Étranger

Les 50 stars de la Coupe du monde (2) : Daniel Alves (BRESIL), le défenseur d’attaque

Daniel Alves est considéré comme le meilleur arrière droit du monde en Catalogne, surtout depuis que Sergio Ramos joue dans l’axe à Madrid. Le fou volant du Barça est un leader naturel en Seleçao. Et il sait ce qu’il veut.

A 31 ans (il les a eus le 6 mai), Dani Alves fait figure d’ancien dans le squad brésilien. Au milieu des Neymar, Oscar et autres Bernard, il n’a pas vraiment l’air d’un perdreau de l’année. Le changement générationnel donne des rides à ceux qui restent. Au Brésil, c’est un vrai raz-de-marée qui a englouti les anciens au lendemain de la Coupe du monde 2010. L’élimination en quarts de finale contre les Pays-Bas (2-) a dopé l’impopularité de Dunga. Qui n’avait déjà pas les faveurs des fans quand il tenait le milieu de terrain en tant que joueur. Qui, par exemple, se souvient du compère de Thiago Silva dans l’axe de la défense ? Rien que la question est une erreur : la charnière était composée de Lucio et Juan, Thiago était sur le banc ! Daniel Alves, lui, jouait milieu de terrain, côté droit, en remplacement d’Elano quand il n’était pas titulaire. Ou devant Maicon qui, lui, l’était toujours, au poste de latéral droit. Un artiste, ce Dunga…
Aujourd’hui, à l’heure de partir à la conquête du rêve et de cette Coupe du monde disputée au pays, l’électron libre du Barça fait donc figure d’ancien. Elu par ses pairs meilleur latéral du monde en 2012, il connaît le chemin à parcourir pour s’asseoir sur le toit du monde. « C’est toujours quelque chose d’incroyable, un privilège énorme d’être reconnu pour son travail mais il est évident que dans un sport collectif, il est plus facile de gagner des prix individuels quand on évolue dans une grande équipe. » Merci le Barça, donc.
Et la Seleçao, alors ? « Nous avons une équipe jeune mais qui possède beaucoup de talent. Et quand même une certaine expérience avec la Coupe des Confédérations gagnée l’an passé. L’arrivée de Luis Felipe Scolari nous a fait du bien. Il est champion du monde, cela veut dire beaucoup. J’espère qu’il va réussir à trouver ce point d’équilibre qui nous manque encore à certains moments. Nous sommes aux portes du plus beau tournoi que l’on puisse imaginer, devant notre public. Ça doit nous permettre d’être heureux et d’espérer. »
Dani n’a pas peur de la pression populaire. « Nous voulons redonner espoir à notre peuple. Je comprends que les gens manifestent. Je comprends pourquoi, je vois ce qu’ils veulent. C’est l’une de mes devises, je ne me demande jamais pourquoi mais pour quoi. La pression ? Nous devons vivre avec. Les excuses sont pour les perdants. » Pas question de se cacher. Ce n’est de toute façon pas le genre de la maison.
Quand il ne monte pas au créneau pour défendre le groupe, Alves attaque à tout-va dans son couloir droit. Son domaine réservé. A Barcelone, il est la rampe de lancement numéro une de Lionel Messi. Leo marque souvent en solo mais Dani lui a délivré plus de 30 passes décisives, dont une un peu particulière, l’an passé au Parc des Princes, pour le quart de finale aller de la Ligue des champions (2-2). Un extérieur pied droit sans contrôle, à l’angle de la surface, par-dessus la défense. Un modèle déposé. Comme un symbole. Celui d’un joueur qui sait tout faire et qui affichait déjà 120 passes décisives en carrière. Ce n’est plus l’arrière qui monte, c’est l’arrière qui attaque.

Le saviez-vous ?
Une amitié très forte lie Daniel Alves et Eric Abidal, anciens coéquipiers au FC Barcelone. Lorsque le défenseur français a eu besoin d’une transplantation, après s’être vu diagnostiquer une tumeur en 2011, le Brésilien lui a proposé une partie de son foie. Cette saison, Dani Alves a rendu hommage à son ancien partenaire en changeant son numéro 2 pour le 22 que portait Abidal.

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