Étranger

Les 50 stars de la Coupe du monde (11) : Manuel Neuer (ALLEMAGNE), c’est lui le meilleur !

L’indestructible gardien du Bayern Munich est aussi l’un des atouts majeurs de la Mannschaft de Joachim Löw. Voici pourquoi.

Il a mis fin à cinq ans de règne sans partage d’Iker Casillas. En décembre dernier, l’IFFHS (la Fédération internationale de l’histoire et des statistiques du football) a désigné Manuel Neuer comme le meilleur gardien de but de l’année 2013. Longtemps indétrônable mais plus ou moins renvoyé dans le vestiaire du Real Madrid, San Iker a logiquement laissé sa place au nouveau maître des lieux. Neuer, le meilleur ? Aux yeux de ceux qui suivent les choses du ballon rond et plus particulièrement à son poste, il s’agit d’une évidence. Sa présence dans les airs, ses réflexes sur sa ligne, ses relances monstrueuses et son style caractéristique ont vite fait de convaincre la planète foot. Au sujet de ce style, il dit : « Lorsqu’un attaquant se trouve en face de moi, je m’inspire de l’attitude des gardiens de hand. Je cours dans sa direction en plaçant mes mains en opposition afin de couvrir le maximum d’angle. »
Le natif de Gelsenkirchen avait rapidement rejoint Schalke 04. Et l’emblématique gardien du club de la Ruhr, Jens Lehmann, figurait bien sûr parmi ses idoles d’enfance. « Gamin, les jours de match, j’arrivais bien avant l’heure du coup d’envoi pour voir tous ses trucs et comment il s’échauffait. Dans sa préparation comme dans les rencontres, c’était le portier le plus moderne d’Allemagne. Sinon, à l’international, j’appréciais beaucoup Edwin van der Sar. »
Lors de sa première saison pro avec Schalke, qui termine vice-champion, le môme est désigné meilleur gardien de Bundesliga. Avec les Espoirs, il remporte le championnat d’Europe 2009 et se voit désigné meilleur « goalkeeper » de la compétition. Avec le Bayern Munich, qui l’avait recruté en 2011, Manu a gagné tout ce qu’il était possible d’imaginer. Avec la Mannschaft, dans une histoire qui s’est rapidement accélérée, il reste en attente d’une consécration.
Flash-back. Fin de l’été 2009. Neuer vient tout juste d’intégrer le team de Joachim Löw dans la peau et les gants d’un numéro trois. Le suicide du titulaire, Robert Enke, et la blessure de son suppléant, René Adler, vont complètement chambouler la donne. Neuer aborde le rendez-vous en Afrique du Sud en position de number one. Le grand oral va tourner à la démonstration. Invincible ou presque en phase de poule – un seul but encaissé -, le malin se transforme carrément en passeur décisif sur l’ouverture du score de Miroslav Klose en 8es de finale face à l’Angleterre (4-1). Manuel en profite pour s’imposer définitivement comme le successeur d’Oliver Kahn, autre figure mythique du Bayern, au sein de la sélection d’outre-Rhin.
Depuis, son chemin n’est qu’un long fleuve tranquille. Ses performances en club (où Pep Guardiola lui a apporté quelques petites choses pour améliorer son jeu au pied, dans un rôle de libéro de la défense) comme en équipe d’Allemagne approchent le plus souvent la perfection. L’approche de Manchester City, qui espérait le recruter, n’a pas fait trembler la Maison Rouge. « Il n’y a aucune chance qu’il s’en aille, s’est exclamé le coach bavarrois. On a le meilleur gardien du monde, on le garde ! »
Le principal intéressé n’avait pas envie d’aller voir ailleurs : « Je veux jouer ici le plus longtemps possible. Il n’y aucune raison de quitter le meilleur club au monde. Je suis un joueur du Bayern Munich et je vais le rester. » Il est aussi un joueur de la sélection. On est sûr qu’il va le rester. Et on ne doute pas qu’il espère ajouter, au Brésil, un titre qui manque à son immense collection.

Le saviez-vous ?
Après la victoire du Bayern en finale du Mondial des clubs, en décembre dernier à Marrakech (2-0 face au Raja Casablanca), Neuer a créé le buzz en venant fêter ce nouveau succès munichois avec un turban marocain sur la tête. Explications : « En fait, il appartient à un ami brésilien à Rafinha et moi. On le considère comme notre porte-bonheur. Il est venu du Brésil pour nous encourager et a acheté ce turban dans un bazar de Marrakech. Le coiffer, c’était une manière de lui rendre hommage et de rendre hommage au pays hôte. »

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