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Les performances européennes

Un petit tour d’Europe, ça vous dit ?

ALLEMAGNE
Les forçats de la route
Le Bayern Munich fait partie des quatre, cinq monstres autoproclamés de l’Europe. Si les Bavarois ne vont pas au bout cette saison, c’est parce que le Real Madrid… Entre voisins de palier, les luttes sont toujours au sommet, parfois des finales avant la lettre. Le leader naturel du foot des clubs allemands, modèle économique, culturel et référence historique du jeu, est une locomotive rare pour ses congénères. Derrière lui, le Borussia Dortmund se fait une place, depuis quelques saisons, parmi les seize, voire les huit derniers conquérants. Et si l’épopée monégasque ne s’effacera pas du grand livre, l’attentat dont a été victime le Borussia et le drame évité de si peu y resteront aussi. Le Bayer Leverkusen, le Borussia Mönchengladbach, le WfL Wolfsburg… A chaque tirage au sort, c’est pareil. Quand un club allemand se dresse, la route devient tout de suite beaucoup plus dangereuse. Ce sont des forçats de la route.

ANGLETERRE
« Crisis », what « crisis » ?
Parfois, le parallèle entre la Premier League de foot et le Top 14 de rugby en France se dessine. C’est tentant. Un championnat dopé par les investissements, dans lequel les plus grandes stars du monde viennent jouer. Parfois même, le parallèle se prolonge au niveau des sélections. Le XV de France pâtirait de l’afflux des meilleurs joueurs étrangers aux postes clés quand le onze anglais paierait sur la scène internationale son faible niveau de formation. Et sur la scène européenne ? La course à l’armement à l’intérieur de la Premier League a quelque peu plombé les ambitions de ses clubs à l’international. Aujourd’hui, les dirigeants le revendiquent et certains joueurs l’avouent, au détour d’une discussion : dorénavant, dans les clubs anglais, la priorité de la semaine se situe le week-end. Ce qui compte, c’est la prochaine journée de championnat. Le rendez-vous crucial à Crystal Palace ou Southampton est érigé au sommet des priorités, le déplacement à Naples, Moscou ou Monaco passera après. A moins que ce ne soit le fossé qui se creuse entre une ligue de plus en plus recentrée sur elle-même et le reste du monde, ne serait-ce que sa partie européenne.

ESPAGNE
Les monstres sacrés
Encore trois clubs espagnols en demi-finales des Coupes d’Europe (le Real et l’Atlético Madrid en C1, le Celta Vigo en C3). Même quand le Barça se prend les pieds dans le tapis, il y a toujours du monde en Liga pour porter haut l’étendard. Le foot espagnol règne depuis une décennie sur les Coupes d’Europe. Le FC Séville a remporté trois Ligues Europa consécutives pendant que le Barça ou le Real, contre l’Atlético, mettaient les mains sur la Coupe aux grandes oreilles. Ce n’est plus une domination, c’est une hégémonie, que seule la Juventus Turin a été capable de contrecarrer cette année au niveau de la Ligue des champions. Sinon, en demi-finales, nous avions encore un derby madrilène… Il existe en Espagne une culture Coupe d’Europe. Une volonté, une rigueur et une capacité à se sublimer, que l’on joue le mercredi ou le jeudi soir, qui laisse rêveur chez nous. On la trouve aussi en Allemagne, c’est vrai. Mais c’est encore un cran au-dessus, là. Qui attendait, par exemple, le Celta Vigo jusqu’au bout du temps additionnel en demi-finales de la Ligue Europa à Old Trafford, avec une balle de match qui donne encore des frissons à José Mourinho ?

FRANCE
Paris mais pas que
C’est à l’image de la Ligue 1 et c’est assez rare pour le souligner : les clubs français ont étiré le printemps, cette année, sur la scène européenne et ça change quand même la donne. Le Paris SG ne s’est pas senti tout seul quand mars a pointé, au point que les Parisiens ont laissé Monaco terminer seul la croisade 2017, jusqu’aux portes de la finale de Cardiff. C’est bien et c’est même mieux que ça puisque l’OL a eu la bonne idée de jouer la Ligue Europa à fond. Malheureusement pour les Gones, quelques moments d’absence au retour, ajoutés au trou noir de l’aller à Amsterdam, ont barré le chemin de Stockholm, théâtre de la finale. Mais pour voir deux clubs français à ce stade de la compétition, il fallait remonter à 2004. Du coup, ils ont bien redoré la couleur de leur indice, en consolidant leur 5e place au classement général des associations. Et ce n’est presque pas assez cher payé, vu les nouvelles règles qui entreront en vigueur dès la saison prochaine et qui octroieront un siège bien au chaud aux quatre premiers des quatre meilleurs du classement (Espagne, Allemagne, Angleterre, Italie). Vite, la suite.

ITALIE
Derrière la Juve, le désert
La Juventus a réussi sa mutation industrielle. Ce n’est peut-être pas étonnant dans le fief de Fiat mais c’est un détail qui compte double, voire plus sur l’échiquier européen actuel. Avec son stade, le Juventus Stadium, presque trop petit pour elle mais tellement trop grand pour les autres, la « Vieille Dame » reverdit au fil des printemps. Un peu plus de dix ans après la relégation en Série B, les Turinois sont de nouveau parmi les maîtres du monde. Un effectif tout en gestion et maîtrise et une culture de la gagne encore et encore serinée le matin, le midi et le soir. Les Bianconeri étaient redevenus les maîtres d’Italie avec Antonio Conte. Ils le sont restés avec Massimiliano Allegri, tout en redéployant leur grande carcasse au sommet de la pyramide européenne. Dans leur sillage, Naples commence à exister. Il a tenu la dragée haute au Real, en huitièmes de finale de la C1. A revoir. Tout comme la Roma et les deux Milan, de nouveau riches et qui ne vont pas rester ad vitam à la cave. Mais bon, par les temps qui courent, la Juve est un peu seule quand même.

Coefficients de la saison 2016-17
1. Espagne – 19 857
2. Angleterre – 14 642
3. Allemagne – 14 571
4. FRANCE – 14 416
5. Italie – 14 250

Coefficient cumulé sur les cinq dernières saisons
1. Espagne – 188 899
2. Angleterre – 160 086
3. Allemagne – 154 684
4. Italie – 133 313
5. FRANCE – 110 843

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