Étranger

Les 50 stars de l’Euro 2012 (7) : Iker Casillas, un château en Espagne

San Iker nous contemple du haut de ses 128 sélections, record d’Espagne, à « seulement » 31 ans. Quand on étudie de près ses chiffres les plus fous, l’histoire file carrément le vertige. Ses comptes sont vraiment bons. La preuve.

Promis, juré, craché : si je mens, je vais en enfer ! Non, « Planète Foot » ne sera pas un long chapelet de stats. Mais bon, avec ce monsieur, on est bien obligé d’en passer par là. Et ceux qui apprécient vont forcément adorer. Le problème, avec le monstrueux Iker Casillas, c’est qu’on se demande par quel bout il faut prendre l’histoire… Le début ou la fin ? Sachant, évidemment qu’elle est loin d’être terminée. A la fin ? Aujourd’hui, l’histoire nous explique que le portier de la Maison Blanche est, avec ses 128 sélections, le le joueur le plus capé d’Espagne. Il a dépossédé Andoni Zubizarreta de sa couronne. Ça, déjà, ça vous classe un monument, non ?
Sinon, on a d’autres chiffres. Il est également le gardien international qui a disputé le plus grand nombre de rencontres sans encaisser le moindre but (72 en 128 sélections). Ça, ça peut laisser baba. Même pas ? D’accord. Il nous reste des provisions. Ce n’est que le début ! Toujours avec l’équipe nationale, le très saint Iker, décidément béni des dieux, réalisa lors du Mondial 2002 une sublime intervention face à la Corée du Sud, considérée comme l’un des 10 plus grands arrêts de l’histoire de la Coupe du monde. Ce soir-là, le mythique portier britannique Gordon Banks – ses monumentales performances datent de l’époque, désormais lointaine, où l’Angleterre avait de fiers portiers – s’en était presque égosillé : « Lui, il va entrer dans l’histoire et devenir l’un des plus grands gardiens que l’on ait connus ».

« Je vis de l’adrénaline de la compétition »
Quoi d’autre ? Le gardien madrilène fut évidemment un élément-clé dans la conquête du titre à l’Euro 2008. Le premier de la Roja depuis près de 50 ans. On rappellera que le coquin, capitaine victorieux au Mondial suivant, avait créé le buzz sur la Toile en embrassant en direct, médaille d’or autour du cou, sa compagne Sara Carbonero qui couvrait l’événement en tant que journaliste télé. Avec Iker, tout se fait à la vitesse grand V. Il fut champion d’Europe des U15. Dans la foulée ou presque, champion d’Europe des U16. Pour compléter le tableau, idyllique, ajoutons un titre de champion du monde des U20. Etourdissant, déjà. Pour ceux qui ne sont pas gavés, on peut, vite fait, évoquer ses perfs au Real où il a passé la barre des 600 matches (!). Iker débute en équipe première à 18 ans et quelques poussières. Oui, oui, au grand Real ! Ce n’est alors qu’un môme.
Au (joli) mois de mai 2000, juste après avoir fêté son 19e anniversaire, le gamin remporte… la Ligue des champions. La suite de l’histoire s’écrit avec la même encre. Les trophées appellent les trophées et les victoires appellent les victoires (à son palmarès en club, 5 titres de champion d’Espagne, 1 Coupe d’Espagne, 2 Ligue des champions, 3 Supercoupes d’Espagne, 1 Supercoupe d’Europe et 1 Coupe intercontinentale). Sans rassasier le bonhomme. « Les gens imaginent peut-être que je ressens de la lassitude ou une forme de saturation, que j’ai assez de titres. Ils se trompent. J’en veux encore et toujours. Je vis de l’adrénaline de la compétition. Elle me transcende. Il s’agit de mon oxygène. C’est dans cet état d’esprit que je vais aborder l’Euro. »
Si San Iker l’affirme, on le prend comme parole d’Evangile.

Le saviez-vous ?
Casillas est vraiment passé à la postérité. Le maire de Mostoles, la commune où le gardien madrilène est né, dans la communauté urbaine de Madrid, au Sud-Ouest de la capitale, a baptisé une avenue à son nom en novembre dernier. « Il le mérite, a expliqué le premier magistrat, pour les valeurs qu’il incarne en club comme en sélection. C’est un exemple pour tous et c’est le plus grand gardien du monde. »

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