Équipe de France

Rétro foot : Janvier 2012 (1/2)

En ce début d’année 2012, le Paris Saint-Germain accapare toute notre attention avec l’intronisation de Carlo Ancelotti à la tête du staff technique et les vraies fausses annonces de son mercato hivernal. Pendant ce temps-là, Lionel Messi cueille son troisième Ballon d’Or consécutif.

Une équipe : Paris chamboule tout
C’est donc un 1er janvier, dans l’avion qui les emmenait de Paris à Doha, pour un stage d’hiver bien au chaud, que Carlo Ancelotti, nouveau coach du PSG, a fait connaissance avec son effectif. C’est là-bas, au Qatar, qu’il a dirigé ses premiers entraînements, donné ses premières consignes et posé quelques fondations. Comme pour bien marquer sa patte. « J’attends de vous un comportement irréprochable, a-t-il prévenu. Je serai très strict par rapport à tout retard à l’entraînement, à votre investissement pendant les séances et à votre état d’esprit en général. »
Les joueurs découvrent leur entraîneur mais également son staff. Dans le grand chamboule-tout de l’hiver, celui-ci a été remanié dans les grandes largeurs. Pas besoin de faire les présentations avec Claude Makelele, ancien joueur de la maison, passé de l’obscur rôle de conseiller de la direction à celui d’adjoint de l’Italien. Sa mission ? Assurer le lien entre l’effectif et la direction technique, servir en quelque sorte de courroie de transmission. Avec l’autre adjoint, Paul Clement, sujet de Sa Gracieuse Majesté, comme son patronyme ne l’indique pas, qu’Ancelotti a connu à Chelsea, mieux vaut avoir quelques notions d’anglais. Ce sera moins compliqué avec Gianni Mauri, préparateur physique. S’il est Italien – il a travaillé avec « Carlito » à Parme puis au Milan AC et enfin à Chelsea -, Mauri a vécu quelque temps à Paris, à l’époque où il était étudiant.

L’AFP annonce qu’un accord a été trouvé pour Pato
Côté mercato, les choses bougent moins vite. A Noël, l’arrivée de l’icône David Beckham était donnée pour acquise et tout le monde s’apprêtait à mettre les petits plats dans les grands pour l’accueillir avec les honneurs dus à son rang de star planétaire. Patatras, à peine avait-on fini de claquer les bises du Nouvel An qu’on apprenait que le « Spice Boy » ne viendrait finalement pas. « Pour raisons familiales. » Mouais… Pas grave, le PSG décide d’activer ou plutôt de réactiver la piste de l’international brésilien du Milan AC Pato, devenu une cible prioritaire, sans perdre la moindre seconde. Ça va effectivement très vite. Le 12 janvier, l’AFP annonce qu’un accord a été trouvé entre toutes les parties moyennant 35 M€ plus divers bonus.
Mais voilà ; deux heures plus tard, l’information est démentie par le club lombard. Pato, dont la compagne n’est autre que la fille de Silvio Berlusconi, publie un communiqué pour clamer son amour du Milan AC et sa volonté d’écrire son histoire avec lui. Re-plouf ! Ce deuxième « Niet » en moins de 15 jours ne décourage pas les dirigeants parisiens qui décident de dépoussiérer le dossier Carlos Tevez, borduré à Manchester City et qui aurait probablement pris la route de Milan si Pato avait signé au PSG (Vous suivez ?). « J’espère que tout ira dans le bon sens, explique Carlo Ancelotti, même s’il ne s’agit pas d’une négociation facile. On essaie de le prendre parce que c’est un attaquant important. Son club a envie de le vendre, on a envie de le recruter. Maintenant, on doit trouver un accord. »
Il faut également convaincre l’attaquant argentin. Qui traîne tellement des pieds que l’affaire ne se réalisera pas. Le troisième couac en moins d’un mois ! Au 31 au soir, date de clôture du mercato, cet étonnant paradoxe : Paris, qui avait fait de l’engagement d’une pointure internationale en attaque sa priorité, se retrouve avec quatre nouveaux joueurs à vocation défensive (Ronan Le Crom, troisième gardien, Maxwell, Alex et Thiago Motta). Cherchez l’erreur… Toute cette agitation hivernale nous aurait presque fait oublier d’évoquer les débuts officiels du nouveau boss technique. La première fut très laborieuse avec une qualification dans la douleur (2-1 grâce à un but Lugano durant les arrêts de jeu) face aux modestes joueurs de CFA2 de Locminé, en 32es de finale de la Coupe. La suite sera plus rassurante : victoire confortable face à Sablé en 16es de finale (4-0), deux autres succès en championnat contre Toulouse (3-1) et à Brest (1-0). Fin janvier, le PSG compte toujours 3 points d’avance sur son dauphin Montpellier…

Un joueur : Messi, évidemment
Cela sonnait comme une évidence. Lionel Messi, vainqueur du Ballon d’Or une année de Coupe du monde (en 2010), sans avoir remporté la compétition, ne pouvait laisser échapper le trophée 2011. Lui dont les performances souvent ahurissantes et les buts décisifs (59 au cours de l’année civile) ont encore accentué la domination féroce du Barça. Son palmarès 2011 ? Une Coupe du monde des clubs, une Supercoupe d’Europe, une Ligue des champions, un championnat d’Espagne et une Supercoupe d’Espagne. C’est à Zurich, début janvier, que l’Argentin est couronné. Avec 47,88% des voix, il devance nettement Cristiano Ronaldo (21,60%) et son équipier Xavi (9,23%). Leo devient ainsi le deuxième joueur, après Michel Platini, à rafler trois fois de suite le trophée si convoité. A seulement 24 ans !
Messi savoure avec l’humilité qu’on lui connaît. « C’est un immense honneur, un très grand plaisir de tenir ce Ballon d’Or. Je veux le partager avec mes coéquipiers et mes entraîneurs, ceux du Barça comme de la sélection, et avec tous ceux qui travaillent avec nous tous les jours. Je veux aussi le partager avec mon ami Xavi qui le mérite autant que moi. C’est un grand honneur de porter le même maillot que lui. Sans lui, je ne sais pas si je pourrais réaliser tout ce que je fais sur le terrain. Il est notre lumière. »
Personne n’a remporté le Ballon d’Or quatre fois. Les plus titrés, Johan Cruyff (1971, 1973, 1974), Michel Platini (1983, 1984, 1985) et Marco Van Basten (1988, 1989, 1992), se sont arrêtés à trois. Quelque chose nous dit alors que « la Puce » à l’appétit d’ogre pourrait faire tomber de nouveaux records…

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