Équipe de France

Olivier Giroud : « On a envie d’écrire une belle histoire »

L’avant-centre d’Arsenal est le titulaire du poste en équipe de France. Comme une évidence pour le roi des saisons 2, bien plus à l’aise dans ses baskets londoniennes cette année. Rencontre avec un homme neuf.

PLANETE FOOT : Olivier, les Gunners ont été la meilleure équipe d’Angleterre en 2013. Jusqu’où pouvez-vous aller ?
Olivier GIROUD :
On ne se fixe aucune limite. On essaie de progresser match après match, c’est la sensation que nous avons actuellement. Depuis le début de la saison, on arrive à poser notre jeu, c’est bien en place et c’est agréable.

PLANETE FOOT : A titre personnel, on voit une progression assez significative pour toi par rapport à l’année dernière. Elle confirme qu’Olivier Giroud est toujours meilleur au cours de ses deuxièmes saisons. Vrai ?
O.G. :
Oui, je suis d’accord avec ça. A Montpellier, j’ai vraiment exprimé tout mon potentiel au cours de la deuxième année. Je termine champion, meilleur buteur du championnat, ce qui reste une grande fierté. Là, c’est pareil. Depuis l’été dernier, j’ai vraiment davantage confiance en moi et j’ai aussi la confiance de toute l’équipe. Je me sens bien sur le terrain, je me sens bien dans ma nouvelle vie anglaise. Il m’a peut-être fallu un an pour m’adapter, m’acclimater mais aujourd’hui, tout roule et ça se sent sur le terrain. Nous prenons un vrai plaisir à jouer ensemble, c’est important.

PLANETE FOOT : On a le sentiment que l’arrivée de Mesut Özil a tout changé. On se trompe ?
O.G. :
C’est un tel joueur ! Techniquement, il est juste incroyable. Il fait des choses avec son pied gauche… Son but contre Naples est une parfaite illustration de ce qu’il est capable de réaliser : vitesse, précision dans le tir. Il n’est jamais énervé avec le ballon.

PLANETE FOOT : Il fait aussi partie de cette caste qui fait mieux jouer les autres. Comment cela se traduit-il quand on se trouve juste devant lui sur le terrain ?
O.G. :
C’est du bonheur ! Il nous apporte un vrai plus. Dès son premier match, tout s’est simplifié. On s’entend bien sur le terrain mais avec lui, c’est facile. Il effectue toujours le bon choix, le bon geste au bon moment. C’est LE joueur qu’il nous fallait. Il fait progresser toute l’équipe. Moi, j’ai tout de suite eu un très bon feeling avec lui. J’ai l’impression de ressentir le même avec Aaron (Ramsey), Jack (Wilshere) ou Tomas (Rosicky).

PLANETE FOOT : Si on suit bien, les ambitions sont à la fois tournées vers la Premier League mais aussi la Ligue des champions ?
O.G. :
On veut garder notre niveau de jeu, toujours avec l’idée de progresser. Si nous conservons cette mentalité, on peut réaliser de grandes choses, aussi bien en championnat qu’en Coupe d’Europe.

PLANETE FOOT : Est-ce la même mentalité en équipe de France ?
O.G. :
Oui, on a bien relancé la machine. Il faut garder ça, haïr la défaite, continuer à gagner, toujours. Offensivement, c’est bien mieux que par le passé.

PLANETE FOOT : Justement, en attaque, les rôles se sont inversés. Karim Benzema était sur le banc, Olivier Giroud titulaire.
O.G. :
J’ai une super relation avec Karim. Il ne faut pas se méprendre, je n’ai jamais rien revendiqué. J’ai simplement pensé qu’il était légitime, de ma part, de dire que j’avais envie de jouer. Voilà deux ans que je suis en équipe de France. J’ai été patient, comme toujours dans ma carrière. Mais encore une fois, je ne revendique rien. L’équipe de France ne se revendique pas. J’ai juste parlé d’ambition. Et d’ailleurs, je comprends qu’on ait laissé sa chance à Karim aussi longtemps, plus qu’à un autre peut-être. Il a tellement de talent…

PLANETE FOOT : Où en est, alors, la concurrence entre vous deux ?
O.G. :
Elle est importante. Pour le bien du groupe, pour l’ensemble de l’équipe, c’est bien qu’il y ait de la concurrence. Plus il y en a, mieux c’est. Tant mieux si l’on se tire la bourre ! J’aime notre relation.

PLANETE FOOT : Avec le recul, rejoindre les Bleus dans la peau de l’avant-centre d’Arsenal qui marque des buts a dû changer la donne, non ?
O.G. :
Je pense que oui mais ce n’est que mon avis. Lorsque j’évoluais à Montpellier, je rejoignais Clairefontaine sur la pointe des pieds. Là, je progresse, je gravis les échelons. J’ai une crédibilité autre aujourd’hui. Je marque des buts, je dispute la Ligue des champions.

PLANETE FOOT : Au-delà du statut, il y a le sentiment que les Bleus jouent mieux avec Olivier Giroud en pointe. Quel est le tien ?
O.G. :
Je ne dirai jamais une chose pareille. Je prends beaucoup de plaisir dans cette équipe. J’ai plus d’occases. Je ne sais pas si l’équipe s’adapte à moi mais j’essaie de m’adapter à elle. Il y a une alchimie à trouver.

PLANETE FOOT : Le 4-4-2 semble tout de même rangé au fond des cartons…
O.G. :
On a marqué 10 buts avec un seul attaquant de pointe. Le constat est là. Je mentirais si je prétendais qu’on est meilleur en 4-4-2. Mais c’est une question d’équilibre d’équipe. Je n’ai pas envie de dire qu’il faut prendre Karim (Benzema) ou moi, ce serait trop radical. La concurrence est évolutive, c’est le coach qui le dit. Karim a des qualités différentes des miennes. Il est avant-centre du Real Madrid. On a besoin de lui et de moi.

PLANETE FOOT : Quid de la vie des Bleus en dehors du terrain, à l’intérieur du château par exemple ? Le groupe vit-il mieux ?
O.G. :
L’ambiance est toujours meilleure quand les résultats sont là. On vit très bien depuis le début mais c’est encore mieux quand tu gagnes. Il y a eu plus de déconne après les victoires. Mais attention, il ne faut pas s’enflammer. On va tout faire pour réaliser une bonne Coupe du monde. On a envie d’écrire une belle histoire. On a hâte d’y être.

Olivier à poil
A l’instar de Nikola Karabatic mais aussi Rio Mavuba et Yohan Cabaye, Olivier a pris la pose pour le calendrier des « Dieux du stade » 2014. Toujours en noir et blanc et toujours à poil, évidemment. Le calendrier est sorti en librairie le 3 octobre, la version DVD a déboulé le 4 novembre dans les bacs. A force, ils vont finir par attraper froid !

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