Équipe de France

Rétro Ligue 1 2012-13 : Paris sans rival

Paris n’a pas survolé la première partie de championnat mais a pris le pouvoir à mi-parcours pour ne plus le lâcher. Un troisième titre de champion qui en appelle d’autres…

On les voyait sans rival, il sont restés sans rivaux. La concurrence s’est battue, plutôt très bien, mais avec ses armes. Face à l’artillerie lourde parisienne, il a forcément fallu les rendre à un moment. Le Paris SG ne jouait pas dans la même catégorie. La meute voltigeait pendant que Paris volait à une altitude inaccessible aux autres. Premiers une première fois au soir de la 9e journée, mais juste pour un soir, les Parisiens ont attendu la toute fin des matches aller pour s’asseoir à nouveau sur le trône. Champions d’automne, à égalité de points avec les deux Olympiques. L’axe PLM (Paris-Lyon-Marseille) a squatté le podium. Et puis Zlatan Ibrahimovic et les autres ont enclenché la vitesse supérieure durant la phase retour. Vissés à la première place au soir de la 21e journée, ils n’allaient plus la lâcher. Affaire pliée. Il y a eu de la concurrence, un peu, mais définitivement pas de rivaux.
Le PSG a donc cueilli son troisième titre de champion. Emblème du changement de dimension de tout un club, Blaise Matuidi, qui a pris une autre dimension durant cette saison 2012-13, expliquait : « Ça n’a pas toujours été facile mais on s’est serré les coudes et on a prouvé que Paris pouvait avoir une grande équipe. C’est le début d’un grand et beau projet. » Comme un symbole, c’est sur la pelouse de Gerland, chez l’ogre des années 2000, que le PSG est allé officialiser son titre. Une victoire pleine de maîtrise, une victoire comme un fossé entre eux et les autres.

Ancelotti : « Après le mois de décembre, on a formé une équipe solide, compacte et on a été très bons »
Mamadou Sakho : « Quand j’étais jeune, l’OL était devenu champion de France au Parc et les Lyonnais avaient fêté leur titre sur la pelouse. C’était un peu dur. Alors devenir champion ici, à Gerland, c’est énorme ! » Blaise Matuidi insistait pour dire que rien n’avait été simple. « Après notre défaite à Nice (ndlr : 1-2 le 1er décembre), le coach a changé de système. On est passé en 4-4-2. L’attitude des joueurs aussi a changé à ce moment-là. On a mis l’accent sur les replacements et la concentration et on a enchaîné avec huit matches sans prendre de but. »
Le début de l’envolée. On ne reverra plus Paris. Carlo Ancelotti, le coach du titre, lève une partie du voile. « Après le mois de décembre, on a formé une équipe solide, compacte et on a été très bons. On a eu très vite beaucoup d’avance. Après, il fallait juste gérer. Ce n’est pas un championnat facile. Il y a beaucoup de vitesse, d’intensité. Je suis vraiment très content d’avoir gagné en France. »

Baup : « Paris était au-dessus, à tous les niveaux »
Quelques chiffres pour mieux prendre conscience de la saison des Rouges et Bleus : au Moustoir, lors de la dernière journée (victoire 3-1 des Parisiens), où il disputait son 1 500e match parmi l’élite, le PSG a battu son record de buts toutes compétitions confondues. Kevin Gameiro a inscrit le 101e de la saison, soit un de mieux qu’en 1982-83. Jamais non plus une équipe de Ligue 1 n’avait compilé 25 victoires dans le championnat. Meilleure attaque (69 buts), meilleure défense (23 buts encaissés) : c’est encore du jamais vu depuis l’OL 2006-07. La meilleure équipe à l’extérieur, la meilleure équipe à domicile, le meilleur buteur (Ibrahimovic) et 83 points au final. Seul Lyon, en 2005-06 (84), avait fait mieux sous l’ère de la victoire à 3 points. Douze points d’avance sur le dauphin (Marseille). La cour de récré était vraiment trop grande.
Elie Baup, valeureux coach de l’OM, n’est pas dupe. « Les Parisiens étaient au-dessus, à tous les niveaux. C’est normal qu’ils remportent le titre. Pour nous, terminer 2es avec 71 points, c’est énorme. » Rémi Garde, qui complète le podium des entraîneurs et qui a vécu en live le sacre parisien à Gerland, s’inclinait également : « Il faut féliciter le PSG, même si on doit bien admettre que c’est un peu difficile de les voir fêter le titre à Lyon. Il y avait quand même beaucoup de qualité dans ce groupe. »
Et maintenant ? « Ne pas gagner le titre serait, à partir d’aujourd’hui, un échec », prévenait Blaise Matuidi. A voir puisque rien n’est jamais facile dans la capitale. Le coach est parti, le directeur sportif (suspendu neuf mois en première instance) aussi. Et il faut désormais composer avec la concurrence de l’AS Monaco.

Le chiffre : 967
C’est le total de buts le plus é́levé en Ligue 1 depuis 28 ans (1984-85, 979 buts). Zlatan est le premier joueur à atteindre la barre des 30 pions depuis Jean-Pierre Papin en 1989-90. Révélation de l’année, Pierre-Emerick Aubameyang (19 buts, en photo) devient le meilleur buteur de Saint-Etienne depuis Michel Platini (22 en 1981-82). Découverte de la saison, Dario Cvitanich (19 buts) fut quand à lui le meilleur goleador de l’OGC Nice depuis Nenad Bjekovic et ses 29 buts en 1977-78.

Le top : Mathieu Valbuena
Mathieu Valbuena n’est pas seulement le meilleur passeur du championnat. Il est aussi le joueur qui a joué le plus de ballons la saison passée en Ligue 1 (2 725 en 37 matches, soit 73.6 par rencontre). Etienne Capoue (2 665 en 34 matches, soit 78.4 par rencontre) a pour sa part le ratio le plus important du championnat.

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