Équipe de France

Le match Steve Mandanda-Hugo Lloris

A droite, Hugo Lloris, numéro 1 en Bleu mais jamais titré avec Lyon. A gauche, Steve Mandanda, champion puis capitaine à l’OM mais doublure en équipe de France. « Deux super bons mecs », dixit Fabien Barthez. Au fait, c’est qui le plus fort ?

■ JEU AU PIED
– Hugo Lloris
Entre le minimum syndical et le « peut mieux faire ». Pas toujours très à l’aise lorsque le jeu demande de la vitesse, il ne s’embarrasse pas du superflu. Lloris préfère trouver directement la touche mais il pourrait la trouver un peu plus loin de ses cages. Bruno Valencony, qui l’a entraîné à Nice, explique : « Il a toujours eu un bon dégagement du gauche, même s’il manquait un peu de puissance sur les 6 mètres ou les dégagements de volée ». Une certitude : Hugo, comme Steve, est bien plus précis dans ses relances à la main.
Note : 8/10

– Steve Mandanda
Plus puissant que Lloris, le Marseillais envoie naturellement plus loin lorsqu’il dégage au pied, notamment des 6 mètres. Mais, même s’il travaille beaucoup cet aspect-là de son jeu, il n’a pas encore l’aisance d’un Fabien Barthez par exemple. En revanche, à l’instar d’Hugo, il est hyper adroit lorsqu’il relance à la main. Adroit et puissant ! Sur relance rapide, ils peuvent tous les deux trouver un partenaire sur la poitrine ou dans les pieds à plus de 50 m.
Note : 8,5/10

■ SUR LA LIGNE
– Hugo Lloris
Souvent, les gardiens en imposent physiquement. Pas Hugo. Mais le portier de l’OL et de l’équipe de France a une élasticité musculaire bien supérieure à la moyenne. « Même si ce n’est pas une masse, note Bruno Valencony. Il s’agit d’un gros plus dans le jeu sur la ligne. Souvent, on croit qu’il y a but et lui va la chercher. Il a une détente hors du commun. Il est plus léger, donc plus vif, explosif. » 54 arrêts et 89 tirs détournés la saison dernière. Il a été plus sollicité que son compère marseillais.
Note : 9,5/10

– Steve Mandanda
Sa vitesse supérieure à la moyenne, compte tenu de son gabarit longiligne, lui permet de sortir des ballons que seul lui ne voyait pas au fond des filets. Très tonique sur ses appuis, il déclenche vite. Aussi bien d’un côté que de l’autre, aussi bien sur des frappes lointaines que sur des coups de billard dans ses 6 mètres. On voit souvent les défenseurs de l’OM venir le féliciter après ce genre d’intervention. Preuve que sur le terrain aussi, on la voyait au fond ! 58 arrêts la saison dernière, 60 tirs détournés.
Note : 9,5/10

■ DANS LES AIRS
Hugo Lloris
« Il n’a jamais eu peur d’aller au mastic même s’il a pris quelques bon tampons, rappelle Bruno Valencony. On a beaucoup travaillé ce côté physique pendant deux ans. Il était demandeur. Il a bien développé le haut du corps. » Derrière son apparente légèreté physique, Lloris sait s’imposer dans les airs. On se souvient de son dépucelage international à Dublin face à l’Irlande, lors du barrage aller de la Coupe du monde 2010. Mais on a l’impression qu’il pourrait « en dégager » encore plus. Il a commis… 0 faute au cours de la saison dernière !
Note : 9/10

– Steve Mandanda
« Comme Bernard Lama, son idole, Steve a un coté félin dans ses déplacements, explique Nicolas Dehon, l’entraîneur des gardiens de l’OM qui le connaît depuis Le Havre. Il a un gros physique (ndlr : 1,85 m, 82 kg) mais reste très vif dans ses sorties aériennes. Il a tout du portier moderne qui doit être, aujourd’hui, un joueur à part entière, participant au jeu avec des sorties plus lointaines. » Toujours impressionnant dans les airs, Mandanda est plus méchant depuis le but encaissé à Bordeaux en 2010 suite à une charge de Marouane Chamakh. Il en impose davantage que son concurrent, les chiffres le prouvent. La saison passée, il a subi 10 fautes contre 7 à Lloris.
Note : 10/10

■ MENTAL
– Hugo Lloris
Bruno Valencony toujours : « Avec Nice, on perd 3-0 à Brest en Coupe de France, c’était l’un de ses premiers matches avec nous. Cette saison-là, il ne jouait que les Coupes. Il est carrément passé au travers mais il nous a emmenés jusqu’en finale de la Coupe de la Ligue. Il se sert de ses erreurs pour franchir, à chaque fois, un palier. Rien ne peut le perturber. » Son coup de gueule à… Nice, au printemps dernier, au coup de sifflet final a fendu l’armure. Tant mieux.
Note : 9/10

– Steve Mandanda
« C’est un leader de terrain plus que de vestiaire, précise Nicolas Dehon. Il dégage quelque chose dans le but. Dès le début, au Havre, on a vu le potentiel. On sentait une grande confiance en lui. C’est un joueur qui se fixe des objectifs à court, moyen et long termes et qui fait tout pour les atteindre. Il a un mental de gagnant. » Preuve de son mental de fer, la prise du brassard à l’OM qui l’a révélé.
Note : 9/10

■ UN CONTRE UN
– Hugo Lloris
Bruno Valencony au micro : « Hugo a un très bon sens de l’anticipation. Il arrive à lire les trajectoires, à anticiper la dernière passe ou un contrôle trop long. Il gagne du temps. Il va vite, parfois trop. Mais il corrige tout très vite aussi. Aujourd’hui, il reste beaucoup plus longtemps debout face à l’attaquant que lorsqu’il avait 18 ans. » C’est devenu l’une de ses marques de fabrique. Très fort en un contre un.
Note : 9,5/10

– Steve Mandanda
Encore son péché mignon. Il ne reste peut-être pas aussi longtemps sur ses appuis que Lloris lorsqu’il se retrouve en situation de un contre un. Cependant, il compense – et plutôt bien – par la vitesse de ses sorties. Son explosivité naturelle et son gabarit font qu’il gicle très vite dans les pieds et très loin de ses buts. « Steve est toujours hyper concentré et il a toujours eu une très bonne lecture du jeu, explique Nicolas Dehon. Il a tout ça en lui. » Félin.
Note : 9/10

Le verdict
Steve Mandanda, 46/50
Hugo Lloris, 45/50

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