Équipe de France

Roumanie : Les vieux renards sont de retour (1)

Sous l’impulsion d’Anghel Iordanescu, leur sélectionneur historique, et grâce à leur organisation, les Roumains s’invitent de nouveau. Légitimes, vraiment ?

Absents il y a quatre ans en Pologne et en Ukraine, les Roumains retrouvent une compétition dans laquelle ils avaient laissé le souvenir du pire match de l’édition 2008. On s’en souvient encore, c’était contre les Bleus, il faisait trop chaud sans doute à Zurich et ce fut le seul match du 1er tour à zéro tir cadré… Sinon ? C’est surtout le grand retour aux affaires d’Anghel Iordanescu.
C’est le troisième passage du Mister de Bucarest à la tête des Jaunards. Retour gagnant pour celui qui avait été élu « entraîneur roumain du XXe siècle » après avoir notamment qualifié la Roumanie pour la Coupe du monde 1998 en restant invaincu tout au long de l’année 1997. Bon, ça, on l’avait un peu oublié, c’est vrai. Pourtant, les Jaunes viennent de nous refaire le coup : aucune défaite, ni en éliminatoires, ni en amical en 2015 ! De là à en avoir peur, il y a un pas qu’on ne franchira pas encore mais quand même.
Avec Viorel Moldovan en adjoint, l’autre sorcier roumain (avec Mircea Lucescu, l’entraîneur du Chakhtior Donetsk) a l’air d’avoir bien préparé son affaire. Nous avons ici, tout simplement, la meilleure défense des qualifications. Deux petits buts encaissés en dix rencontres. Ce n’est pas neutre mais ce n’est pas encore la génération dorée de 1996-98, emmenée par Gheorghe Hagi, Dan Petrescu, Gheorghe Popescu, Adrian Ilie ou encore Dorinel Munteanu.
Les Roumains d’aujourd’hui ne sont pas, à l’exception de Vlad Chiriches peut-être (et encore), des joueurs majeurs dans les plus grands clubs européens. Il y a Ciprian Tatarusanu (c’est son nom, promis) dans les buts de la Fiorentina, plutôt bon celui-là, et bien sûr Razvan Rat, qu’on ne présente plus et qui aurait vraiment mérité autre chose comme carrière. Et il y a Anghel… « C’est un entraîneur fantastique ! », s’enflamme ainsi Claudio Keserü.
Iordanescu, lui, en a vu d’autres. « Nous n’avons plus de très grands joueurs. Cette fois, c’est notre bonne organisation qui nous a permis de nous qualifier, avec une défense structurée et des attaquants volontaires. » Si les renards ajoutent le pragmatisme à l’efficacité, on est en droit de s’en méfier.

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