Équipe de France

Les records 2015

Non, il n’y a pas que Lionel Messi et Cristiano Ronaldo dans le Guinness Book du foot 2015. Bon, d’accord, on retrouve quand même « CR7 » dans cette double page…

Casillas dans la Pléiade
Il est né, a grandi, a vécu au Bernabeu et c’est au Dragao qu’il écrit une nouvelle page de son grand livre. En débutant la rencontre de la 2e journée de la C1 entre Porto-Chelsea (victoire 2-1 des Portugais), Iker Casillas est devenu le joueur record des matches de Ligue des champions. 152 rencontres dans la plus prestigieuse des compétitions européennes. Soit une de plus que Xavi, qui a quitté le Barça cet été pour rejoindre le Qatar. Xavi qui avait lui-même déploré le départ de San Iker du Real, quelques semaines auparavant, dans une lettre ouverte publiée par la Vanguardia. « Je n’aime pas savoir qu’il part du Real Madrid. Cela m’attriste et ce départ est sans éclat », disait-il en référence au peu de considération de Florentino Perez. Ce dernier a finalement organisé une (toute) petite cérémonie d’adieu face à la polémique naissante. Un cri du cœur qui témoigne de l’amitié, au-delà du respect, qui unit deux des icônes de ce foot espagnol qui a tout gagné entre 2008 et 2012. Et comme Casillas ne fait jamais les choses à moitié, il fallait au moins une victoire pour fêter ça. José Mourinho, avec qui les relations n’ont jamais été trop cordiales au Real, est reparti vers Londres avec une défaite. 152 matches de Ligue des champions ? Avec la qualification annoncée de Porto, le record va encore monter de quelques marches. Son grand livre ? Un ouvrage référence. Et à 34 ans, une ligne de plus à son palmarès en 2015. C’est beau.

Zlataaaan est magique !
Forcément, il a choisi son moment. En inscrivant deux penalties lors du Clasico (victoire 2-1 du PSG sur l’OM), Zlatan Ibrahimovic est devenu le meilleur buteur de l’histoire du Paris SG. Le géant suédois a effacé Pedro Miguel Pauleta qui ne lui en veut pas. « Quand quelqu’un comme Zlatan bat ton record, tu ne peux qu’être content. » Si l’Aigle des Açores avait marqué ses 109 buts en 211 matches, il n’en a fallu que 137 à « Ibra » pour le dépasser. Zlatanesque. Croisé dans les coursives du Parc des Princes après le match, Carlos Bianchi, ancien goleador du club parisien (l’Argentin reste le buteur le plus efficace avec 71 buts marqués en 80 matches joués), est fan, lui aussi. « C’est un phénomène ! Depuis que j’ai arrêté de travailler avec Boca Juniors l’an passé, je suis souvent à Paris et je suis assidûment la L1. Et je peux dire que ce qu’accomplit Zlatan est unique. Moi, je me serais bien vu évoluer à ses côtés ! Avec des joueurs de ce calibre, ça ne peut être que du bonheur et plein de buts marqués ! » Accessoirement, « Ibra » a inscrit, lors du dernier Clasico, ses 7e et 8e buts face à l’OM. Et accessoirement toujours, dans toute l’histoire des OM-PSG, personne n’en a fait autant.

