Étranger

Le Top 10 des bad boys (2/5)

Ils sont multiculturels, parfois cultes. Souvent, ils jouent mieux des deux coudes que des deux pieds. Il leur suffit d’un regard et il ne savent pas vraiment pourquoi, ils pètent un câble. Ils sont tous footballeurs de profession. Mais leur vrai métier, c’est bad boys. Alors que Joey Barton, leur ambassadeur mondial, a découvert la Ligue 1 entre deux suspensions, « Planète Foot » leur offre du temps de jeu. Casting.

3. Nigel DE JONG, la tondeuse

Digest
Il était surnommé « la Tondeuse » lorsqu’il jouait à Hambourg, sa réputation de coupe-coupe a franchi les frontières et s’étend à toute l’Europe depuis. Il faut dire que Nigel, le fils de Jerry (de Jong, lui aussi international néerlandais, passé par Caen dans les nineties) fait du petit bois dans tous les pays qu’il traverse. Cela s’est vérifié de l’Ajax Amsterdam à Milan en passant par Hambourg donc, où il a fait ses classes, et Manchester City, où il a adoré les pelouses un peu grasses.

Ses faits d’armes
Mars 2010
• Contre les Etats-Unis en amical, il brise la jambe du joueur américain Stuart Holden.
Juillet 2010
• En finale de la Coupe du monde, il réussit un magnifique osotogari sur Xabi Alonso dans le rond central, sous les yeux de l’arbitre. Il ne récolte qu’un jaune.
Octobre 2010
• Il brise la jambe d’Hatem Ben Arfa, victime d’une double fracture tibia-péroné, lors de Manchester City-Newcastle. Bert Van Marwijk, le sélectionneur néerlandais, l’écarte en raison de son jeu violent. Cela durera jusqu’en février 2011.

Sa phrase coup de poing
« Je suis le destructeur de l’équipe. Une fois que mes attaquants ont perdu le ballon, l’adversaire n’a pas le droit de me passer. C’est aussi simple que cela. »

Son casier judiciaire
Néerlandais – Milieu – Milan AC (ITA) – 1,74 m, 72 kg – 93 cartons jaunes, 2 cartons rouges

4. Emir SPAHIC, la coudière

Digest
Bonne pioche du mercato montpelliérain, lors de la remontée du club de Loulou Nicollin parmi l’élite, en 2009, le capitaine de la Bosnie-Herzégovine va devenir le boucher du championnat. Collectionneur de cartons mais surtout de brutalités en tout genre, coudes dehors, Spahir sera le condamné vedette de la commission de discipline de la LNF. Parti chercher bonheur en Espagne, il continue de mettre des pains sous le maillot du FC Séville.

Ses faits d’armes
Décembre 2010
• Brest-Montpellier. En protégeant son gardien, il balance les deux coudes et tout ce qu’il peut dans le visage de Nolan Roux façon Harald Schumacher, Séville 1982 sur Patrick Battiston. Il plonge, en plus, et se roule un peu par terre. L’arbitre ne siffle rien. La commission de discipline lui inflige 5 matches de suspension. Quatre pour brutalité plus un en bonus car il avait déjà 2 cartons jaunes dans sa boîte à images.
Mars 2011
• A la Mosson, il colle son coude dans le museau d’Issam Jemâa, l’attaquant tunisien du RC Lens. Il en prend pour 7 matches. Au total, 14 matches de suspension au cours de sa deuxième saison à Montpellier, record toutes catégories. Plus de 10 en championnat, 1 en Coupe de France et 2 en Coupe de la Ligue, dont la finale perdue contre Marseille.
Septembre 2011
• Contre Valence, avec Séville, il joue à fond le pied d’Aduriz qu’il écrase violemment, pas du tout le ballon. L’Espagnol lui demande pourquoi il a fait ça en reproduisant gentiment son geste. Là, Spahic s’écroule et se roule par terre. Aduriz prend un carton rouge ! Même les supporters du stade Sanchez Pizjuan ont eu un peu honte.

Sa phrase coup de poing
« Mon devoir est de défendre mon équipe. Si vous voulez jouer au football mais que vous n’êtes pas viril, vous avez un problème. En défense, l’agressivité est une qualité. »

Son casier judiciaire
Bosnien – Défenseur – FC Séville (ESP) – 1,83 m, 83 kg – 68 cartons jaunes, 6 cartons rouges

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