Editos

Planète Foot 259

Messi ? Mais non !

Planète Foot 259 – Nov. Déc. 2017

On a dansé sur un fil. L’exercice est aussi passionnant que difficile. Dans ce numéro, nous vous proposons un dossier sur les vingt-cinq grands gagnants de l’année en les classant selon leurs mérites. Aïe ! On a dansé sur un fil. L’exercice est aussi passionnant que difficile dans un pays qui compte plusieurs millions de sélectionneurs, Didier Deschamps et ses prédécesseurs pourraient apporter leur témoignage, même en enlevant les enfants en trop bas âge et ceux qui se foutent du foot ou estiment que les joueurs sont seulement des trop payés qui ne pensent qu’avec leurs pieds. Il en reste quand même beaucoup. Mais, bon, reprenant l’assertion de l’historien Lucien Febvre qui affirmait que « toute histoire est un choix » – c’était notre minute culturelle -, on assume. Un débat pour mettre dans tous ses états. Hein, quoi, comment ? Celui-ci est primé et si bien classé. Houh, vous avez complètement oublié celui-là. On assume. Et même l’absence, certainement, la plus remarquée dans ce panorama 2017. Plus qu’une erreur, serait-ce une faute ? Lionel Messi ne figure pas, même du bout des crampons, dans ce classement. Le roi Leo laissé pour compte, largement meilleur buteur de la dernière Liga, encore en tête des goleadors d’Espagne aujourd’hui et qui va très certainement truster un nouveau podium – mais pas la première place – dans la course au Ballon d’or. La Pulga, qui a aussi sauvé l’Argentine d’une humiliante élimination en qualifications pour la Coupe du monde 2018, grâce à un triplé magique lors de la dernière journée. Tout cela est vrai comme il est inutile d’insister sur l’évidence et l’immensité du joueur qu’il est, qui a déjà marqué de manière indélébile et pour l’éternité l’histoire de son sport. Mais, malgré son statut hors norme ou plutôt à cause de lui, non, on ne peut pas le placer parmi les GRANDS gagnants de l’année. Son palmarès est évidemment incomparable mais le Barça 2017 de Messi a laissé filé le titre de champion d’Espagne en Castille et a encore été nettement dominé par le même adversaire lors de la Supercoupe. La Champions League ? En huitièmes de finale, c’est surtout Neymar qui a été l’initiateur de la fameuse “remontada” et en quarts c’est toute l’équipe qui s’est vautrée dans les grandes largeurs. L’Argentin, c’est vrai, a sauvé la patrie lors des éliminatoires au Mondial. On rappellera tout de même que, dans cette zone AmSud, qui comprend seulement dix équipes, quatre sont directement qualifiées, le cinquième disputant un barrage. L’incongruité était plutôt, à la veille de la dernière journée, de voir l’Albiceleste en position d’éliminée – sixième -, alors qu’elle domine cette partie du globe, en compagnie du Brésil, depuis des décennies. Tout autre joueur aurait sans doute figuré, avec ses stats, dans notre palmarès. Mais, lui, c’est Messi et ça change tout Et ça n’enlève rien à la merveille de joueur qu’il est et qu’il reste. Au point de revenir en tête de liste en 2018 ? Ce sera notre pari.

Planète Foot est disponible :

  • Chez votre marchand de journaux
  • Par abonnement
  • En kiosques numériques :
    App_Store_pt_blgoogleplay_pt_bl

Populaires

Presse magazines

Société d’Édition de Sites Internet Musicaux et Sportifs

Vélo Tout Terrain Planète Cyclisme City Ride Ride it

© 2017-2018 Editions Blue Print / SESIMS

To Top