Étranger

Les 50 stars de la Coupe du monde (24) : Xherdan Shaqiri (SUISSE), il gagne à être connu

Le meilleur joueur suisse n’est pas le plus starisé dans son club, au Bayern Munich. Mais attention les Bleus, cet homme-là aussi est dangereux…

On trouve de tout dans la grande famille des entraîneurs-sélectionneurs. Ceux qui ont tout gagné en club et rien en sélection, l’inverse et puis ceux qui ont tout gagné partout (comme Marcello Lippi, champion du monde avec l’Italie après ses sacres turinois, ou Vicente Del Bosque, champion du monde et champion d’Europe avec l’Espagne après ses triomphes madrilènes). L’Allemand Ottmar Hitzfeld n’a remporté aucun trophée avec la Suisse. Mais le sélectionneur helvète a remporté deux fois la Ligue des champions et la Coupe Intercontinentale (avec le Borussia Dortmund en 1997 et le Bayern Munich en 2001).
Il ne perd pas non plus son temps à la tête de la sélection suisse, 8e au classement FIFA et tête de série de son groupe. C’est une voix qui compte dans le concert international. Un homme davantage réputé pour son sens de la mesure que pour ses coups de grisou malvenus. Aussi, quand il parle de Xherdan Shaqiri, meilleur joueur de l’équipe, les mots prennent tout leur sens. Et Ottmar en a plein la bouche de son naturalisé kosovar ! « Il deviendra l’un des joueurs phares du Bayern, assurait-il. C’est un dribbleur hors du commun et il possède une force physique remarquable. »
Né à Gjilan, au Kosovo, Xherdan était arrivé en Suisse avant de manger des petits pots (il avait un an seulement quand ses parents quittèrent le pays en 1992). Et il tapa tout de suite dans un ballon. A 10 ans, avec les juniors du FC Bâle, il est élu meilleur joueur de la Nike Premier Cup, qui se tient cette année-là en République tchèque. Grâce à sa précocité, son sens du dribble, et une aisance balle au pied largement au-dessus de la moyenne, il intègre très vite l’équipe réserve du FC Bâle. Puis signe son premier contrat pro.

Premier doublé en Bundesliga contre Fribourg
L’avenir de la famille Shaqiri est assuré mais il ne compte pas s’arrêter là. Xherdan se fait une place de choix au sein de l’effectif bâlois et signe le but du titre en 2011 contre Lucerne. Il devient le plus jeune « Joueur de l’année en Suisse ». Le 1er octobre 2011, à seulement 19 ans, 11 mois et 20 jours, il dispute son 100e match avec Bâle ! Le garçon n’est pas du genre à traîner en route.
Le Bayern Munich le recrute en 2012. Même si l’effectif du géant bavarois est pléthorique, Jupp Heynckes, le coach de l’époque, est aux anges. « Il va renforcer l’équipe au cours des prochaines saisons grâce à son intelligence de jeu. Nous l’observions depuis un long moment et je suis très heureux de le voir chez nous aujourd’hui. Je suis convaincu qu’il va devenir un joueur important au Bayern. » Trop souvent scotché sur le banc à son goût, l’intéressé à des envies d’ailleurs…
Avec l’équipe nationale en revanche, la vie est belle. Force de frappe numéro un de la Nati, Shaqiri est une vraie star au pays. C’est le porte-drapeau de Coca-Cola et il figure sur la jaquette de « FIFA 14 » en Suisse, aux côtés de Lionel Messi. Xherdan peut jouer partout, aussi bien dans l’axe que sur les côtés. Ses accélérations et la qualité de sa frappe du pied gauche font des ravages, comme contre Fribourg en février (il avait signé son premier doublé en Bundesliga). Il a malheureusement eu la mauvaise idée de se blesser juste après…
Une déchirure à la cuisse droite l’a tenu éloigné des terrains plusieurs semaines. Mais cette mésaventure lui a aussi permis de ne pas trop tirer sur la corde à l’approche du grand rendez-vous au Brésil. De toute façon, il ne jouait pas tous les matches (on l’a dit). Confronté à un problème de riches, Pep Guardiola a fait tourner avec Thiago Alcantara et Toni Kroos. Gare à ses fulgurances et à ses coups de massue. Si l’équipe de France a eu de la chance au tirage, c’est quand même un sacré client qui va se dresser sur sa route. Bon, Franck Ribéry est au courant…

Le saviez-vous ?
Vainqueur de tous les trophées possibles en 2013, Xherdan Shaqiri est devenu le troisième joueur de la Confédération à inscrire son nom au palmarès du Mondial des clubs. Il rejoint au panthéon Stéphane Chapuisat (sacré avec Dortmund contre Cruzeiro en 1997) et Ciriaco Sforza (sacré avec le Bayern Munich d’un certain Ottmar Hitzfeld contre Boca Juniors en 2001). Ces deux derniers avaient été couronnés dans ce qui se nommait encore à l’époque la Coupe Intercontinentale. Du beau linge, non ?

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