Étranger

Le livre d’or de la saison 2016-17 (1)

Au bout d’une saison folle, le Real Madrid s’est, pour la deuxième fois consécutive, retrouvé sur le toit de l’Europe. C’est l’un des faits de l’année mais pas le seul. Dans tous les grands championnats, il s’est passé énormément de choses et d’événements chocs. Avec des sacres annoncés, d’autres moins. Des tops, des flops, des chiffres ahurissants, aussi. C’est notre livre d’or de la saison et c’est cadeau !

Juventus Turin-Real Madrid
Et une de plus qui fait douze !

Si Madrid est la capitale européenne du football, le Real en est le Roi. Avec un grand « R ». Et avec un certain « ZZ » aux commandes.

Duedecima, qu’ils disent. Et de douze. Douze Ligues des champions dans la corbeille. Ce n’est plus une corbeille, d’ailleurs. C’est une caverne. Ali Baba chez les Merengue. Une île aux trésors. Le Real Madrid martèle encore un peu plus sa légende pendant que Zinédine Zidane, qui a enfilé le costume du coach il y a seize mois – même le rétroviseur a mal aux yeux -, et Cristiano Ronaldo, qui a rejoint Alfredo Di Stefano dans le club de ceux qui ont marqué au cours de trois finales de C1 différentes, écrivent la leur. Le Real devient le premier club à conserver son trophée depuis que la Coupe d’Europe des clubs champions est devenue Ligue des champions en 1992. Le premier depuis l’AC Milan d’Arrigo Sacchi en 1989 et 1990. Le premier jusqu’à ce qu’un autre puisse prétendre jouer de l’épaule. Mais il faudra du temps. Le premier et puis c’est tout.
La Juventus Turin, autrement dit la meilleure défense du monde du meilleur gardien du monde, l’équipe la plus équilibrée, soudée, compacte de cette Ligue des champions, a encaissé plus de buts en finale que lors de toute sa campagne européenne. Un doublé de Sa Majesté Ronaldo, qui aura claqué dix buts des quarts de finale jusqu’à la nuit de Cardiff, Casemiro pour le symbole du match et Marco Asensio pour le symbole tout court. Avec, notamment, une frappe déviée du Brésilien Casemiro, qui rajoute encore une couche à la détresse de Gianluigi Buffon, héros magnifique, une frappe qui conclut une ébouriffante phase de pressing, de jeu vers l’avant et de prises d’initiatives. De très haute intensité pendant la première mi-temps, la finale a basculé au retour des vestiaires. Les Madrilènes auraient pu être marqués par l’égalisation à la fois magistrale (le but de la saison, assurément) et très rapide de Mario Mandzukic (six minutes après l’ouverture du score de Sa Majesté) mais non. Ils vont marcher sur l’eau tout au long du deuxième acte. Et sur la Juve, aussi.
Physiquement, ce fut monstrueux. Dans l’expression collective, ce fut monstrueux. Et on se dit que les mots du coach, à la mi-temps, ont eu leur monstrueuse influence. La conclusion d’Asensio dans le temps additionnel ? Cruelle parce que l’expulsion de Juan Cuadrado, quelques minutes plus tôt, est un scandale que Sergio Ramos a bien à l’esprit. C’est l’Espagnol, simulateur grotesque, qui aurait dû prendre sa douche avant les autres. Mais symbolique parce qu’Asensio, comme Isco, repositionné par Zidane en cours de match, c’est le futur du Real. Et c’est encore une action d’école, une récupération de Marcelo qui joue vers l’avant, la récupération d’un arrière latéral dans les vingt mètres adverses, qui déborde et centre au cordeau. Si la Juve a explosé, c’est aussi parce qu’elle n’a pas supporté le rapport de forces.

A suivre…

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