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Les 50 stars de la Coupe du monde (1) : Gianluigi Buffon (ITALIE), le maître du temps

Il était le numéro trois lors de la Coupe du monde 1998, derrière Gianluca Pagliuca et Francesco Toldo. Alors à 36 ans, l’éternel Gigi ne va disputer « que » sa quatrième Coupe du monde. Attention, monument !

Il était arrivé à la Juventus Turin en 2001. Treize ans déjà. Après le transfert de Zinédine Zidane au Real Madrid, les Bianconeri signèrent un chèque record pour un gardien de but : 55 millions d’euros. Gianluigi Buffon a prolongé, il y a quatorze mois, son contrat. Jusqu’en 2015. « A mon arrivée, ma seule préoccupation était de savoir si je serais à la hauteur. Si je pourrais franchir un cap pour atteindre le plus haut niveau. Aujourd’hui et avec tout ce que ce club m’a permis de connaître, je me sens toujours dans le même état d’esprit. J’espère jouer aussi longtemps que mon corps me le permettra. C’est vrai qu’à mon âge, les clubs proposent une prolongation d’un an. Aussi, cette proposition de 2 ans m’a montré la grandeur de la Juve. »
Considéré comme l’un des meilleurs gardiens de tous les temps – il fut incontestablement le plus fort au cours de la première décennie de ce nouveau siècle -, le capitaine de la Squadra Azzurra cultive son incroyable degré de compétitivité dans l’humilité et le respect des valeurs, des traditions. On le revoit, sur le parking des joueurs à l’entrée de l’ancien Stadio Comunale (qui s’est refait une beauté et qui a été rebaptisé Stade Olympique pour les J.O. d’hiver 2006), pensant arriver quelques minutes en retard avant une banale séance d’entraînement, refuser de signer des autographes mais promettre de s’arrêter après, puis piquer un sprint jusqu’au vestiaire pour ne pas se faire épingler. Il était arrivé en avance, comme à chaque fois, et il s’était attardé en sortant, comme souvent.
A Vinovo, où la Juve a établi son centre d’entraînement, à la pointe sud de la ville, il n’est pas connu pour arriver en retard non plus. Et ça fait bientôt vingt ans que ça dure puisque l’animal avait débuté en Série A à 17 ans seulement, le 19 novembre 1995, lors d’un Parme-AC Milan. Avant d’encaisser son premier but contre… la Juve. Il a 18 ans quand il devient (en 1996) champion d’Europe Espoirs, au milieu de joueurs de 22 ou 23 piges. Le capitaine de la sélection est aujourd’hui le joueur le plus capé de l’histoire du football italien. Le 11 octobre 2013, il a dépassé Fabio Cannavaro à Copenhague (Italie-Danemark 2-2) avec 137 capes. Record en cours, dernier pointage à 139.
Un monument, parti pour jouer… libéro. Mais ça, c’était la classe biberon. Enfin, avant 1990. « Lors du Mondial 90, je suis devenu un fan inconditionnel du Cameroun. Thomas Nkono me fascinait. Il avait une façon exceptionnelle d’interpréter le rôle du gardien de but. Il a changé le cours de ma carrière, il m’a donné envie de jouer dans les buts. J’ai voulu suivre sa trace. Mon fils s’appelle Louis Thomas, il porte le prénom de mon idole. »
Aujourd’hui, le prénom Gianluigi est très à la mode dans les maternités d’Italie. Au Cameroun, on ne sait pas.

Le saviez-vous ?
Lorenzo Buffon, le grand-oncle de Gianluigi, gardait les buts de la sélection italienne lors de la Coupe du monde 1962 au Chili. Elimination au 1er tour mais sacrée équipe puisqu’on y trouvait, entre autres, Cesare Maldini, Giovanni Trapattoni, José Altafini, Omar Sivori et Giovanni Rivera !

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