Équipe de France

L’impact des jeunes

Un petit tour d’Europe, ça vous dit ?

Allemagne : TRES BIEN
Ça fleurit partout
Incontestablement le championnat le plus « jeune » avec la Ligue 1. Il suffit de regarder le Borussia Dortmund pour comprendre : derrière le TGV Ousmane Dembélé, le Turc Emre Mor déboule, lui aussi, avec ses 19 ans, sa vitesse et ses dribbles. Julian Weigl a 21 ans, Felix Passlack et Christian Pulisic 18, Alexander Isak 17. Et la jeunesse pullule en dehors de la Forêt Noire : Kai Havertz et Benjamin Henrichs au Bayer Leverkusen, Borja Mayoral au VfL Wolfsburg ou Jesus Vallejo à l’Eintracht Francfort (tous les deux prêtés par le Real Madrid), Breel Embolo à Schalke… Tout cela sans parler du phénomène Renato Sanches au Bayern Munich. OK, il n’est pas encore un taulier de Bavière mais il est champion d’Europe, il n’a pas encore 20 ans et c’est sous la houlette bienveillante de Carlo Ancelotti qu’il grandit. Après la Ligue 1, c’est en Bundesliga que la classe-biberon est la plus accomplie. Avec de la bière dans le biberon, ça, c’est dans les codes génétiques.

Angleterre : TRES BIEN
Un phénomène nouveau
Dele Alli, élu meilleur jeune du championnat la saison dernière, n’est pas seul sur son île. Si Harry Kane et Romelu Lukaku font déjà office de vieux larrons à 23 et 24 ans, c’est aussi parce qu’une « new wave » déferle depuis quelques mois sur la Premier League. Elle est symbolisée par Marcus Rashford, qui a deux ans de moins qu’Anthony Martial à Manchester United, par Leroy Sané (21 ans) et Gabriel Jesus à Manchester City. Mais ce n’est pas tout. On pense aussi à Tom Davies à Everton, qui fêtera ses 19 ans à la fin du mois de juin et qui a été élu Joueur du match contre City en janvier. Un milieu relayeur, avec son look à mi-chemin entre Steve McManaman et Fernando Redondo. On devrait en reparler. On pense à Michael Keane (Burnley) ou à Jordan Pickford (Sunderland) qui viennent encore allonger la liste et prouver que la Premier League n’est plus seulement le championnat des meilleurs contrats, des meilleures conditions de jeu et des meilleures pelouses. En fait, elle a pris un sacré coup de jeune depuis deux ans, la Premier League.

Espagne : BIEN
Beaucoup de monde au balcon
Ce ne sont pas les jeunes talents qui manquent au foot espagnol, bien au contraire. C’est un peu de place au sein des plus gros effectifs. Prenons le phénomène Gerard Deulofeu. Exilé à Everton puis à Milan sur cette fin de saison. On se l’arrachait déjà avant la fin de la saison, alors que l’ancien phénomène des sélections de jeunes de la Roja n’a jamais eu sa chance chez son club formateur du Barça. Non pas que les Catalans ne donnent plus leur chance aux produits de la maison mais à son poste, attaquant, les places sont déjà occupées par ce qui se fait de mieux au monde. Ce n’est pas parce que Luis Suarez ou Lionel Messi, puisque c’est de cet exemple-là dont on parle, ont dépassé la trentaine qu’ils sont remplaçables. On peut remonter jusqu’à Cesc Fabregas, l’un des meilleurs passeurs d’Europe (il a le record à Chelsea), qui a dû partir à cause de Xavi Hernandez et Andres Iniesta. Il est revenu pour jouer avant-centre… Quelques exceptions confirment la règle, comme cet incroyable fourmillement au poste d’arrière latéral, avec Theo Hernandez et Aaron Martin (Atlético de Madrid, prêtés à Alavès et à l’Espanyol Barcelone). On peut louer aussi la volonté de Diego Simeone de lancer ses jeunes (Jose Gimenez, Saul Niguez…) et la politique toujours unique de l’Athletic Bilbao, qui met en lumière ses meilleurs talents très tôt. A Malaga, la formation porte ses fruits, aussi. Il y a eu Sergi Darder (aujourd’hui à l’OL), il y a Pablo Fornas dont on annonce une marge de progression de la même couleur que son avenir : énorme.

France : AU TOP
Modèle du genre
Les derniers chiffres publiés par l’Observatoire du Football CIES sont formels : cette saison, Toulouse a été l’équipe la plus jeune des cinq grands championnats européens. Juste devant… Nice. Lyon (6e), l’AS Monaco (7e) et le FC Nantes (8e) sont aussi présents dans le Top 10. Cinq sur dix. Un parfait 50% qui illustre à nouveau l’incroyable jeunesse de notre championnat. La classe des jeunots de l’Europe, c’est la Ligue 1, mais pas seulement des cris la nuit : Nice qui termine sur le podium et tentera d’arracher sa place pour la Ligue des champions en août, Lyon qui se hisse jusqu’en demi-finales de la Ligue Europa, Nantes qui termine en boulet de canon sous la houlette de Sergio Conceiçao… Et dire que le meilleur espoir, cette saison, se nomme Kylian Mbappé. Oui, sur ce point, l’Europe entière nous envie.

ITALIE : LE FLOP
Et ils sont où les jeunes ?
A l’opposé de la Ligue 1, la Juventus Turin s’est faufilée jusqu’en finale de la Ligue des champions avec l’équipe la plus vieille du plateau. OK, Gianluigi Buffon n’est pas étranger à cette moyenne hors d’âge. Mais quand même. L’Italie, c’est le championnat de la tactique et de l’intelligence, le duel et la partie d’échecs. Tous ces clichés balayés par le jeu offensif nouveau, prôné cette saison, par Massimiliano Allegri à Turin, qui peut même s’appuyer sur de sérieuses traditions dans la Botte. Après Franco Baresi, Paolo Maldini et consorts, c’est Francesco Totti qui a étiré l’histoire cette saison. A Rome, Daniele De Rossi n’est plus un lapereau de l’année non plus. Heureusement, il y a l’apparition de Manuel Locatelli cette saison, ainsi que l’éclosion de Gianluigi Donnarumma dans les buts de l’AC Milan. Il paraît que Buffon aurait un héritier… Il y a Federico Chiesa aussi, à la Fiorentina, le fils d’Enrico, qui court dans les pas de son père. C’est très bien mais très mince par rapport à la densité de jeunes en Ligue 1, par exemple.

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