Équipe de France

Laurent Koscielny, aller plus haut

Le meilleur défenseur du championnat d’Angleterre a aussi (re)gagné ses galons de titulaire chez les Bleus. Et Laurent Koscielny ne veut pas s’arrêter là.

En Angleterre, tout le monde est unanime pour vanter les mérites d’un Laurent Koscielny qui n’a sans doute jamais été aussi fort, jamais aussi rassurant, jamais aussi sûr de lui et de son football. Les louanges viennent évidemment de son club, où Arsène Wenger note « qu’avec lui, le ballon ressort vite et propre », tandis que Petr Cech, le portier des Gunners, se réjouit carrément : « Il fait toujours les bons choix et dégage un sentiment de sécurité qui rejaillit sur ses partenaires. C’est un bonheur de l’avoir devant soi quand on est gardien de but. »
Normal, direz-vous, on ne va pas tirer à boulets rouges sur l’un des siens. Sauf qu’on le répète, le « Frenchie » fait l’unanimité bien au-delà des 58 hectares du centre d’entraînement de Shenley. Jusqu’aux consultants télé les plus prestigieux et certainement pas les moins critiques, qui lui jettent des fleurs aux crampons. Au hasard, enfin, pas tout à fait, un ancien attaquant, Thierry Henry. « Pour moi, il n’y a pas de doute, il s’agit actuellement du meilleur défenseur de Premier League. »
Et maintenant, un ex-défenseur central mais attention, pas n’importe lequel. Nous avons pris une référence au poste, réputée pour ne pas avoir peur de dire ses vérités, quitte à fâcher. Mais cette fois, le loup Rio Ferdinand se fait agneau. « C’est effectivement le meilleur défenseur du championnat anglais », répond-il en écho à « Titi » Henry. Avant d’ajouter : « Il s’est transformé en joueur de classe mondiale. »
N’en jetez plus, la cour est pleine. Enfin, pas complètement pleine puisqu’il faut encore préciser qu’au début de l’année, Laurent a officiellement – cette fois – été nommé « meilleur défenseur de Premier League », succédant au palmarès à quelques monstres sacrés et consacrés tels que John Terry, Nemanja Vidic ou Vincent Kompany. Il y a plus mauvaise compagnie, non ?
Et en équipe de France ? Le natif de Tulle y a connu plusieurs périodes distinctes. Sous le règne de Laurent Blanc, qui l’a lancé en bleu, il a beaucoup fréquenté le banc. Avec l’arrivée aux affaires de Didier Deschamps, qui apprécie la qualité de sa relance, la tendance s’est inversée et Koscielny a commencé à s’imposer en charnière centrale. Jusqu’au 13 novembre 2013. A la 82e minute du barrage aller contre l’Ukraine, alors que la France est menée 1-0, il concède un penalty (transformé) et se prend, dans la foulée, un carton rouge qui le prive du retour.
La suite, on la connaît avec l’improbable doublé de son remplaçant, le guerrier Mamadou Sakho qui, quatre jours plus tard au Stade de France, envoie la troupe tricolore au Brésil. « C’était écrit comme ça, lâche, philosophe, le Gunner. Peut-être que si je ne concède pas le péno et qu’on ne perd que 1-0, on ne réalise pas le même match au retour. En tout cas, j’étais vraiment mal ce soir-là… Le coach l’a vu, il ne m’a pas mis de soufflante. Il n’avait pas besoin de parler. »
Et Koscielny a glissé dans la peau du numéro trois chez les défenseurs centraux. Ce n’est plus le cas depuis l’automne dernier. Laurent, qui arrive à maturité, a été titulaire lors de trois des quatre derniers matches des Bleus (contre l’Allemagne, l’Angleterre et les Pays-Bas). Il semblait même avoir écarté la menace Sakho, bien avant que le défenseur des Reds de Liverpool ne soit rattrapé par la patrouille. « J’ai effectivement l’ambition d’être titulaire. Ça évolue bien mais rien n’est jamais acquis, j’ai pu le constater… »
C’est en tous cas avec gourmandise qu’il envisage la suite des événements : « Je pense que oui, on peut gagner l’Euro. Déjà, on doit effectuer un parcours exemplaire en phase de poules, dans un groupe qui est abordable. Même s’il faut toujours faire attention, nous avons le droit de terminer premiers. Ensuite, j’estime qu’avec ce groupe solidaire, qui vit bien ensemble, on peut aller loin, très loin. » Et pourquoi pas jusqu’au septième ciel…

PROFIL
Défenseur central
Né le 10 septembre 1985 à Tulle
30 ans
1,85 m, 75 kg
Club : Arsenal (ANG)

VISA
27 sélections
Première sélection : le 11 novembre 2011 à Saint-Denis, France-Etats-Unis 1-0 (amical)
Sélectionneur : Laurent Blanc
Expérience à l’Euro : 1 match, 90 minutes en 2012
SA SAISON INTERNATIONALE 2015-16 : 4 matches, 360 minutes jouées
SITUATION PERSONNELLE
Sous contrat jusqu’en juin 2017. Laurent se sent bien à Arsenal. « Pour le moment, je n’ai aucune raison d’aller voir ailleurs. J’ai tout ce qu’il faut pour m’épanouir. J’ai eu des touches mais je me suis toujours demandé si ça valait le coup de prendre le risque. » Au vu de sa saison chez les Gunners, plutôt qu’un départ, c’est une prolongation de contrat que l’on pourrait envisager.

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