Équipe de France

Rory Kockott, la poule aux œufs d’or

Le buteur quatre étoiles de Castres Rory Kockott s’est fait un nom dans des playoffs 2013 de feu. Convoitée par le Racing Métro et Toulouse, la révélation sud-africaine de la saison a décidé d’honorer sa dernière année de contrat avec le C.O. Le Brennus a tout changé…

Tout se monnaye dans la vie. Le rugby n’échappe pas à l’économie de marché et dans le Top 14 encore moins qu’ailleurs. Après des playoffs 2013 de feu face à Montpellier, Clermont et Toulon, en finale, au Stade de France, Rory Kockott, le demi de mêlée de Castres, a vite fait ses comptes. Un titre de champion de France, 376 points et 8 essais, ça valait bien quelques milliers d’euros de bonus dans le portefeuille. Dans le Tarn ou ailleurs. Le mercenaire sud-africain de 27 ans, convoité par le Racing Métro et Toulouse, a finalement décidé de disputer une saison de plus avec le C.O. Un Brennus, ça vous change la vie !
L’hiver dernier, Kockott avait prolongé ses vacances en Afrique du Sud parce qu’il ne souhaitait pas demeurer à Castres en 2013-14. Cette désertion avait été mal vécue du côté du stade Pierre-Antoine, les ultras ne comprenant pas la mentalité du Springbok devenu requin. Il faut dire que Rory a été à bonne école chez les Sharks, où il a évolué pendant quelques saisons avec Frédéric Michalak et toute une bande de rapaces aux bourses déjà pleines. Comme le Racing et Toulouse, une cohorte de clubs voulait s’attacher les services de ce demi de mêlée physique capable de s’imposer dans les rucks tout en étant buteur. Cela finit de le convaincre que l’herbe pouvait être plus verte ailleurs. La finale du championnat de France à peine terminée et alors que le bouclier de Brennus trônait dans le vestiaire castrais, Kockott était celui que l’on s’arrachait dans la basse-cour tarnaise. En pure perte.
Le buteur quatre étoiles est un pur produit de la formation Springbok, né dans la province du Cap-Oriental. Plus exactement dans la sixième ville du pays, East London. Il fut élevé en plein air, sur les bords du fleuve Buffalo où les buffles et les gazelles s’abreuvent à la saison sèche. Et nourri au bon grain. Ce demi de mêlée bien campé sur ses jambes impose 90 kg à celui qui charge. C’est le numéro 9 physique par excellence, qu’il ne fait pas bon aller chatouiller. Fred Michalak, rôti et rossé en deuxième partie de saison, a pu s’en rendre compte une fois encore au Stade de France. Les Castrais ont appelé quelques « caresses » sur le haut du crâne. Comme si Rory faisait dans la tendresse ! Le garçon aime le combat autant que la roublardise. Son essai au nez et à la barbe des Toulonnais est un modèle de filouterie. « Le même que celui qu’il avait marqué contre nous en début de saison. Tu ne le vois pas venir et c’est lui qui aplatit le ballon », expliquait-on chez les Toulousains, privés de finale du Top 14 par le RCT une semaine avant le sacre de Castres.
Quand Rory n’est pas à la mêlée, il décompresse en écoutant ses groupes préférés. Des sons qui envoient, avec des riffs de guitare signés Smokie ou REM. Il y a toujours de l’électricité dans l’air. Gros chambreur dans le jeu, Kockott s’est fait une spécialité de « trasher » sur ses adversaires. En deux ans de Top 14, il s’est taillé une bonne réputation dans ce domaine, même si les entraîneurs décrivent avant tout, à l’unanimité, un demi de mêlée buteur mais aussi créateur. C’est avec ce talent venu de l’hémisphère Sud que Castres a goûté au bonheur de remporter le Brennus. Et rien que pour cela, le joueur sud-africain restera dans la mémoire des supporters du C.O.

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