Équipe de France

Les clashes 2015

Passes d’armes, petites piques, mots doux ou mots à la limite. C’est le grand zapping de la phrase choc.

José Mourinho VS Arsène Wenger
Et dire que l’on croyait la hache de guerre (presque) enterrée… Entre José Mourinho et Arsène Wenger, le cent-quatorzième acte de leur génial « Je t’aime moi non plus » est ressorti des cartons après le Chelsea-Arsenal du mois dernier. Bon, il faut dire que Diego Costa, le boucher de Kensington Road, qui gagne très grassement sa vie pour trouver les trous de nez, les yeux ou les tibias de ses adversaires plutôt que le cadre des buts, a refait surface lui aussi.
Après avoir « marché » sur Laurent Koscielny, Diego le rigolo a fait sortir de ses gonds Gabriel, expulsé par l’arbitre. La commission de discipline de la FA a annulé ledit carton après visionnage. Mais les deux coaches, sitôt le coup de sifflet final donné, n’ont pu s’empêcher de remonter sur les planches. Du grand cru, surtout du côté de Mourinho…
« Cela fait plus de quinze fois que je rencontre Arsenal et ils ont toujours pleuré. La seule fois où ils ne l’ont pas fait, c’est quand ils ont gagné. De quelle controverse parle-t-on ? Nous étions la meilleure équipe. Il faut savoir se contrôler dans un derby. Je pense qu’en Angleterre, un seul manager n’est pas sous pression. Steve (McClaren) est sous pression, je suis sous pression, Brendan (Rodgers) est sous pression, (Manuel) Pellegrini aussi. Nous ne pouvons pas perdre de matches, nous ne pouvons pas décevoir les attentes placées en nous. Il (Wenger) est, pour une raison quelconque, en dehors de cette liste. Tant mieux pour lui. Il peut parler aux arbitres avant le match, après le match, il peut pousser les autres à côté des bancs, il peut pleurer le matin, l’après-midi, rien ne se passe. Il n’est jamais atteint, il garde son travail, il reste le roi. C’est un privilège. »
On écoute maintenant Arsène. « Costa peut faire ce qu’il veut, il s’en sort toujours. Les images le montrent, c’est un comportement inacceptable. Juste avant l’expulsion, il frappe deux fois Koscielny au visage puis il le jette au sol. Honnêtement, je ne comprends pas comment il a pu rester sur le terrain. Je ne conteste pas le rouge de Gabriel, il a eu tort de réagir mais Costa ne peut pas toujours s’en sortir comme ça. »

Vincent Labrune VS Jean-Michel Aulas

Entre Labrune et Aulas, c’est un peu comme si la mayonnaise montait un peu plus d’année en année. Durant l’été 2015, « JMA » a d’abord pris un malin plaisir à venir chatouiller son homologue marseillais. D’abord en engageant Jérémy Morel puis en mettant une pression quasi quotidienne sur Nicolas Nkoulou, répétant son envie de l’enrôler à quelques mois du terme de son bail olympien. Et puis Mathieu Valbuena a signé à Lyon. Et Lyon est venu jouer au Vélodrome…

■ Vincent Labrune (en juillet, à propos du départ de Jérémy Morel à Lyon et de l’arrivée de Karim Rekik à l’OM)
« Son départ inopiné nous a obligés à ouvrir une réflexion sur son remplacement. S’il était resté, nous n’aurions jamais relancé la piste de Karim. A ce titre, je tiens à remercier l’Olympique Lyonnais et son président de nous avoir permis de faire venir à Marseille un joueur de son niveau. Il était notre priorité l’été dernier et les relations que nous avons bâties, à cette époque, avec son entourage nous ont permis de réaliser cette opération que nous avions longtemps pensée impossible. »
■ Jean-Michel Aulas (en juillet, à propos de la proposition faite à l’OM pour Nicolas Nkoulou)
« Nicolas et son agent nous ont dit un certain nombre de choses, donc on y croit. Après, on peut se tromper. Il faut voir si Nicolas rempile à Marseille. S’il ne le fait pas, on débutera la saison comme ça. J’espère qu’il pourra nous rejoindre cet hiver. On a la capacité de sortir du groupe de la Ligue des champions dans la configuration actuelle. Maintenant, s’il prolonge, on prendra effectivement un défenseur central de plus. Les dirigeants de Marseille sont de très bons dirigeants. Il me semble difficile de refuser une offre financière à six mois de la fin du contrat d’un joueur. La venue de Nicolas n’est pas une certitude mais elle est vraiment possible. S’il ne resigne pas à l’OM, je ne sais pas ce que Vincent Labrune et Margarita Louis-Dreyfus feront mais il ne faudrait pas qu’ils affaiblissent mentalement leur groupe. Donc, tout est envisageable. »
■ Jean-Michel Aulas (après l’OM-OL de septembre et l’interruption du match)
« Les propos de Labrune, qui dit que certains faits de jeu ont poussé les supporters à bout, sont irresponsables. Je lui ai dit que c’était un guignol et qu’il n’allait pas durer longtemps dans le monde du football. C’est soit du burn-out, soit du Grand Guignol. Tout le monde connaît Vincent maintenant. Il n’y a pas si longtemps qu’il est arrivé dans le football mais il s’est fait une réputation de garçon qui n’a absolument aucune objectivité. Je pense que l’arbitre a été très courageux. Il aurait eu d’autres occasions de sortir un carton rouge. Remettre en cause l’arbitrage sur un match de ce type, c’est un peu douteux et je n’irai pas jusque-là, ça ne vaut pas le coup. Je ne veux pas de polémique. Vincent est jeune, il apprend petit à petit les risques quand on est président, les responsabilités qu’on a. Pour le spectacle, le match d’aujourd’hui a failli tourner en Clochemerle. Il faut avoir le courage de faire respecter un certain nombre de règles qui permettent aux supporters adverses, aux joueurs et à l’arbitre de poursuivre un match qui est parti sur de bonnes bases. »
■ Vincent Labrune (en juillet, à propos de la proposition faite pour Nicolas Nkoulou)
« Nkoulou, jusqu’à preuve du contraire, n’est pas libre. Je l’ai valorisé sportivement. C’est un joueur indispensable à l’équipe. Sa présence sur le terrain rapporte plus d’argent qu’un transfert. Nous avons tous envie de le garder. »
■ Vincent Labrune (après l’OM-OL de septembre)
« Il (Aulas) a l’habitude de perdre son sang-froid quand on le contredit d’une façon générale ou quand on contrecarre ses plans. Pour tout dire, il y a un vrai choc de générations entre nous. Moi, j’ai une vision plus moderne, internationale et économiquement saine du football. Lui, c’est une vision plus conservatrice, au sein d’un système qui est extrêmement bien rodé depuis longtemps. C’est un peu comme en politique, il y a les vieux lions qui ont du mal à faire de la place aux plus jeunes. Il faut faire avec et cela ne doit pas nous empêcher de travailler ensemble pour mener à bien les réformes du foot français qui doivent être menées et qui sont très importantes. »

