Étranger

Les 50 stars de l’Euro 2012 (30) : Claudio Marchisio, le Petit Prince de Turin

Pur produit de la Juventus Turin, le Piémontais rappelle la trajectoire du milieu des Reds, Steven Gerrard, son idole, à Liverpool.

« Il Principino » (le petit prince) di Torino. C’est son surnom et il le vaut bien. D’abord parce que Claudio Marchisio est un enfant de la Juve. Né à Chieri, à quelques kilomètres au Sud-Est de la ville, et à peine dix de Vinovo où s’est établi le nouveau centre d’entraînement du club voilà quelques saisons. Il a grandi et tout fait à la Juve. Capitaine des équipes de jeunes, Marchisio s’est offert toute une ribambelle de trophées avant de personnifier les gènes et l’ADN du club durant la saison 2006-07 : encadré par Gianluigi Buffon, Pavel Nedved, David Trezeguet et Alessandro Del Piero, il fit partie des jeunes pousses de la Primavera utilisées par Didier Deschamps pour l’opération « Remontée immédiate en Série A ».
Ce n’est plus un bébé mais pas encore un Espoir lorsqu’on le découvre cette année-là. Espoir, il le devient l’été d’après. Avec Giuseppe Rossi, parti très tôt à Villarreal, et Sebastian Giovinco, autre produit maison de la Juve, Marchisio s’affirme comme l’un des meilleurs milieux de terrain du pays. Toujours sur la pente ascendante, il fait partie des 23 sélectionnés par Marcello Lippi pour la Coupe du monde en Afrique du Sud. Mais c’est vraiment durant cette saison 2011-12, couronné d’un titre de champion d’Italie, qu’il a pris son envol.

Antonio Conte : « Chaque jour qui passe le rend plus fort »
A la baguette d’une Juve à nouveau intraitable, Claudio rayonnait au milieu. Chaque match en plus est un match meilleur, comme dirait Antonio Conte, son coach, celui qui faisait régner la loi dans l’entrejeu avec Didier Deschamps quand Claudio tétait le biberon bianconero. « Avec lui, on a la sensation que chaque match est meilleur. Que chaque jour qui passe le rend plus fort. C’est rare de voir ça. Surtout, ça l’autorise à ne pas se fixer de limites. »
Claudio rêvait d’Alessandro Del Piero quand il était minot, il joue à ses côtés aujourd’hui. On les compare volontiers mais Claudio est plus costaud. Vrai relayeur, il fait partie de ces footballeurs qui ne jouent que vers l’avant. Il perce les rideaux adverses, aussi bien avec ses percussions balle au pied qu’avec ses passes très justes. Il trouve les intervalles et crée des espaces grâce à sa vision du jeu très au-dessus de la moyenne. Et puis il y a cette frappe de balle. Lourde, précise, pure. Une frappe de mammouth pour certains qui le comparent aussi à Marco Tardelli, autre ancien de la Juventus. Trop vieux pour lui. Marchisio préfère parler de Del Piero et Steven Gerrard. Aussi bien dans la trajectoire de carrière (fidélité) que dans les caractéristiques (« impact player »), le joueur de Liverpool peut être fier d’avoir suscité pareilles vocations. C’est vrai qu’au milieu du terrain de la Squadra, la silhouette de Marchisio rappelle facilement une autre, tout de rouge vêtue, au Nord de l’Angleterre.
Au sujet du Scudetto, Claudio soulignait ceci : « Milan est plus fort que nous et reste clairement favori. Sur le papier, la Juve est en-dessous mais elle compense avec la force de son groupe. Nous pouvons vraiment réaliser quelque chose de grand cette année. » Il peut partir le cœur léger à l’Euro, même si le club piémontais a loupé le doublé Coupe-championnat (défaite 2-0 en finale contre Naples ce dimanche soir).

Le saviez-vous ?
En octobre dernier, Claudio Marchisio déclarait : « Je rêve d’inscrire mon premier but avec la Squadra ». Le lendemain, en Serbie, il ouvrit le score dès la première minute de jeu (score final : 1-1). Ça, c’est fait !

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