Étranger

Les fines gâchettes (8/15) : Mario Mandzukic, la doublure

Mario Mandzukic, successeur de Diego Costa à l’Atletico Madrid, n’en fait pas des caisses mais il reste fidèle à lui-même. Efficace, racé et bien costaud dans sa tête.

Quand on perd contre la Macédoine le soir de sa première sélection, il faut un sacré appétit de compétiteur ou un estomac à toute épreuve. C’était un soir sombre de novembre, un menu « Skopje ». Mario Mandzukic était l’artilleur en chef du Dinamo Zagreb, où il venait d’être transféré en provenance du NK. C’était une figure du championnat mais une figure du championnat croate. C’était il y a sept ans et c’est oublié.
Depuis, Mario est un tête connue dans toutes les contrées de la Ligue des champions. Pas forcément celle à laquelle on pense en premier quand on imagine les meilleurs buteurs d’Europe assis les uns à côté des autres. Révélé à Wolfsburg, « MM » va tout gagner avec le Bayern Munich au cours de deux saisons magiques qui le voient claquer 33 buts en 54 matches de Bundesliga. Le finisseur, l’écailleur des surfaces nettoyées par « Robéry » et « Ribben », à moins que ce ne soit le contraire. Autant l’avouer tout de suite : même lorsque le Bayern écrabouillait tout sur son passage, ce n’est pas lui qu’on regardait en premier. Et pan : pour le remercier, les Bavarois misent tout sur Robert Lewandowski… Merci, Mario, et bon vent !
Contraint à l’exil, « Super Mario » débarque à l’Atletico Madrid où Diego Simeone veut en faire le successeur de Diego Costa, parti à Chelsea. Choix numéro un, oui, mais pour remplacer l’autre. Choix par défaut ? C’est un peu comme si rien n’avait jamais été facile pour le Croate, bombardé à la pointe de l’attaque madrilène avec l’ombre aussi imposante que lourde de Costa au-dessus de la tête. Cinq mois de compétition à peine écoulés et vlan, revoilà Fernando Torres, son cousin ou son fantôme, peu importe, mais Fernando Torres quand même. L’idole du peuple revient au bercail de Calderon.
Et Mandzukic dans tout ça ? Il suit son petit bonhomme de chemin. Plus d’un but tous les deux matches en championnat et un très correct 5 sur 7 en Ligue des champions, où son expérience et son sang-froid sont unanimement reconnus (à l’arrivée des courses, 12 en 27 matches de Liga et 5 en 10 rencontres de « LDC »). Enfin, surtout par son entraîneur, Diego Simeone. « Mario a une conduite personnelle qui fait que c’est un véritable plaisir de travailler avec lui. C’est un garçon qui bosse dur, qui se donne corps et âme à chaque match et c’est très apprécié à l’Atletico. Plus les jours passent et plus je me dis qu’il est en train d’atteindre ses meilleures stats sur l’ensemble de sa carrière, ce qui nous rend encore plus heureux. Il vit pour marquer et nous avons besoin de lui, notamment en raison de l’intensité et de l’agressivité qu’il apporte à chaque rencontre. »
Forcément, vu d’ici, la macédoine est beaucoup plus digeste. Gâchette féroce, peut-être la plus sous-cotée de toutes. Entre la gâchette de l’ombre et la gâchette doublure. Mais fine gâchette !

Tendance mercato
Diego Simeone était entré directement en contact avec Edinson Cavani. Il faisait de l’Uruguayen sa priorité des priorités pour le recrutement estival des Colchoneros. Quelle place pour Mario dans ce patchwork ? Un an à peine après son arrivée à l’Atletico, difficile de l’imaginer partir. A moins que…

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