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Planète Cyclisme 82

Planète Cyclisme 82 – Aout/Sept. 2018

Je constate que tu n’avais pas le podium du Tour de France dans ton preview !
– Toi, non plus.
J’avais le X factor avec Primoz Roglic qui gagne à Laruns, mais il s’est planté dans le contre-la-montre. Résultat, il est 4e à Paris. Pas mal pour un mec qui court avec des skis.
– Plus sérieusement, tu as aimé cette édition ou pas ?
Carrément. Le parcours était top. On a traversé des paysages fabuleux avec notre pilote moto Philippe Cluzel. Et puis, ça me va bien cette victoire finale du Welshman.
– J’adhère aussi. Il a une gueule et du vocabulaire. Ça nous change de Froome fixé sur son capteur de puissance et ses tisanes tilleul-menthe le soir dans son home sweet home à Monaco.
De toute façon, un mec qui aime le rugby ne peut pas être un mauvais bougre. Thomas boit des pintes, tape le carton et joue aux fléchettes. Ça suffit à notre bonheur.
– Enfin, tu peux ajouter un joli coup de pédale dans ta mêlée.
Sans hésitation, “King of Wales” avec son drapeau frappé du dragon rouge.
– Il pourrait inverser la courbe d’animosité du Team Sky, non ?
Oui, je pense. Mais il faut qu’il resigne un gros contrat chez les Brits.
– Ça va le faire avec ce maillot jaune à Paris. Brailsford en bave pour Geraint. Il nous a expliqué que le gallois était sa deuxième langue à l’école. Demain, il nous dira que le breton était sa troisième langue aussi s’il veut signer Barguil ou Gaudu.
T’as rapporté du lourd ?
– Une interview de B.H. à Brest. Bernard n’était pas chaud de voir Froome rejoindre le club des coureurs à cinq victoires dans le Tour.
Ça lui donne raison. Il devra attendre encore un peu, le Christopher, avant d’y parvenir et, avec la densité que l’on voit pour le classement général, c’est pas gagné pour lui.
– Surtout que Dumoulin a déjà dit que c’était objectif Tour de France en 2019.
Sans passer par la case Giro, il peut faire très mal. Il arrivera frais, ce qui n’était pas forcément le cas au début du Tour cette année.
– Geraint Thomas nous racontait que Dumoulin était quasiment illisible en course. Il peut être un cauchemar pour pas mal de favoris.
Complètement d’accord, surtout que les rouleurs sont de plus en plus forts en montagne. Les grimpeurs ne sont plus à la noce.
– Il faudrait mettre trois massifs montagneux avec un max d’arrivées au sommet pour voir un pur grimpeur gagner le Tour dans les prochaines années. Même Bardet ne sait ;plus quoi faire.
De toute façon, il n’est pas assez puissant. Il bosse comme un fou, mais qu’est-ce que tu veux qu’il fasse devant autant de talents chez Team Sky ? Après, des rouleurs comme ;Dumoulin et Roglic lui sont supérieurs également. Bardet peut être déçu. Il s’est donné à fond.
– Ou alors, il faut recruter un rouleur-grimpeur pour l’aider l’an prochain.
C’est ce que ag2r recherche. Un mec genre Tanel Kangert. Mais c’est sans garantie malgré ;tout.
– Au fait, c’est quoi la moyenne du vainqueur du Tour cette année ?
Ah ! Bonne question. On est passé à plus de 40 de moyenne pour la première fois depuis 2014. On était à 40,206 de moyenne cet été et on était à 40,712 km/h avec Nibali il y a 4 ans.
– Intéressant. Les trois dernières années, ça roulait en-dessous de 40 km/h de moyenne.
Mais, les trois années précédentes à 2014, c’était aussi la même chose. Comme quoi ! Christopher Vroom-Vroom, c’était peut-être exagéré.
– Si tu le dis.
Bon, rendez-vous à Innsbruck alors ?
– Sûrement. Dans le Tyrol avec un peu de bol, Alaphilippe pourrait mettre des mines.
On croise les doigts.
– En attendant, régale toi, y’a du reportage sur ce Tour. Que du live. Histoire de bien mémoriser l’affaire.
Je m’y mets.

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