Lewandowski dans la cinquième dimension
Et dire qu’il était sur le banc… Remplaçant au coup d’envoi, pour ce premier gros choc de la saison en Bundesliga entre le champion en titre et son dauphin. Et dire que le VfL Wolfsburg menait à la pause. Mais tout ça, c’était avant. Avant l’entrée en jeu du « Turbo-Meister » du Bayern. Oui, Robert est entré. Et Lewandowski s’est envolé. En neuf minutes, le buteur polonais a réussi le quintuplé le plus rapide de l’histoire du championnat d’Allemagne. Cinq pions en neuf minutes, et pas des buts de raccroc. Au bout du quatrième, on aperçoit Arjen Robben qui se lève en tribune, interloqué. Après le cinquième, on voit Karl-Heinz Rummenigge ébahi lui aussi et on reste bloqué sur Pep Guardiola, qui se prend la tête entre les mains, qui n’y croit pas : « Il me fait penser à Stephen Curry, le meneur NBA des Golden State Warriors, qui enchaîne les paniers à 3 points quand il prend feu », dira, après coup, le coach catalan. Neuf minutes de grâce à voir et à revoir. Neuf minutes de cauchemar pour la défense du VfL qui, comme tous les autres, n’a rien compris. 51’, 52’, 55’, 57’, 60’… Chapeau, Mister Robert. A coup sûr l’un des exploits de l’année 2015.

Cristiano Ronaldo, Merengue d’or
501 buts en carrière et 323 rien qu’au Real Madrid pour égaler Raul. Dans son incroyable odyssée des records, Cristiano Ronaldo n’a pas fait semblant ce coup-ci. Le Portugais est devenu le meilleur buteur de l’histoire du Real (ex-aequo avec Raul, donc) en réussissant un nouveau doublé sur la pelouse de Malmö lors de la 2e journée de la Ligue des champions. Pour marquer le coup, le Real a même organisé une petite cérémonie. « Franchement, je n’aurais jamais imaginé, au moment où j’ai revêtu pour la première fois la tunique du Real, que je deviendrais le meilleur buteur du plus grand club du monde. Jamais je n’aurais pensé battre mon ami Raul et le regretté Alfredo Di Stefano. Je suis très honoré, très heureux, et j’en profite pour remercier tous mes coéquipiers parce que sans eux, cela n’aurait jamais été possible. » Evidemment, à l’heure où vous lisez ces lignes, le record a encore grimpé… Voilà donc Cristiano devant Raul, Di Stefano (307 buts), Santillana (290) et Ferenc Puskas (242). Ça claque un peu, quand même. Petite précision : Raul a joué seize ans au Real. « CR7 », qui entame sa… septième saison, a marqué ses 323 buts « madridistas » en 308 matches ! Meilleur buteur en activité. Son plus proche poursuivant se nomme Leo Messi, évidemment. Mais « la Puce » (467 buts en carrière) est bloquée au stand avec sa blessure au genou.

Anthony Martial, le vertige des chiffres
« Je ne sais pas si je les vaux. » Poli, très propre sur lui, Anthony Martial n’a pas voulu en rajouter. Il aurait pu, pourtant, glisser un « Je sais que je ne les vaux pas » qui n’aurait pas fait tache dans sa bouche. Martial à Manchester United, cela a été « LE » transfert de l’été. Le record toutes catégories pour un joueur français. 50 millions plus 30 de bonus. 80 patates pour Monac’ et Anthony plus cher que Zinédine Zidane (en tenant compte des bonus)… Le marché est devenu fou et plus rien ne se compare à grand-chose mais l’histoire retiendra quand même que c’est un gamin de 19 ans qui aura détrôné le maître, avec à peine une cinquantaine de matches de L1 dans les pattes et une réputation qui ne le précédait pas forcément, comme l’a révélé Morgan Schneiderlin. « Wayne Rooney est venu me voir pour me demander qui était Martial. » Pas de souci, Mister Wayne, Anthony s’est chargé himself des présentations. Buteur lors de son premier match, dès son premier ballon (!), celui que les supporters mancuniens comparent déjà à Thierry Henry a été élu meilleur joueur de Premier League en septembre, avec trois buts et une passe décisive au compteur. « Il peut encore s’améliorer mais il a un grand talent et il le montre, se réjouit Louis Van Gaal. Il le montre sous la pression et c’est sans doute ça, son plus grand talent. » La pression ? Anthony ne connaît pas, visiblement. Même David Beckham y est allé de son petit mot. « Il est à la hauteur du prix de son transfert. Et j’espère qu’il continuera. C’est le grand joueur typique de Manchester United. »

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