Équipe de France

Moussa Sissoko, le joker idéal

Jamais vraiment mis en avant mais toujours là. C’est le statut de Moussa Sissoko, dont la polyvalence et la tonicité sont deux plus-values essentielles pour le groupe tricolore aux yeux de Didier Deschamps.

Ce serait amusant d’en faire un sondage. Mais quand on égrène les noms, que l’on écrit les compositions ou que l’on dessine, chacun dans son coin, sa propre liste des 23, pas sûr que Moussa Sissoko remporte beaucoup de suffrages… Zéro, c’est à peu près la promesse de dons qu’il peut même espérer pour une place dans le onze. Et pourtant…
Depuis le mois d’octobre 2012, le milieu de Newcastle n’a manqué que la tournée sud-américaine du mois de juin 2013 (donc, pas grand-chose, pour ceux qui s’en souviennent) et le Belgique-France du 14 août qui s’en est suivi. Il était blessé. Sinon, il est là. Tout le temps. Et il joue, presque toujours. Remplaçant, sauf quand Didier Deschamps fait jouer la « seconde » équipe, les semaines à deux matches amicaux en quatre jours.
Moussa le sait. C’est un fidèle parmi les fidèles. « Faire partie d’un groupe de 23, c’est quelque chose d’énorme. On a besoin de tout le monde. Je peux jouer un match, me retrouver sur le banc celui d’après. Tout le monde doit se tenir prêt. » Le discours rêvé pour un coach, même pas de la langue de bois pour celui qui tient quand même une autre place depuis la Coupe du monde au Brésil et surtout depuis Suisse-France, quand il fut titulaire et qu’il ouvrit les Helvètes en deux, marquant ce soir-là son seul but en bleu (enfin, en A, parce qu’il faisait à peu près tout quand il évoluait avec les Espoirs). « Je laisse dire ou penser les gens. Le sélectionneur et les joueurs ont confiance en moi. C’est le plus important à mes yeux. »
Dans l’ombre d’un Paul Pogba (« Ce qu’il fait est énorme. Il mérite ce qui lui arrive. On dit que tout lui est facile mais c’est un très gros bosseur ») ou d’un Blaise Matuidi, il s’accommode de son rôle de doublure. Ne bronche pas. Et surtout, répond présent lorsque « DD » fait appel à lui. On se souvient encore de cette drôle de surprise, un soir d’octobre 2012, quand les Bleus étaient allés chercher un match nul tellement mérité qu’ils auraient mérité mieux, chez les doubles champions d’Europe et champions du monde espagnols, sur la pelouse de Vicente Calderon. Ce soir-là, Moussa avait creusé des brèches énormes dans le milieu de la Roja. Plutôt sur le côté droit, déjà.
« Je l’ai déjà dit, le poste où je me sens le plus à l’aise et où j’ai la sensation d’apporter le plus, c’est dans l’axe, milieu relayeur. Mais je me donne à fond pour l’équipe, avant tout. Quand j’évolue sur le côté droit, je fais mon maximum et je continuerai à jouer là ou le sélectionneur aura besoin de moi. » Du vrai pain bénit pour un coach.
Même dans le brouillard de Newcastle, où il n’a pas souvent eu l’occasion de rigoler. « Certes, les résultats ne sont pas terribles mais j’ai la chance de jouer tous les week-ends et de réaliser de bonnes prestations. J’ai toujours cette mentalité : bosser à fond, que je joue une seule minute ou davantage. Dans cette saison pré-Euro, on savait qu’il fallait du temps de jeu. J’ai eu cette chance à Newcastle. » Les Magpies, fraîchement relégués, le pleurent déjà. Didier Deschamps, lui, compte toujours sur son super joker.

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PROFIL
Milieu relayeur
Né le 16 août 1989 au Blanc-Mesnil
26 ans
1,87 m, 74 kg
Club : Newcastle (Angleterre)

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VISA
36 sélections, 1 but
Première sélection : le 10 octobre 2009 à Guingamp, France-Iles Féroé 5-0
(qualifications Coupe du monde 2010)
Sélectionneur : Raymond Domenech
Expérience à l’Euro : 0 match
SA SAISON INTERNATIONALE 2015-16 :
7 matches, 214 minutes jouées
SITUATION PERSONNELLE
Sous contrat jusqu’en juin 2019. Moussa, principal artisan du maintien des Magpies
la saison dernière, mérite mieux.
Liverpool et Arsenal sont déjà venus aux renseignements. Newcastle étant dorénavant relégué, son avenir se trouve loin de Saint-James Park.

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