Équipe de France

Paris SG-Barcelone, duels au sommet

Aller le 14 février, retour le 8 mars

Les champions de France ne pouvaient « espérer » pire tirage…

Et si, pour peu que ça rigole, ça changeait tout ? Face aux monstres, la clé se trouvera aussi dans les duels.

Thiago Silva face à Luis Suarez : Serrer les dents
« Ô Monstro » a prolongé son bail à Paris. Zlatan Ibrahimovic parti, il est aujourd’hui celui qui incarne le mieux le projet XXL de QSI. Paris veut son Europe et le Brésilien, qui est revenu en sélection depuis que Tite en a pris les rênes, se sait attendu au tournant du printemps. Décisif contre Chelsea, il y a deux ans, il fait partie de cette race de joueurs capables de faire pencher la balance dans les grands moments. Mais si on l’attend dans ce qu’il réalise de mieux – le placement, la relance et l’aura qu’il dégage sur le terrain comme autour -, on guette aussi du coin de l’œil les duels qu’il aura à disputer face à Luis Suarez. L’Uruguayen, vraie machine de surface, est une teigne qui sait mordre comme se faire oublier pour mieux gicler et venir piquer quand on ne s’y attend plus. Quand ça fait le plus mal. Le Cannibale marque moins cette saison. Mais lui aussi connaît la petite musique du très haut niveau. Et tous les refrains qui vont avec. Silva-Suarez, ça promet de l’altitude, de la sueur et de la fièvre. C’est un duel qui sera une clé.

Aurier face à Neymar : Rester debout
Il faudra voir dans quel état physique et psychologique l’ami Serge rentrera de la CAN mais à vue de nez, son face-à-face avec Neymar dans le couloir gauche de l’attaque barcelonaise, autrement dit le côté droit de la défense parisienne, son domaine réservé, promet des étincelles. D’abord, Aurier n’a peur de rien, jamais, sur les pelouses comme les réseaux sociaux. Son impact dans les duels, où il peut vite se montrer impressionnant, son volume et aussi sa vitesse de course, qui ne sera pas de trop face à Neymar, sont des atouts que le Brésilien ne croise pas tous les week-ends sur les pelouses de Liga. La menace plane pourtant sur le Parisien, capable du meilleur comme du pire, le pire étant la faute impardonnable, le coup fatal en forme de penalty ou de double peine, un penalty agrémenté d’un carton rouge. Il va lui falloir rester droit sur ses guiboles, ne pas se jeter dans les feintes de l’artiste. Mais si Aurier prend l’ascendant, l’artiste peut s’éteindre. Ça lui arrive.

Le cœur du jeu : Défendre en avançant
La suspension de Thiago Motta au match aller ajoute encore un peu de pression sur Adrien Rabiot, blessé de novembre jusqu’à la trêve hivernale. Sur ce qu’il a montré en début de saison, quand il a éjecté l’Italien du onze type, Paris ne perd pas au change. C’est contre Barcelone qu’on l’avait vraiment découvert à ce stade de la compétition, à une époque où, déjà, les défections avaient plombé le milieu parisien. Mais les temps ont changé pour lui. Et pour le PSG ? Dans le cœur du jeu, il faudra surtout couper Andres Iniesta du reste du monde. Quand le maître à jouer du Barça était blessé, il y a quelques semaines, la machine était moins bien huilée. Il est plus qu’un moteur. C’est au cœur du jeu que les Parisiens devront gagner la première bataille. En refusant de reculer. En acceptant de ne pas avoir le monopole du ballon. Les préceptes d’Unai Emery, qui prône plus de verticalité dans le jeu, peuvent être une solution. Depuis le début de la saison, le Basque a du mal à mettre toutes ses idées en place. « Nous avons l’opportunité de faire un pas en avant », a-t-il prévenu en parlant du Barça. L’occasion est belle, c’est vrai. A condition de ne pas être au bord du gouffre.

Draxler, Lo Celso : Positives recrues
A peine arrivés, Giovanni Lo Celso et Julian Draxler ont débuté sous leurs nouvelles couleurs, en Tunisie, dans un match de préparation contre le Club Africain. Et visiblement, leur première a plu au capitaine Thiago Silva. « Ce sont deux joueurs intelligents. Ils ont tout de suite compris la manière de jouer de l’équipe. Avec eux, nous avons de belles choses à réaliser lors de la deuxième partie de saison. » Le recrutement de l’été dernier a tellement tourné au flop qu’on a envie de le croire. Mais avec Barcelone, c’est surtout vers Draxler que les espoirs se tournent. L’Allemand a des choses à prouver et à rappeler. C’est en Ligue des champions, sous le maillot de Schalke 04, qu’on l’avait découvert, quand il avait martyrisé Montpellier à lui seul ou presque, à l’automne 2012. Il était tout jeune. Il a 23 ans, il n’a plus de temps à perdre et lui aussi a une occasion en or de s’affirmer. Face à Sergi Roberto, novice à ce niveau, Draxler a une belle carte à jouer, des brèches à créer et des passes décisives à délivrer. Vers Cavani.

Cavani VS Messi : L’heure du Cav’ ?
N’en déplaise à Cristiano Ronaldo, Paris-Barcelone, c’est aussi le face-à-face entre les deux meilleurs buteurs de la phase de poules. Edinson Cavani, qui a planté six fois au 1er tour, est le dauphin de Lionel Messi, qui a survolé les débats (10 buts marqués). Entre la « Pulga » et Edi, on a une petite idée du favori mais on note, quand même, la grinta et le côté « machine de guerre » du plus chevelu des deux, qui a du mal à contrôler un ballon pour enchaîner face au but mais qui n’a pas son pareil quand il s’agit de trouer les filets sur une seule touche de balle. On l’attend au printemps. Le garçon s’avance vers les hauteurs où Ibrahimovic n’a jamais brillé, ni à Paris, ni ailleurs. A lui de jouer, maintenant.

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