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Les 50 stars de la Coupe du monde (5) : Wayne Rooney (ANGLETERRE), le chaînon manquant

Bardé de titres avec Manchester United, où il vient de signer le contrat d’une vie, l’attaquant britannique subit une vilaine cure de sevrage avec les Three Lions. Son bilan en Coupe du monde est carrément dramatique : deux participations, huit matches, zéro but et un carton rouge. Il y a sûrement quelque chose à faire…

C’est toujours le même scénario avec lui. Et à chaque fois, il est à rebondissements. Quand il boude, clame son mal-être, évoque ses envies de départ, c’est tout l’inverse qui se produit. Wayne Rooney maîtrise parfaitement l’art du contre-pied, même dans sa com’. En octobre 2010, il avait refusé de signer une prolongation de contrat avec United, expliquant qu’il doutait de la faculté du club à attirer des joueurs de classe mondial. Changement de cap à 360° deux jours plus tard, avec un bail de 5 ans à la clé !
Nouveau coup de cafard l’été dernier. « Shrek », comme on le surnomme, est dragué par Chelsea. Il fait comprendre au board mancunien qu’il est terriblement tenté par l’offre des Blues. Pour bien souligner son état d’esprit, il est le seul, lors de la 1ère journée de championnat à Swansea, à rester à l’écart et à ne pas fêter un but de Robin Van Persie. Tous ses partenaires se congratulent.
Si la situation a fini par s’apaiser, l’hiver a encore bruissé de rumeurs. Elles l’envoyaient à Chelsea, au Real Madrid ou au Paris SG. Et bing, fin février, il rempile à MU jusqu’en 2019. Avec, selon la BBC, un contrat de 365 000 euros la semaine, soit 19 millions par an, ce qui en ferait le joueur le mieux payé de la planète foot à l’heure actuelle. A ce tarif, impossible de dire non à MU, qui vient pourtant de traverser sa pire saison depuis plus de 20 ans. « Nous allons essayé de finir le championnat en trombe et d’accrocher une place en Ligue des champions, commenta-t-il. Si nous n’y parvenons pas cette saison, nous reviendrons plus forts l’an prochain. L’avenir de Manchester s’annonce brillant. »
Rooney a remporté tout ce qu’il est possible et imaginable avec les Red Devils. Dont une Ligue des champions. C’est une toute autre histoire avec l’équipe nationale. Là, on débarque dans le désert le plus total, sans oasis en vue. Rien, pas la moindre ligne d’un début de palmarès. A titre personnel, son bilan en Coupe du monde, compétition qu’il s’apprête à disputer pour la troisième fois, est une véritable horreur : 8 matches, 0 but et 1 carton rouge. En 2006, il était arrivé blessé en Allemagne et avait quitté prématurément ses partenaires, en quarts de finale, contre le Portugal (0-0, 1-3 aux tirs au but), pour s’être consciencieusement essuyé les crampons sur l’entre-jambe de Ricardo Carvalho. Autre saillie en 2010, en Afrique du Sud. Après avoir été sorti en 8es de finale (1-4 contre l’Allemagne), il se plaignit des sifflets des supporters britanniques qui lui avaient visiblement fait très mal aux oreilles.
Il est certain que la situation et les échecs à répétition sont difficiles à supporter pour le battant, l’affamé de victoires, le fauve de compétition qu’il est. Ce cadre de la British Army refuse pourtant de capituler. Lors des éliminatoires, Wayne la fine gâchette a visé juste et largement participé au compostage du billet pour le Brésil avec sept réalisations (meilleur buteur anglais). Aujourd’hui, il veut croire en des jours meilleurs dans cette compétition maudite pour lui, jusqu’à présent. « On a quelques jeunes fantastiques et d’autres gars plus expérimentés. Il s’agit d’un bon mélange qui doit nous permettre d’être ambitieux. »
Roy Hodgson, le boss des Three Lions, attend beaucoup pour sa part de la star de l’attaque, dynamiteur en chef, qui compte parmi les leaders du groupe. « Sur la scène mondiale, Wayne n’a pas encore explosé comme il l’a fait dans le championnat d’Angleterre. Le message que j’ai envie de lui adresser, c’est « Voilà ta chance. Saisis-là. » Ce Mondial est une formidable occasion pour lui de montrer quel joueur magnifique il est. »
Et de mettre fin à une longue incompréhension.

Le saviez-vous ?
Evidemment, on a beaucoup plus parlé de son salaire astronomique mais dans le nouveau contrat que l’attaquant mancunien a signé avec les Red Devils, une clause prévoit qu’il deviendra, après sa retraite sportive, ambassadeur du club. MU forever.

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