spectateurs le 30 mai 1957, Real Madrid-Fiorentina 2-0 (finale de la Coupe d’Europe des clubs champions)

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