Équipe de France

Les Bleus pour l’Euro au laser (6)

A 200 jours et un peu plus de six mois du début de l’Euro, nous vous emmenons au cœur des Bleus. Quels seront les 23 ? « Planète Foot » vous dit tout avec la cote de chacun et ses chances d’être dans la fameuse liste finale de Didier Deschamps, en sachant qu’on ne peut prévoir la grosse tuile, sous forme de blessure, qui priverait du tournoi l’un de ceux qu’on annonce sûrs à 100%. Il s’agit d’un état des lieux du moment. Revivez aussi l’année 2015 en équipe de France de chacun des protagonistes. Arrêtez-vous sur leur CV sous le maillot frappé du coq. Pour vraiment tout savoir avant la compèt’.

LES DEFENSEURS : Bacary Sagna, la forte tête

La doublure de Mathieu Debuchy au Mondial 2014 est redevenu titulaire à droite. Voire taulier.

A bientôt 33 ans, Bacary Sagna fait partie des anciens, voire des « vieux » parmi les hommes de Didier Deschamps. Huit ans déjà que le défenseur de Manchester City appartient au groupe France. Et pourtant, il n’a jamais disputé d’Euro. Etonnant, non ?
Il faut dire que « le petit Sagna illustré » révèle une saison 2011-12 particulièrement noire. Lors du fameux « North London derby » Arsenal-Tottenham, l’ancien Auxerrois se blesse gravement au péroné droit et à l’insertion de la cheville, à la réception d’un duel avec Benoît Assou-Ekotto. Après une longue période de rééducation, il rechute tout seul, comme un grand, en contrôlant le ballon. Verdict : nouvelle fracture du péroné ! Il aura donc vu l’Euro 2012 dans son salon, les béquilles posées près du canapé.
Remplaçant de Mathieu Debuchy lors du dernier Mondial au Brésil, le trentenaire a pourtant changé de vie depuis et on peut avancer, presque à coup sûr, qu’il va enfin découvrir les joies d’une phase finale européenne en juin prochain. Un vrai retour en grâce qu’il ne doit qu’à lui-même.
Transféré à Manchester City l’année dernière, il a vécu une saison blanche ou presque. Il est aujourd’hui un indéboulonnable. « Great change »… « J’ai passé beaucoup de temps sur le banc et ça a été compliqué parce que depuis le début de ma carrière, je n’avais pas l’habitude d’être aussi souvent remplaçant. Mais ça m’a fait du bien. J’ai appris sur moi-même et j’ai pris le temps de connaître l’équipe, les joueurs. J’ai travaillé plus dur aussi. J’essaie d’être décisif, je veux être solide pour le groupe. J’arrive plus tôt avant l’entraînement, je reste après les séances, je fais des centres, des tirs. »
Longtemps critiqué pour la qualité de ses centres, justement, le nouveau Bacary – sans les tresses depuis cet été – s’illustre aussi sur les pelouses. Taulier à City, où il joue tous les matches. Plus précis en bleu, comme par exemple sur l’ouverture du score de Blaise Matuidi contre la Serbie en septembre. On commence à parler de l’apport offensif de Sagna, en plus de sa solidité défensive. Et comme le disait souvent Arsène Wenger à son propos : « Une fois qu’il prend sa place dans une défense, ce n’est plus possible de le bouger. Il éteint la concurrence. »
A bientôt 33 piges, il semble que le Sagna 2015-16 revienne aux fondamentaux.

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