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Les 50 stars de l’Euro 2012 (40) : Bastian Schweinsteiger, la cheville ouvrière

L’aboyeur allemand est un modèle d’abnégation au gros volume de jeu. Aura-t-il digéré son tir au but raté lors de la finale de la Ligue des champions ?

« Toujours ponctuel, souvent rieur et amical. Tous les gènes du Bayern ! » Voilà ce que l’on peut lire sur le site du club, à la page Bastian Schweinsteiger. De quoi faire hurler de rire Bixente Lizarazu qui en connaît plus d’un rayon sur l’un (« Schweini ») comme sur l’autre (le Bayern). « Oui, c’est tout à fait ça. Quand tu le vois de loin, avec son physique très germanique, tu te dis qu’avec lui, il faut marcher droit. Mais quand tu as appris à le connaître et que tu as fendu la carapace, tu te rends compte que c’est un super mec, qui a la déconne facile. »
« Liza » a partagé quatre saisons à ses côtés (de 2002 à 2006, exceptés six mois à Marseille). Il redit souvent à l’antenne, dans le « Club Liza » (sur RTL), son amour pour le Bayern et tout ce qu’il représente. Aussi, il aime « Schweini ». Car le milieu relayeur bavarois, né en Bavière, formé au club à partir de 14 ans et toujours là malgré les appels du pied du Milan AC et de Chelsea, notamment, est un peu plus qu’un simple joueur du Bayern. Il en est devenu un emblème et un pilier. Même chose en sélection.

Lizarazu : « Un super mec qui a la déconne facile »
Au sein de la Mannschaft, il a repris les rênes abandonnées par Michael Ballack. Les rênes que l’on refile généralement aux trentenaires. Et le piston multifonctions n’a que 27 ans. Forcément, quand on débute au sein de l’équipe-type du plus grand club du pays à 18 ans pour ne plus en sortir, on passe un peu plus vite que les autres à la postérité. C’est le destin du natif de Kolbermoor, passé par quasiment tous les postes du milieu, polyvalence oblige, et par tous les états aussi.
Il avait été vite installé chez les grands (en 2004), poussé par le sélectionneur d’alors, Rudi Völler, qui l’avait déjà lancé en Espoirs. Sa carrière prend une autre tournure depuis trois ans. Louis Van Gaal, au Bayern, l’avait repositionné dans l’axe devant la défense. Soit aux côtés de Mark Van Bommel, soit seul quand le gendarme hollandais était suspendu, autrement dit assez régulièrement. Et là, « Schweini » s’est découvert une seconde jeunesse.
C’est là, dans le cœur du jeu, qu’il excelle dorénavant et qu’il porte la Mannschaft. Joachim Löw, pas fou, l’a également replacé. Le sélectionneur est quand même un peu inquiet à son sujet. Le Bavarois a vécu une saison tronquée par les blessures. Il y eut d’abord une fracture de la clavicule à l’automne puis une déchirure aux ligaments de la cheville droite, en Coupe contre Stuttgart, qui ne sentait pas franchement bon. Finalement, Bastian a disputé un total de 36 matches toutes compétitions confondues (5 buts). « Une longue absence serait désastreuse », avait prévenu Jupp Heynckes, son coach au Bayern. Löw, qui a dû se passer de ses services pour le match contre la France, partage cet avis. A priori, Schweinsteiger sera sur pied. Espérons pour lui que la tête suivra. Le n°31 munichois était totalement effondré après avoir loupé son tir au but en finale de la Ligue des champions.

Le saviez-vous ?
C’est face à Lens, le 13 novembre 2002, que Bastian a fait ses premiers pas en Ligue des champions. Match nul (3-3) sur la pelouse de l’Olimpiastadion et élimination pour le Bayern (Lens termina 3e du groupe derrière le Milan AC et le Deportivo La Corogne). Entré à la 76e minute à la place de Mehmet Scholl, il offrit le dernier but à Markus Feulner. Et tout ça après deux entraînements avec les pros ! Schweinsteiger n’a plus quitté l’équipe depuis.

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