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Mondial Basket 256

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Édito

Les bookmakers de Las Vegas accordent une large confiance à Golden State, devant Houston et Boston, pour le titre NBA 2019. Vous êtes surpris ? Pas vraiment ! Les Warriors ont monté une « Dream Team » en attirant DeMarcus Cousins pour un an, grâce à la fameuse « mid-level ex- ception » que les Californiens ont utilisée à bon escient. Un reporter faisait remarquer à Coach Kerr que c’était un peu injuste d’ajouter un tel calibre à son roster, ce à quoi l’entraîneur de la « Dub Nation » a répondu : « Non ! C’est parfaitement juste, au contraire. » A chacun son inter- prétation, évidemment.

Dans l’esprit du coach de la Bay Area, « Boogie » est l’arme intérieure fatale pour donner encore plus de relief à son équipe qui lorgne le « threepeat ». Pour les fans des autres équipes et les observateurs de la Ligue, le championnat est mort-né le 16 octobre 2018 et ce sera « no suspense » pendant neuf mois, avec un starting five uniquement composé de All-Stars, tous déjà All-NBA. L’argument tient la route, comme une Harley sur la sixty-six, de Chicago à Los Angeles. Encore faut-il arriver à Santa Monica.

Souvenons-nous de la saison 2003-04 (ce n’est pourtant pas le Moyen-Age) : les Lakers avaient eux aussi un lineup de pure folie avec Kobe Bryant, Shaquille O’Neal, Gary Payton et Karl Malone. Pourtant, les Angelinos, auteurs d’une saison régulière en up and down, avaient été broyés en Finales par Detroit (1-4). On parlait bien d’une « Dream Team » à l’époque et Phil Jackson, le coach de cette armada, ne boudait pas son plaisir à l’entame d’un exercice qui devait permettre aux Pourpre et Or de reconquérir le titre perdu en 2003. Mais à l’époque, les papys faisaient de la résistance ! Payton avait 35 ans et Malone 40. Si on ajoute les problèmes de leadership entre Bryant et Shaq, on comprend pourquoi les richissimes Lakers finirent en lambeaux au Palace d’Auburn Hills, détruits par la machine infernale Pistons. Un style « blue collar » était im- primé dans leur ADN. Les hommes de Larry Brown allaient à la mine quand ceux du « Maître Zen » étaient encore à la plage.

Le Golden State 2019 présente une autre ossature et de meilleures garanties, avec un starting five de 28 ans et 8 mois de moyenne d’âge. Un « péril jeune » qu’il « suffira » de manager, de guider et de laisser jouer dans le flow pour atteindre l’objectif. Ce serait, pour les Californiens, une cinquième Finale NBA d’affilée, un quatrième titre en cinq ans et le « threepeat » parfait.

Tout le monde n’est pas de cet avis. C’est le privilège d’être compétiteur en NBA. Ils sont 29 ennemis jurés de Golden State. Et c’est bien eux qui ont les meilleures armes, balle en main. On peut essayer de leur faire confiance pour ménager le suspense. Le plus longtemps possible sera le mieux.

(effectifs arrêtés au 28 septembre 2018)

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