Étranger

Rasen Ballsport Leipzig, la nouvelle place forte d’Allemagne (2)

Né en 2009, promu en Bundesliga en 2016 et nouveau venu en Ligue des champions cette année, l’adversaire de l’AS Monaco en C1 est un club in vitro à la croissance foudroyante. Attention, le taureau rouge est ailé lui aussi ! Bienvenue dans l’arène Red Bull.

Ralph Hasenhüttl (photo de Une) n’était pas le plus connu des coaches en Allemagne. Après avoir fait monter Aalen en D2 en 2012 puis Ingolstadt, pour la première fois de son histoire, en Bundesliga en 2015, il a signé au RB l’année dernière et tout a changé. Tout de suite, cet adepte du foot tourné vers le but adverse (il jouait attaquant) a posé sa patte sur sa jeune équipe. Avec l’Autrichien (un hasard, sans doute) à la cinquantaine assumée, pas la peine de s’attarder sur le débat de la possession. Son credo : pressing haut, intensité de tous les instants et aux quatre coins du terrain, verticalité et vitesse de déplacement à la récupération du ballon. Ça ne vous rappelle pas quelqu’un ? (Si, Marcelo Bielsa) Il met en avant les qualités offensives en s’appuyant sur la fraîcheur et la jeunesse de l’effectif. On pense à Timo Werner, le nouvel avant-centre de la Mannschaft, à Emil Forsberg, meilleur passeur européen la saison dernière, ou à Naby Keita, qui rejoindra Liverpool l’an prochain (contre un chèque de 70 M€).
Il avait déjà croisé l’AS Monaco en Ligue des champions. C’était avec les Belges de Lierse, en 1997-98, et Monaco avait déroulé (5-1, 1-0). Sous contrat au RB Leipzig jusqu’en 2019, il est devenu l’un des coaches les plus respectés en Allemagne depuis l’incroyable saison dernière. Ce qui n’est pas neutre quand on connaît le peu d’estime que l’on porte à son équipe… Dans son approche des matches comme dans le fil rouge de son projet de jeu, il n’est pas sans rappeler un certain entraîneur argentin.

Le onze type
Un bloc haut, qui presse en avançant, une défense alignée sur Willi Orban, le capitaine, au sein de laquelle le Français Dayot Upamecano est titulaire. Une double lame Diego Demme-Kevin Kampl au milieu et les jambes de feu et de velours de Naby Keita et Emil Forsberg. Avec Yussuf Poulsen, qui pèse un peu quand même, et Timo Werner, la nouvelle star des attaquants allemands, pour finir le travail. Ça joue très vite à la récupération du ballon, c’est fort au duel et dur au mal. Et même si c’est un parfait inconnu sur la scène de la C1 (31 matches cumulés en Ligue des champions pour l’ensemble de l’effectif !), l’inconnu est vice-champion d’Allemagne…

Inside RB
Le RB Training Centre Cottaweg est situé juste en face de la Red Bull Arena mais de l’autre côté de l’eau. On le voit de loin, pas besoin de GPS, comme en témoigne le taureau rouge qui s’affiche sur la façade principale. A l’intérieur, vous entrez sur les terres du Red Bull. Au mur, en haut, un certain Thierry Henry. Qui n’a jamais évolué à Leipzig mais qui a fait les beaux jours des Red Bulls de New York. Bonjour Titi, dit-on alors. Une fois dehors, on se rend compte que les joueurs de Leipzig n’ont absolument rien à envier aux plus grands clubs du monde. Pelouses naturelles, pelouses synthétiques, tout y est. Même les panneaux du sponsor…
Des espaces indoor sont aussi aménagés et entièrement dédiés au travail à la fois foncier et de réathlétisation. Un couloir en tartan, un autre en pelouse synthétique, histoire de ne manquer aucun test. Le foot en mode laboratoire. Evidemment, si vous avez encore soif, vous pouvez passer par la boutique. Vous y trouverez de tout, du maillot à la casquette et jusqu’à la chope de bière, évidemment. Red Bull, la chope…

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