Équipe de France

Le Top 10 des bad boys (5/5)

Ils sont multiculturels, parfois cultes. Souvent, ils jouent mieux des deux coudes que des deux pieds. Il leur suffit d’un regard et il ne savent pas vraiment pourquoi, ils pètent un câble. Ils sont tous footballeurs de profession. Mais leur vrai métier, c’est bad boys. Alors que Joey Barton, leur ambassadeur mondial, a découvert la Ligue 1 entre deux suspensions, « Planète Foot » leur offre du temps de jeu. Casting.

9. Pepe, la cisaille

Digest
A Porto déjà, ses grands compas en faisaient le gardien du temple. Pas facile de le passer balle au pied, quasiment impossible de lui prendre un ballon de la tête. Depuis qu’il est au Real Madrid et naturalisé portugais, pas facile de l’approcher tout court. Souvent irréprochable à son poste de stoppeur (fou), il trimballe pourtant l’image du gars qui fond les plombs, notamment depuis cette nuit d’avril 2009 où il s’est littéralement défoulé sur le pauvre Casquero. Monstrueux défensivement mais pas que…

Ses faits d’armes
21 avril 2009
• A Bernabeu, le malheureux Javier Casquero chute dans la surface au contact de Pepe. Penalty pour Getafe et début des ennuis pour Javier. Enervé, Pepe le mitraille de coups de pied dans les jambes et le dos, l’empoigne, lui pince fort le bras droit, le plaque face contre terre en lui tirant les cheveux et lui rentre son genou dans le dos. Poussé par deux joueurs de Getafe venus au secours du torturé, Pepe lui écrase encore la cheville tout en balançant une gifle à l’un et une droite à l’autre. C’est Iker Casillas qui parviendra, on ne sait toujours pas comment, à le sortir du terrain. Pepe écopera de 10 matches de suspension. Un modèle déposé.
En 2011, lors du 8e de finale retour de Ligue des champions contre Lyon, il multiplie les interventions à la limite et provoque une nouvelle réaction de l’état-major madrilène. Cette fois, c’est Alfredo Di Stefano lui-même qui prend la parole et conseille « à Pepe de ne pas perdre les pédales ». L’UEFA se penche sur le cas du joueur, déjà régulièrement suspendu.

Janvier 2012
• En Coupe du Roi, il écrase délibérément la main de Lionel Messi qui a eu la mauvaise idée de se retrouver au sol, balancé par Callejon, à portée de crampons de la cisaille. A s’en mordre les doigts. Sur les images, passées en boucle, on peut se délecter du regard de Pepe qui ignore un Leo se tordant de douleur.

Sa phrase coup de poing
« Les joueurs du Barça sont des tricheurs. Si quelqu’un se sent offensé par ces propos, c’est parce qu’il n’y a que la vérité qui blesse. »

Son casier judiciaire
Portugais – 29 ans – Défenseur – Real Madrid (ESP) – 1,90 m, 81 kg – 83 cartons jaunes, 7 cartons rouges

10. Zlatan Ibrahimovic, le Roi Soleil

Digest
Zlatan par-ci, Zlatan par-là. Le géant suédois, star des « Guignols de l’info » de Canal+ depuis septembre dernier, n’a pas toujours été en latex. Depuis son plus jeune âge, par exemple au FC Balkans, le club des émigrés slaves de Malmö, il sait ce qu’il veut. « C’était un club totalement différent des autres. Il y avait plein de ces Slaves complètement fous qui buvaient du café et tiraient sur leurs chaussettes. C’était magnifique, je me sentais comme chez moi. » Tout est dit ? Non. Ce n’est qu’après qu’il va nourrir sa légende. Elle le mène à Versailles où il a trouvé son nouveau chez lui. Pas un Guignol, le Roi Soleil.

Ses faits d’armes
En 2000, Arsène Wenger tente de le recruter à Arsenal. Il lui offre un maillot n°9 floqué à son nom. Zlatan se souvient « d’un moment magnifique pour (lui). Arsenal était une grande équipe, c’était taillé pour moi. » Contact sans lendemain. L’explication ? « Wenger m’a dit : « Je veux voir si tu es bon ». Je ne pouvais pas y croire. Zlatan ne fait pas d’essai ! » Ça coule de source.
Quand il arrive à l’Ajax, il balance direct dans le vestiaire : « Moi, je suis Zlatan et vous, vous êtes qui, put… ? » Puis à un journaliste néerlandais un peu trop curieux, lui demandant l’origine d’une griffure sur son visage : « Je ne sais pas. Demande à ta femme ! »
Entre 2001 et 2004, à l’Ajax, la bataille du leadership fait rage entre Rafael Van der Vaart et Zlatan. Pour bien marquer son territoire et montrer qui est le patron, Ibra blesse volontairement Rafa. Depuis, le milieu néerlandais s’entraîne au practice de golf en visant le portrait du Suédois. Ça ne s’invente pas.
En 2007, « Ibra » sort en boîte de nuit à deux jours d’un match qualificatif pour l’Euro 2008. Il est écarté de l’équipe pour une rencontre et annonce dans la foulée la fin de sa carrière internationale. Il reviendra sur sa décision et participera finalement à l’Euro, marquant 2 des 3 buts de la Suède.

Sa phrase coup de poing
« J’aime humilier mon adversaire. Ça fait partie de ma conception du jeu. »

Son casier judiciaire
Suédois – 31 ans – Attaquant – Paris SG – 1,92 m, 84 kg – 77 cartons jaunes, 9 cartons rouges

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