Équipe de France

Les 50 stars de l’Euro 2012 (21) : Philippe Mexès, le retour du grand blond

Si l’absence de Philippe Mexès en 2011 pour cause de blessure n’a pas été préjudiciable aux Bleus, finalement qualifiés pour l’Euro, son retour aux affaires est une très bonne nouvelle pour eux.

Entre les Bleus et lui, c’est déjà une longue histoire. Etonnant pour un garçon qui n’affiche, à 30 ans, que 23 sélections. Seulement voilà : Philippe Mexès et les Bleus, c’est une histoire longue et tortueuse. Entre chiens et chats, souvent. Jamais vraiment franc du collier. Très tôt présenté comme le grand espoir du foot français et trop vite annoncé comme le successeur de Laurent Blanc au poste de libéro de l’équipe de France, le Milanais a tout connu en sélection. Il fait partie de l’équipe nationale depuis qu’il a 15 ans. N’a pas « séché » une seule catégorie. Champion d’Europe des U18 en 2000 (en Allemagne), il incarnait alors la richesse de la formation à la française.
Sous la conduite de Raymond Domenech, Mexès se hisse en finale de l’Euro Espoirs 2002. C’est la génération Govou, Escudé, Pedretti, Cissé, Boumsong. Sauf que Philippe est plus jeune. Surclassé, comme d’habitude. A 20 piges, il honore sa toute première cape chez les grands. Nous sommes le 16 octobre 2002 et les Bleus l’emportent (4-0) sur la pelouse de La Valette, à Malte, durant les qualifications pour l’Euro 2004. Philippe, qui a chanté devant le reste de la troupe, bizutage oblige, remplace Lilian Thuram dans les dernières minutes.
On veut y voir un symbole. C’est là que l’itinéraire dévie. Episodiquement rappelé par le sélectionneur de l’époque, Jacques Santini, l’ancien défenseur d’Auxerre et de la Roma participe à la Coupe des Confédérations, qu’il remporte, en 2003. Mais il est oublié dans la liste des 23 pour le championnat d’Europe 2004 au Portugal. Son premier gros coup dur chez les Tricolores. Pas le dernier. Pour la Coupe du monde 2006 en Allemagne, Mexès voit une fois encore le train bleu partir sans lui. Raymond Domenech lui a préféré, dans sa liste de 23, Gaël Givet… et Pascal Chimbonda. Idem pour l’Euro 2008. Toujours placé, jamais gagnant.

« Avant, je me sentais seul en équipe de France »
Une deuxième chance lui est offerte quand Lilian Thuram raccroche. Les Bleus se lancent à l’assaut de la Coupe du monde 2010 et le grand est titularisé pour la première étape, en Autriche, à l’occasion des éliminatoires. La presse militait pour son retour. Raymond Domenech l’a rappelé. Et sa prestation au Prater de Vienne est un coup de poignard pour tous les partisans de son come-back. Mexès marque un but contre son camp et provoque un penalty. Les Bleus s’inclinent 3-1. L’équipe toute entière a touché le fond mais il y a un coupable idéal. Il est blond et joue en défense centrale. Cette fois-ci, Philippe s’en tire bien : il valait mieux ne pas être de la virée en Afrique du Sud.
L’arrivée de Laurent Blanc ouvre une deuxième carrière en Bleu pour Mexès. Nommé capitaine de l’équipe pour le premier match en Norvège en août 2010, il devient le pilier de la défense. Celui autour duquel le « Président » veut bâtir. Avec Adil Rami, la France se trouve une nouvelle charnière centrale et Philippe un vrai complice en sélection. « On joue vraiment l’un pour l’autre. Avant, je me sentais seul en équipe de France. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. » Enfin, la roue tourne. Les Bleus n’encaissent quasiment pas de but. Et là, patatras : le Toulousain se rompt les croisés au début du printemps 2011, alors qu’il vient de signer au Milan AC. Finalement, le Rossonero est revenu. Avec des douleurs dans le genou, opéré l’an dernier, mais rien d’alarmant. « L’IRM a révélé une inflammation au genou mais n’a pas mis en évidence de dommages importants », a précisé le Milan AC. Philippe l’espère bien. Laurent Blanc également.

Le saviez-vous ?
Touché au visage par des jets de projectiles, l’arbitre suédois Anders Frisk suspend le match de Ligue des champions Roma-Dynamo Kiev le 15 septembre 2004. Le club italien perd la rencontre sur tapis vert et doit disputer les deux suivantes à huis clos. Mexès ne les jouera pas. Expulsé peu avant par M. Frisk, il fut suspendu deux matches pour « conduite particulièrement antisportive ».

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