Étranger

Portugal : Le contrat de confiance (1/2)

Le premier titre international que les Portugais sont allés cueillir à l’Euro 2016 a ouvert de nouveaux horizons à la Seleçao. Encore plus ambitieuse et qui sait qu’il s’agit probablement de la dernière occasion pour Cristiano Ronaldo de briller sur la scène mondiale.

Ce n’est sans doute pas la plus brillante équipe portugaise qu’il nous a été donné de voir depuis son retour sur le devant de la scène internationale, au tout début des années 2000. Les demi-finalistes de l’Euro 2000, battus sur le fil par la France, et les demi-finalistes de la Coupe du monde 2006, encore dominés de justesse par les Bleus, avaient autrement impressionné les observateurs, par leur talent et leurs fulgurances.
A l’Euro 2016, Cristiano Ronaldo et les siens ont eu un parcours plutôt poussif. Trois matches nuls au 1er tour et une qualification pour la suite des événements arrachée au titre de meilleur troisième. Avant, à partir des matches à élimination directe, de faire durer le plaisir – bien malgré eux -, entre victoires aux tirs au but ou après prolongation, exception faite des demi-finales. Pas forcément emballants, pas franchement enthousiasmants, oui, mais grands vainqueurs à la fin. Et ça change tout.
Ce Graal auquel Eusebio, Fernando Chalana, Luis Figo ou le Cristiano Ronaldo de ses jeunes années avaient pu aspirer (en vain), eux, avec un « CR7 » trentenaire, l’ont atteint. Et ça change vraiment tout. Posés sur le toit de l’Europe, ils observent le monde, aujourd’hui, avec un autre regard. Horizon soudainement dégagé et confiance accrue, dans des proportions insoupçonnées.
Dans leur parcours pour la campagne de Russie, si l’on excepte leur première rencontre en compétition officielle après le sacre européen – défaite 2-0 en Suisse -, ils ont plutôt parfaitement maîtrisé et géré la situation. Jusqu’à la délivrance finale contre les… Helvètes, lors de l’ultime match des éliminatoires qui devait désigner le vainqueur (et le barragiste du groupe). Les hommes de Fernando Santos, celui qui a rendu toute sa fierté à la nation, n’ont pas tremblé à l’instant fatidique.
Ce que n’a pas manqué pas de remarquer le sélectionneur, qui pouvait se réjouir. « Nous n’avons jamais eu la prétention d’être les meilleurs du monde mais nous sommes capables de traiter d’égal à égal avec n’importe quel adversaire. Notre système de jeu porte ses fruits et la communion avec les Portugais est fantastique. Nous allons continuer d’essayer de leur apporter du bonheur. Perdre le premier match des éliminatoires, juste après notre victoire à l’Euro, nous avait fait mal. Mais nous avons tout de suite su réagir. Ensuite, j’ai toujours pensé qu’il faudrait gagner tous nos matches jusqu’à la fin car j’étais convaincu que la Suisse ne perdrait pas de points avant de venir à Lisbonne. » Le Nostradamus portugais avait vu juste. Et même s’il ne veut pas le dire, il voit plus loin, maintenant.
Ce qui a changé par rapport à l’Euro ? Outre un surplus de certitudes, la nouveauté, c’est que la force de frappe du Portugal ne repose plus sur les épaules, même si elles sont solides et musclées, du seul Cristiano Ronaldo. André Silva, qui vient tout juste de fêter ses 22 ans, a effectué une entrée fracassante sous le maillot de l’équipe nationale, dès le début des qualifs, en septembre 2016. Il est arrivé et n’a plus quitté la place, constituant un duo de feu avec la superstar madrilène. Cela donne 24 buts à eux deux (15 pour Cristiano, 9 pour Silva) sur les 32 inscrits par la sélection.
« Remporter la Coupe du monde, bien sûr que c’est possible, estime Ronaldo. Ce ne sera pas facile parce que la concurrence sera très dense, avec beaucoup de formations de haut niveau. Il y aura une grosse attente de nos supporters et une grosse pression sur nos têtes après notre sacre à l’Euro. Mais j’y crois, on peut le faire. »
A 32 ans – 33 en juin -, l’homme qui a remporté tous les trophées possibles et imaginables, que ce soit à titre individuel ou collectif, sauf la Coupe du monde, a sans doute là une dernière occasion de briller sur la scène mondiale. Connaissant le compétiteur hors norme qu’il est, on ne doute pas une seconde qu’il mettra tous les ingrédients nécessaires pour trouver la bonne recette et être à la hauteur du rendez-vous. A la hauteur de son immense statut. A la hauteur de son incomparable stature.

1er tour
Le 15 juin à 20h, Stade Ficht à Sotchi : Portugal-Espagne
Le 20 juin à 14h, Stade Loujniki à Moscou : Portugal-Maroc
Le 25 juin à 20h, Stade de Mordovie à Saransk : Portugal-Iran

Visa mondial
• Superficie : 92 360 km2
• 10,3 millions d’habitants
• Capitale : Lisbonne
• Fédération : Federaçao Portuguesa de Futebol
• Année de fondation : 1914
• Affiliation FIFA : 1923
• Couleurs : maillot et short grenat, bas verts
• Equipementier : Nike

Classement FIFA : 3

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