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Les fines gâchettes (4/15) : Zlatan Ibrahimovic, l’ombre d’un doute

Si Paris n’a pas caracolé en tête du championnat cette saison, c’est aussi parce que Zlatan Ibrahimovic marquait moins. Un peu bête blessée, la valeur sûre…

C’est le genre de question qui fait bondir Laurent Blanc. Et franchement, l’entraîneur du Paris SG a raison. Plusieurs fois au cours de la saison qui vient de d’achever, durant un point presse ou au détour d’une zone mixte, le coach parisien l’a entendue. « Et pour Zlatan, a-t-on le droit de s’inquiéter ? Serait-ce le début de la fin ? » Entre le flou artistique qui a entouré l’automne parisien, autour de son talon cloué dans le formol, et sa baisse de rythme vraiment marquée à son retour, c’est vrai que la période de troubles et d’interrogations s’est étirée.
Ce n’est pas que le Suédois nous a manqué, parce qu’on le voit toujours aussi bien, droit comme un I, les épaules droit devant. Mais disons que l’on a bien plus parlé du manque d’efficacité (tout relatif) d’Edinson Cavani que des « zlataneries » d’Ibra au PSG cette année. Normal, le géant de Malmö nous avait goinfrés de caviar deux saisons durant. Dès son arrivée (pour l’exercice 2012-13), il avait placé le curseur là où personne n’osait plus l’imaginer. Trente buts marqués en Ligue 1. Et tout ça en 34 matches disputés.
Il avait remis le couvert avec 26 pions en 33 rencontres en 2013-14, le tout agrémenté de 26 passes décisives (10+16) pour ses deux premiers opus. Alors, forcément, quand on le voit pointer à 11 buts (dont 3 penalties, plus 2 passes décisives) en 18 matches au 1er mars, on se dit que la troisième saison ne sera pas inoubliable… Mais oui, Laurent Blanc avait le droit de s’énerver. Car on ne peut pas, comme il le dit si souvent, s’interroger sur le niveau d’un Ibra. Ce serait insulter le jeu.
Il n’est pas question ici de savoir si les « zlataneries » doivent se conjuguer au passé. Parce qu’on est sûr qu’elles ont leur place au présent et qu’elles en auront même dans le futur. Mais la lecture des chiffres traduit bien une baisse de régime de l’attaquant suédois… Comme elle vient cruellement souligner l’Ibra-dépendance dans laquelle est plongé le PSG. Normal, nous parlons là d’un joueur deux fois meilleur buteur du Calcio (une fois avec l’Inter, une fois avec l’AC Milan), deux fois meilleur buteur de Ligue 1 et qui a tout gagné (exceptées la Ligue des champions et la Ligue Europa) tout au long de sa carrière en club. A 33 ans, Zlatan est aussi le meilleur buteur de l’histoire de la Suède (54 buts en 103 sélections). Evidemment.

Tendance mercato
Dans la tête de Nasser Al-Khelaïfi, l’idéal serait que Zlatan endosse le costume du club au terme de sa carrière. Le boss parisien rêvait aussi d’une association flamboyante entre Ibra et Cavani. Or, les deux ne cohabitent pas. Et voir Cavani exploser en Angleterre ou en Espagne l’année prochaine donnerait pas mal de maux de ventre à Nasser, qui avait quand même mis 64 millions d’euros sur la table pour l’arracher à Naples. A son niveau de salaire, Zlatan est intransférable. Mais il y a toujours un mais. D’ailleurs, on commence à reparler d’un retour à Milan. Et d’une arrivée d’Alexandre Lacazette à Paris pour le remplacer.

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