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Les 50 stars de la Coupe du monde (22) : Vincent Kompany (BELGIQUE), le prince des Belges

Surnommé « Vince the Prince », le capitaine des Diables Rouges Vincent Kompany fait presque figure d’ancêtre, à 28 ans, parmi les incroyables talents de la nouvelle vague belge. Il en est surtout le guide.

Vince the Prince. C’est son surnom et ça vous classe tout de suite le bonhomme. Capitaine à Manchester City, où les superstars et les egos se bousculent, capitaine d’une rafraîchissante et prometteuse équipe des Diables Rouges, Vincent Kompany a été élu sportif préféré des Belges pour l’année 2013. Avec son calme, sa maîtrise technique et sa vision du jeu, il est, à son poste de défenseur central, une sorte de pilier rassurant.
Débarrassé des pépins (adducteurs) qui ont enquiquiné sa première partie de saison, le grand Vince (1,91 m sous la toise) peut désormais se consacrer pleinement à sa tâche. Champion d’Angleterre en club (deuxième titre après celui de 2012), il réintègre la sélection en ayant accompli la première partie de la mission. Ici, puisque c’est le sujet du jour, on s’attardera sur le joueur de l’équipe nationale.
Flashback. Vincent n’a pas encore soufflé sur les bougies du gâteau de son 18e anniversaire. Il a quelques mois d’ancienneté chez les pros et totalise à peine plus de 20 matches avec son club de l’époque, Anderlecht, quand Aimé Anthuenis, le sélectionneur des Diables Rouges, décide de le lancer dans le grand bain, à l’occasion d’une rencontre amicale contre la France. La défaite 2-0 n’y change rien : celui qu’on n’appelle pas encore « the Prince » s’impose très vite comme un élément incontournable.
L’incroyable maturité que dégage Kompany, en dépit de son âge, et son aisance sur le terrain lui valent rapidement un rôle de leader. Qu’il incarne encore un peu plus aujourd’hui dans cette nouvelle vague belge qui n’en finit pas de déferler. Et de grossir. « Ce qui a changé, constate le capitaine, c’est qu’aujourd’hui, tout le monde vient en sélection avec l’esprit du guerrier. Avant, nous n’étions pas aussi compétiteurs. »
Ce qui a également modifié la donne, c’est l’émergence de ces incroyables talents qui ont transformé la sélection belge en un immense laboratoire à champions. Une génération dorée. « Cela peut paraître fou, reprend Kompany, qu’un petit pays comme le nôtre arrive à dénicher autant de joueurs brillants… En plus, ils sont quasiment tous du même âge. A 28 ans, je suis pratiquement le plus vieux de la troupe. Cela offre de belles perspectives à la Belgique. Nous avons prouvé qu’une petite nation pouvait sortir des jeunes très forts. Bien sûr, on a bénéficié de la proximité de grands pays de football puisque beaucoup de nos gars ont effectué une partie de leur formation aux Pays-Bas, en France et en Angleterre. Mais tous viennent de Belgique. »
Et forcément, cela donne des idées… Cette classe biberon n’a pas l’expérience d’un grand tournoi mais beaucoup de ceux qui la composent évoluent dans des clubs de haut standing. Ceci peut compenser cela. Le capitaine des Diables Rouges refuse toutefois de s’enflammer. Pas question d’afficher des ambitions démesurées. « Je n’aime pas qu’on dise que c’est maintenant ou jamais. J’estime que nous avons encore dix ans devant nous. Mais c’est sûr qu’on fera tout pour connaître la consécration le plus rapidement possible. »
Calme et posé, il l’était déjà à 20 ans. Alors, à 28…

Le saviez-vous ?
En remportant la Cup 2011 avec Manchester City (victoire 1-0 en finale face à Stoke City), Vincent Kompany est devenu le premier joueur belge à obtenir ce trophée.

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