Étranger

Les 50 stars de la Coupe du monde (37) : Sergio Ramos (ESPAGNE), le taureau ailé

Le premier footballeur à avoir atteint les 100 sélections avant ses 27 ans n’est toujours pas rassasié. Avec Sergio Ramos, le show est toujours très chaud !

C’était il y a dix ans, un 1er février 2004. L’entraîneur du FC Séville, Joaquin Caparros, lançait un petit jeune de 17 piges et des poussières dans le grand bain de la Liga : Sergio Ramos. Dix ans plus tard, le temps, les honneurs et un palmarès énorme n’ont pas entamé la fougue du môme qu’il était, de l’homme qu’il est devenu. Ce grand adepte des réseaux sociaux a ainsi commenté cette date anniversaire sur son compte Twitter : « Une décennie plus tard avec les mêmes enthousiasme, motivation, humilité et passion pour continuer à réaliser mes rêves. Des efforts et du travail pour continuer à grandir. »
Phénomène de précocité, Sergio Ramos fut transféré au Real Madrid pour 27 millions d’euros alors qu’il n’était encore qu’un espoir. Il débuta en équipe nationale à 18 ans et 361 jours. Le 22 mars 2013, huit jours avant son 27e anniversaire, il devient le joueur le plus jeune à atteindre le cap des 100 sélections, à l’occasion d’un match éliminatoire pour la Coupe du monde 2014 contre la Finlande. « Ce record, dit-il alors, me rend très fier. C’est difficile d’arriver à ce total à mon âge. J’ai eu la chance de débuter avec la Roja très tôt et d’avoir la confiance des différents entraîneurs qui se sont succédé à sa tête. Il y a eu beaucoup de grands moments. Pour moi, chaque victoire avec l’Espagne est spéciale. Mes premières rencontres en sélection sont inoubliables car j’en rêvais tout gamin. Il y a eu ces instants de folie contre les Pays-Bas, l’Allemagne, l’Italie… Et au-dessus de tout, bien sûr, les deux Euros et la Coupe du monde que nous avons remportés. Rien que le fait de les évoquer me donne la chair de poule ! »
Prototype du défense moderne, polyvalent, technique, véloce et dur sur l’homme, le champion d’Europe 2013 (double buteur à Munich lors des demi-finales retour de la Ligue des champions et auteur du but de l’égalisation en finale contre l’Atletico)s’est repositionné dans l’axe central, en club comme en sélection, après avoir longtemps squatté le côté droit. Sergio détient d’autres records moins glorieux. Il est par exemple le joueur qui a reçu le plus de cartons rouges dans l’histoire du Real. Le fier Sévillan, fan de flamenco, a le sang chaud. Torse bombé, ce regard qui vous défie et cette arrogance lui donnent des airs de matador. Le personnage dans la peau duquel il s’imaginait enfant. Dans l’arène du ballon rond, il est devenu une sorte de taureau ailé.
Décrit comme fort en gueule et volontiers hâbleur, Sergio sait aussi se comporter en coéquipier exemplaire. C’est avec la grinta qui l’a toujours caractérisé qu’il avançait vers la Coupe du monde au Brésil, où l’Espagne défendra le titre acquis en Afrique du Sud (premier match ce soir à 21h contre les Pays-Bas, sa victime en finale en 2010). « Devenir champion du monde est un objectif que nous avons eu la grande chance d’atteindre avec tout le peuple espagnol. Ce titre a été très difficile à conquérir et il sera sans doute aussi très difficile à conserver. Beaucoup de sélections évoluent actuellement à un très haut niveau et elles veulent toutes nous battre. Mais bon, défendre une Coupe du monde est un merveilleux challenge. En gagner une autre serait juste incroyable ! »
Incroyable mais pas impossible du tout, nous a-t-il semblé l’entendre murmurer…

Le saviez-vous ?
En novembre dernier, Sergio a annoncé sur son compte Twitter que sa compagne, l’actrice, journaliste et présentatrice espagnole Pilar Rubio, attendait un heureux événement. Le premier enfant du couple est un garçon. Il a vu le jour en mai. En attendant cette naissance, le champion du monde s’est vu offrir, par son club, un maillot du Real taille bébé, floqué du n°4, au nom de Ramos Junior.

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