Diego Maradona (à propos de Sepp Blatter)
« Nous avons un dictateur à vie ! Si Blatter incarne le visage du football, alors nous sommes bien mal embarqués ! Sous Sepp Blatter, la FIFA est devenue une honte et une douloureuse gêne pour nous autres qui aimons le football. Blatter a peur du FBI et de la police suisse, qu’on le sorte menotté du siège de la FIFA ! Quant à Luis Figo, il est moins loquace que l’ami de Zorro (ndlr : Bernardo, le valet sourd et muet du héros masqué). Blatter m’a fermé les portes du monde et maintenant, il est en prison (non) et moi, je parle avec vous. Cela prouve qui est le voleur. Michel Platini ? C’est un menteur ! Blatter lui a appris à voler. »

Le petit Louis Nicollin illustré
■ En août, après les deux défaites initiales de Montpellier en championnat
« Il n’y a qu’une chose qui me gêne. J’adore Rolland Courbis mais son idée de ne pas faire de matches amicaux… On en aurait joué comme toutes les autres équipes, on aurait vu nos carences et on aurait pu les gommer. Rolland ne voulait pas d’attaquant. Il n’y en aura pas. Il voulait Yoann Gourcuff. Fallait garder Anthony Mounier à tout prix… Faut pas me prendre pour un con. Parce que, ne rêvez pas, on va finir la saison à plus de 10 bâtons (ndlr : déficit de 10 M€) et quel est le con qui va les donner ? Bah, c’est ma pomme. Il n’y a que Morgan Sanson qui peut nous sauver. Et encore, je n’en suis pas sûr. Notre seule valeur marchande, c’est Sanson. »
■ En août, à propos de Yoann Gourcuff
« J’ai simplement dit à son agent : « Si tu veux qu’il soit à nouveau international, il faut qu’il signe à Montpellier. » Maintenant, je ne vais pas lui courir après. Si c’était une belle gonzesse avec de belles jambes, peut-être… »
■ En août, à propos de Nasser Al-Khelaïfi et Marcelo Bielsa
« C’est un ami, Nasser. Un mec bien. Rien à voir avec ce Bielsa qui est une merde et qui n’a jamais voulu apprendre le français. Lui, il est plus riche que tout le monde et il met un point d’honneur à apprendre le français. Rien que pour ça, je lui tire mon chapeau. »
■ A propos de Bielsa, toujours
« Franchement, je m’en fous complet. Cet homme n’a jamais été ma tasse de thé. S’il a vraiment démissionné et qu’il se barre sans chèque, tout va bien. Pourquoi je ne l’apprécie pas ? Parce qu’il a une tête de con, c’est tout. Il ne regarde jamais en face. Chacun fait l’amour comme il veut. Je ne supporte pas que les gens ne regardent pas en face ou gardent leurs lunettes de soleil quand ils vous parlent. Moi, je ne peux pas. Cela m’énerve. Les Marseillais vont enfin comprendre que c’était quelqu’un de pas bien. Bielsa a manipulé tout Marseille ! C’est un bon comédien. Il doit déjà être entraîneur du Mexique, non ? Pour moi, ce n’est pas une perte pour la Ligue 1. »

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