Étranger

Les fines gâchettes (3/15) : Diego Costa, Docteur Jekyll et Mister Hyde

Diego Costa, le nouveau phare des Blues, est un buteur bûcheron qui n’a pas que des amis. C’est peu dire…

Dans la grande famille des avant-centres déménageurs, on se souvient que seul Didier Drogba était capable de tenir ce rôle-là, entre ingratitude et don de soi, tout seul devant, dans la première version du Chelsea de José Mourinho. Quasiment dix piges de cela, déjà. Pour sa deuxième aventure dans l’ouest londonien, le « Special One » a certes convaincu le grand Didier de rentrer à la maison (après l’avoir éliminé de la Ligue des champions la saison dernière, pour leurs retrouvailles en quarts de finale lors de la double confrontation Chelsea-Galatasaray). Mais il a surtout trouvé son parfait successeur. Dix ans de moins. Un peu tout de moins, d’ailleurs, mais profil plus. Diego Costa, c’est Brandao au royaume des grands clubs…
Révélé à l’Atlético Madrid, au sein d’un squad où Diego Simeone n’était pas réputé, lui non plus, pour son goût prononcé des préliminaires, le Brésilien naturalisé espagnol a conquis la Liga et un peu plus que ça. Son apport : 27 buts inscrits en championnat et 8 de plus en 8 matches de Ligue des champions. Un peu ridicule avec son histoire de placenta de jument en intra-veineuse, il a pourri la finale de C1 de l’Atlético contre le Real Madrid, obligé de sortir au bout de 9 minutes de jeu. Il s’est aussi fait remarquer lors de la Coupe du monde au Brésil. Plutôt nul, Diego aurait pu jouer avec la Seleçao. Même sans craquer sa chemise, il n’aurait pas fait plus tache que Hulk.
Ceci étant dit, l’attaquant brésilien qui ressemble à un tailleur d’érables canadien a mis tout le monde d’accord à Chelsea cette saison, comme en témoignent ses 20 pions inscrits en… 26 matches de Premier League. On connaît des temps d’adaptation plus longs. Surtout en ce qui concerne l’Angleterre. Cela étant également précisé, il faut bien admettre que le nouveau protégé du « Mou » ne s’est pas fait que des copains depuis son arrivée chez les Blues à l’été 2014. Il a été poursuivi par la Fédération anglaise pour son comportement violent sur Emre Can (Liverpool) lors de la demi-finale de la Coupe de la Ligue en janvier. José Mourinho est monté en première ligne pour le défendre, parlant d’un « geste accidentel » pour répondre à Jamie Redknapp qui avait qualifié, sur SkySports, son piétinement de « crime ».
« C’est une campagne de déstabilisation, a rétorqué José. Ces consultants ont de très bons sièges, un très bon salaire et ils ne perdent jamais… » Trois jours plus tard, Diego s’est fendu d’une petite claquounette sur Nabil Bentaleb (Tottenham) lors de la finale de la Coupe de la Ligue. Pardon, il s’est juste essuyé la main sur son visage. Il n’a pas fait exprès non plus, c’est évident. Brésilien d’origine, naturalisé espagnol, adopté par José Mourinho. Toujours bûcheron, toujours buteur. Cette valeur sûre is rich.

Tendance mercato
On ne le voyait pas du tout quitter le navire Chelsea à la fin de la saison. A moins qu’une trop grosse faute ne l’exclue définitivement du royaume. Une Brandao, quoi… Ces derniers temps, il aurait eu envie, paraît-il, de retourner à Madrid.

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