Équipe de France

Les Bleus pour l’Euro au laser (21)

A 200 jours et un peu plus de six mois du début de l’Euro, nous vous emmenons au cœur des Bleus. Quels seront les 23 ? « Planète Foot » vous dit tout avec la cote de chacun et ses chances d’être dans la fameuse liste finale de Didier Deschamps, en sachant qu’on ne peut prévoir la grosse tuile, sous forme de blessure, qui priverait du tournoi l’un de ceux qu’on annonce sûrs à 100%. Il s’agit d’un état des lieux du moment. Revivez aussi l’année 2015 en équipe de France de chacun des protagonistes. Arrêtez-vous sur leur CV sous le maillot frappé du coq. Pour vraiment tout savoir avant la compet’.

LES MILIEUX : Blaise Matuidi, la force tranquille

Rarement un joueur aura autant fait l’unanimité que le milieu parisien depuis deux saisons.

Quelque part entre Spider-Man et les Tortues Ninja, il y a Blaise Matuidi. Jamais arrêté, jamais vraiment en équilibre avec cette silhouette longiligne et ses bras souvent si loin décollés du corps. Mais toujours là pour piquer, débouler comme un félin sur sa proie pour ne plus la lâcher. Toujours là pour doubler, tripler les efforts jusqu’à plus soif. Encore là pour frapper, cadrer et marquer. Ce n’est plus un prototype, c’est un modèle déposé. Ou peut-être le prototype du joueur qui n’a pas de profil. Milieu relayeur, il est un ancien récupérateur qui a muté. Qui se projette vers l’avant.
Une ancienne cheville ouvrière devenue un vrai technicien, qui n’hésite pas à combiner dans les petits espaces ou à jouer en limitant les touches de balle. A déborder, centrer, marquer. A récupérer, boucher, combler. Il y a là une différence entre le joueur qui n’a pas de profil et le joueur qui n’en a plus. Car Blaise, à force de gravir les paliers de la progression, continue de monter sans vraiment sentir de marches sous ses pieds. Sans doute parce qu’il n’y en a plus.
Après le Paris SG-Saint-Etienne où il était, dans la gestion des temps de jeu, remplaçant au départ (4-1 pour Paris le 25 octobre dernier), il n’était question que de lui dans les couloirs du Parc. Christophe Galtier, l’entraîneur des Verts : « Blaise ? Ce serait prétentieux de ma part de dire que j’ai vu ce joueur-là avant (ndlr : il l’a eu sous ses ordres à l’ASSE). A Saint-Etienne, il s’est bien amélioré mais c’est à Paris qu’il a connu sa plus grosse progression, au contact de grands joueurs. »
Pas très loin de là, Carlo Ancelotti, qui l’a drivé entre 2011 et 2013 à Paris, en a remis une couche sur RTL, au micro de Bixente, dans son Club Liza. « Oui, je suis surpris parce qu’au PSG, j’ai vu un joueur qui progressait tout le temps et j’ai pensé qu’il en avait fini avec sa progression. Mais non, il continue. C’est vraiment un joueur fantastique ! »
A son niveau, Matuidi fait aujourd’hui partie des meilleurs milieux relayeurs de la planète. C’est une évidence pour tous les techniciens. Ce n’est plus un vote mais un plébiscite. Reste maintenant à mettre tout cela en pratique avec les Bleus. Car Didier Deschamps, qui est 100% d’accord avec la thèse de la progression éternelle, aimerait que son « profil différent » du milieu mette tout cela en application avec un premier titre international l’été prochain. Il faisait partie des 23 à l’Euro 2012 mais n’a pas disputé la moindre minute. Il faut que l’évidence devienne une consécration.

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