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Les 50 stars de la Coupe du monde (18) : Antonio Valencia (EQUATEUR), le turbo de l’Equateur

L’Equateur a assuré l’essentiel de sa qualification à domicile, à 2 850 m d’altitude. L’ailier de Manchester United Antonio Valencia fait un très bon VRP sur la scène internationale. Découverte.

Il joue milieu offensif. Normalement. Plutôt sur le côté droit. Naturellement. Mais il peut faire bien d’autres choses sur un terrain de foot. Recruté en 2009 par Sir Alex Ferguson pour succéder à Cristiano Ronaldo à Manchester United (rien que ça), Antonio Valencia est le joueur d’envergure internationale de l’Equateur, futur adversaire de la France au 1er tour de la Coupe du monde. Adversaire dont on ne sait pas grand-chose. On connaît mieux Valencia.
A 28 ans, le boss de la sélection totalise 67 capes (8 buts marqués) et il s’apprête à disputer sa seconde phase finale. En 2006, il avait participé aux 8es de finale et avait donné du fil à retordre à l’Angleterre (0-1). Mais ce n’est pas sur ce match que Ferguson s’était forgé une opinion. En fait, l’ancien mentor d’United a toujours été fan du gaillard. Il n’avait pas hésité à débourser 20 millions pour en faire le successeur de « CR7 ». Une surprise pour beaucoup. Pas pour « Fergie » qui s’en souvient encore : « Dès son arrivée à MU, il a montré beaucoup de vivacité, de puissance mais aussi d’équilibre dans le jeu. Il a tout de suite répondu au challenge qui lui était proposé. »
Vice-capitaine de l’Equateur – puisque c’est Walter Ayovi qui porte le brassard -, Valencia peut se recentrer sur sa mission première en sélection : donner l’impulsion et entraîner tout le monde. Antonio est un vrai polyvalent. A de multiples reprises, il a évolué – et ça lui arrive encore – arrière latéral avec Manchester. Ce dévouement et cette faculté d’adaptation rendent ses coéquipiers admiratifs, comme Ashley Young. « Il fait tout. Il attaque, il défend. Il peut frapper, centrer, passer, il est vraiment complet. C’est fantastique de jouer avec lui ! Et puis c’est un très grand professionnel. » Ferguson, encore : « Antonio est un grand joueur mais aussi un grand homme. Il progresse constamment. »

Le plus rapide balle au pied
Ce n’est pas le garçon le plus médiatique ni le plus people de Premier League. Lui préfère parler avec ses pieds. Mais quand il cause, ça s’entend. La preuve avec l’étude menée de façon tout à fait officielle par la FIFA à l’automne dernier et qui le désignait « joueur le plus rapide du monde balle au pied ». En clair, personne ne va aussi vite que lui en mode « conduite de balle ». Les « CR7 » et autres Lionel Messi peuvent aller se rhabiller. Flashé à 35,1 km/h, Valencia dominait le classement devant Gareth Bale (34,7 km/h) et Aaron Lennon, la flèche de Tottenham (33,8 km/h). On retrouve Ronaldo, Messi, Franck Ribéry, Arjen Robben et Theo Walcott dans le Top 10 mais c’est bien un Equatorien le roi.
David Moyes, successeur de « Fergie » remercié dernièrement, l’a fait beaucoup jouer cette saison. « C’est quelqu’un de très honnête et un énorme bosseur, expliquait le successeur de Sir Alex. Il sait tacler, dribbler, effacer un défenseur en un contre un. Il possède vraiment toutes les qualités et se donne à fond pour l’équipe. » Les Bleus sont prévenus. Patrice Evra, qui se le coltinait chaque matin à l’entraînement, pourra toujours donner quelques tuyaux à Didier Deschamps. Mais quelque chose nous dit que « DD » sait déjà tout. Les Bleus croiseront la route de Valencia à Rio le 25 juin. Et comme le sprinter jamaïquain Usain Bolt, grand fan de Manchester et d’Antonio, surnomme le Maracana la piste aux étoiles…

Le saviez-vous ?
Antonio Valencia était très proche de Christian Benitez, l’attaquant équatorien mort brutalement en juillet dernier au Qatar. Benitez était sous contrat avec Al Jaish SC après un passage en Angleterre, à Birmingham. En mémoire de celui qu’il considérait « comme (son) frère », Antonio s’est fait tatouer son surnom et son numéro : « Chucho 11 ».

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