Équipe de France

Les Bleus pour l’Euro au laser (28)

A 200 jours et un peu plus de six mois du début de l’Euro, nous vous emmenons au cœur des Bleus. Quels seront les 23 ? « Planète Foot » vous dit tout avec la cote de chacun et ses chances d’être dans la fameuse liste finale de Didier Deschamps, en sachant qu’on ne peut prévoir la grosse tuile, sous forme de blessure, qui priverait du tournoi l’un de ceux qu’on annonce sûrs à 100%. Il s’agit d’un état des lieux du moment. Revivez aussi l’année 2015 en équipe de France de chacun des protagonistes. Arrêtez-vous sur leur CV sous le maillot frappé du coq. Pour vraiment tout savoir avant la compet’.

LES ATTAQUANTS : Antoine Griezmann, Speedy Gonzalez en culotte courte

« Grizzy » s’impose désormais comme un incontournable du groupe France.

Avec sa patte de velours, son jeu fait de touchers de balle et de déviations sans contrôle, on a tendance à oublier la qualité première de Monsieur Antoine. La vitesse. Son petit gabarit, son centre de gravité assez bas et sa technique en mouvement lui permettent d’ouvrir des brèches dans les plus petits périmètres. Sa vitesse de course, aussi bien dans ses appels tranchants que balle au pied, le rendent souvent inarrêtable lorsqu’il est lancé. On en veut pour preuve son ouverture du score contre l’Arménie en octobre (4-0 à Nice), sur un une-deux d’école avec Karim Benzema. On peut y ajouter le modèle déposé en Liga, quelques jours plus tard, quand il prit le ballon dans le rond central pour filer plein axe, à Anoeta, son ancien jardin, et qu’il cloua sur place le bec et toute la défense de la Real Sociedad. Il n’a pas fêté ça, contre son ancien club et sa réelle maison mère, mais il aurait pu. C’était un but à la Lionel Messi, renforcé par le fait qu’il est gaucher. La patte gauche, une arme de plus au service des Bleus qui n’en comptent pas tant en attaque. Didier Deschamps lui laisse de plus en plus de liberté et il peut, avec autant de bonheur, se retrouver en « faux pied » dans le couloir droit comme dans le couloir gauche. Il était, jusqu’à la saison dernière, le « Super Sub » des Bleus, celui qui marquait quand il entrait en jeu. Il est devenu un titulaire en puissance, aussi bien pour sa liaison avec l’attaquant de pointe que pour son efficacité. Son sixième but en bleu, contre l’Arménie, était son premier en tant que titulaire.
A l’Atlético Madrid, il est aussi un homme de base de Diego Simeone. Il a éteint une concurrence qui n’était pas la première venue, laissant les Ferreira Carrasco, Oliver Torres et autres Fernando Torres sur le banc. Il fut l’un des inconsolables du Maracana au coup de sifflet final du quart de finale perdu contre l’Allemagne (0-1). Il fêtera ses 25 ans en mars et arrive sans crainte à maturité.
Surtout, Griezmann a vécu quelques mois difficiles avec l’équipe de France l’an passé. Pas au niveau de ce qu’il montrait en club, il a vu débouler Nabil Fekir dans son pré carré. Nabil s’est blessé. C’est Antoine qui l’a remplacé, en septembre, et d’un coup, c’est un peu comme si les codes avaient changé. Remuant, utilisant toute sa palette technique au milieu des Bleus, il s’est rendu, en l’espace de quelques matches, presque indispensable. Et puisque sa place dans les 23 ne fait aucun doute, on peut déjà lui conseiller de rester imperméable aux rumeurs du prochain marché estival des transferts. Le concernant, Manchester United, Chelsea et le Real seraient bouillants sur le carnet de chèques.

Populaires

To Top