Équipe de France

Le livre d’or de la saison 2011-12 (2) : Montpellier Héros !

Premier titre de champion de France pour le MHSC qui s’est invité, par la grande porte, au bal des lauréats. L’invité surprise est aussi un vrai beau champion. Voici pourquoi.

Montpellier champion de France, c’est la routine sur les parquets de hand. C’est en revanche une grande première dans le paysage footballistique. Mais c’est ce sacre tellement mérité n’en est que plus beau. Il faut s’y faire, la préfecture de l’Hérault s’est imposée comme la capitale de France des sports co’.
Un premier titre en forme d’apothéose pour le président Louis Nicollin. Avec Loulou, l’expression « mouiller la chemise » n’est pas une métaphore. Ce Loulou qui a tant, qui a tout donné à ce club depuis 1974. Trente-huit ans déjà qu’il est le sien. C’était hier ou peut-être il y a une éternité. On s’en fout, Loulou s’en contrefout, y’a pas d’âge pour être champion. « Je peux canner tranquille, j’aurais revu La Paillade en Ligue 1 », affirmait-il en mai 2009, année d’une remontée miraculeuse ou presque sous la conduite de Rolland Courbis.
Trois ans plus tard, voilà donc un premier titre de champion de France qui ne souffre aucune contestation. Un titre que le MHSC a disputé jusqu’au bout au Paris SG, nouveau riche et archi-favori. Jusqu’au bout du bout de la 38e journée puisque quelques abrutis auxerrois décidèrent de jouer avec les nerfs de tous, en général, et avec le cœur de Loulou en particulier. De tous, sauf des joueurs montpelliérains. Un ultime coup de rein de John Utaka scella le sort du championnat 2011-12. Le Paris SG a terminé la saison avec 79 points. De quoi s’offrir la 1ère place… en temps normal.

S’il gagne la Ligue des champions, Loulou se rase partout !
Avec 82 points, les Héraultais ont repoussé les limites du raisonnable. En 2011, le LOSC était devenu champion avec 76 points (Marseille 2e avec 68 points et Lyon 3e avec 64). Les Lillois ont glané 74 points ce coup-ci. Ils auraient terminé dauphin il y a un an. Les héros de l’Hérault ne se sont pas démontés. Numéro 1 à domicile (16 victoires, 2 nuls, 1 défaite), l’équipe de René Girard a laissé échappé 7 points seulement à la Mosson (dont 3 contre le PSG). C’était aussi la troisième meilleure équipe loin de ses bases (9 victoires, 5 nuls, 5 défaites) et c’est en s’appuyant sur la meilleure défense du championnat (34 buts encaissés) qu’elle a construit ses succès.
Quand il prit les rênes de l’équipe en 2009, René Girard disait se sentir « heureux de rejoindre un club familial qui défend certaines valeurs et qui bénéficie aussi d’un centre de formation très performant. Je compte bien m’appuyer sur les jeunes qui viennent de remporter la Coupe Gambardella. » Avec Younès Belhanda, élu meilleur joueur africain du championnat, Benjamin Stambouli, pilier de la sélection Espoirs d’Erick Mombaerts, et Vitorino Hilton, la sagesse (ré)incarnée derrière, Montpellier a réussi sa mue.
Cocktail détonant que celui proposé par les jeunes pousses du centre de Grammont, quelques vieux grognards jamais cabochards (Romain Pitau, Cyril Jeunechamp, Geoffrey Dernis) et les étoiles montantes du foot français (Olivier Giroud et à un degré moindre Garry Bocaly qui a vraiment quelque chose dans son couloir droit). Louis Nicollin, la tronche « intronchable » comme il dit, crête orange et bleu sur le crâne, a eu le scalp de tous. Les pétro-milliardaires parisiens en premier lieu. Et il prévenait : « Si on gagne la Ligue des champions la saison prochaine, je me rase partout ! » Vite, la suite…

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