Étranger

Les fines gâchettes (10/15) : Alexis Sanchez, l’indestructible

Barré à Barcelone, le Chilien Alexis Sanchez revit à Londres où il est devenu, en l’espace de quelques matches seulement, l’atout numéro 1 des Gunners.

Il y a les altruistes, les mono-obsessionnels, les joueurs de surface et les attaquants de rupture. Les sensibles de la tête, les fragiles de la jambe et ceux qui ne doutent de rien, jamais. Difficile de classer Alexis Sanchez dans un rayon spécifique parmi les meilleurs attaquants de la planète. Altruiste, oui. Le garçon n’est jamais aussi bon que sur un côté et il adore combiner avec une vraie pointe. Mono-obsessionnel, peut-être pas. Mais un sacré sens du but quand même. Plutôt attaquant de rupture que nettoyeur. On peut en revanche affirmer qu’il fait partie de ceux qui ne doutent de rien, jamais. A peine débarqué à Arsenal, c’est sur lui que reposait l’essentiel des espoirs offensifs des Gunners. Olivier Giroud et Danny Welbeck avaient manqué trop de matches depuis le début de la saison pour entrevoir une continuité dans leurs performances respectives. Pas Alexis.
Tout juste arrivé, déjà adopté. « Il est difficile de trouver des exemples de joueurs qui se sont adaptés aussi rapidement que lui, témoignait Arsène Wenger, pas mécontent d’avoir déboursé 42 millions d’euros pour le sortir de l’impasse dans laquelle il se trouvait au FC Barcelone. Il a eu un impact fabuleux sur l’équipe. » Arsenal, privé d’un vrai leader offensif depuis le départ de Thierry Henry, ce qui commençait à faire, aurait donc retrouvé la flamme dans la lumière du Chilien. Les fans apprécient son engagement très latino, entre furia, grinta et don de soi. Car, sur un côté comme dans l’axe (il lui arrive de s’y aventurer), Alexis n’est pas qu’un attaquant percutant. C’est un chien pour la première relance adverse. Un renard, oui, mais un renard harceleur de surfaces. Wenger encore : « Il fait partie de ces gars qui ont toujours le désir de lutter, même s’ils doivent piocher dans leurs réserves. C’est aussi pour cela qu’il trouve toujours un moyen de marquer. »
Révélé à Udine mais coincé au Barça, entre l’éclosion de Pedro, la place prise par Lionel Messi et les arrivées de Neymar et Luis Suarez, Sanchez a su rebondir en partant, encore une fois, à la découverte d’un nouveau championnat. Même pas peur. Leader de sa sélection (26 buts en 81 sélections) avec Arturo Vidal, il est un relais essentiel de Jorge Sampaoli, le sélectionneur chilien. Il l’a montré lors de la dernière Coupe du monde. Dire que l’élimination de la Roja en huitièmes de finale contre le Brésil, lors de la séance des tirs au but, ressemblait à une anomalie n’est pas forcément une boutade. Alexis est une fine gâchette qui offre presque autant de buts qu’elle n’en claque (36 passes décisives pour 47 buts au Barça, 21 buts et 20 passes dèc’ à l’Udinese, 13 caviars en plus de ses 25 buts chez les Gunners). Et c’est une denrée (très) rare sur le marché.

Tendance mercato
Arsenal a sorti le chéquier l’été dernier et ne le regrette pas. Sous contrat jusqu’en 2018. On voit mal Alexis Sanchez quitter l’Emirates à l’heure actuelle. Arsène Wenger est plutôt enclin à construire autour de lui.

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