Équipe de France

Jonathan Pélissié, la nouvelle pépite

Grand espoir du rugby français sous les couleurs de Grenoble, le demi de mêlée Jonathan Pélissié voulait franchir un palier en signant à Montpellier. Ses premiers matches sous le maillot frappé de la fleur de ciste lui ont valu une sélec­tion avec les Barbarians. L’équipe de France a également fait appel à lui.

A l’image d’une équipe montpelliéraine ambitieuse, Jona­than Pélissié a réussi un début de saison fracassant. Du haut de ses 25 ans, le demi de mêlée a confirmé les espoirs qu’il avait fait naître avec Grenoble l’an passé. Toulousains et Clermontois peuvent en témoigner tant il a dominé de la tête et des épaules ses confrontations avec ses vis-à-vis Jean-Marc Doussain et Morgan Parra.
Face au Stade Toulou­sain, Jonathan Pélissié a débloqué la situation en marquant un essai splendide. Après avoir franchi la défense au niveau de la ligne médiane, le demi de mêlée héraultais a déposé trois joueurs à la course pour aller aplatir. Mais son chef-d’œuvre demeure sans aucun doute la performance réalisée pour la réception de Clermont. Avec 31 points dont deux essais, il a écœuré à lui seul l’équipe auvergnate.
Cette intégration parfaite le surprend lui-même. « Même s’il est trop tôt pour tirer des conclusions, je n’imaginais pas que mes débuts se dérouleraient comme ça. J’essaie de rester calme, discret, humble. De toute manière, je ne suis pas quelqu’un d’extravagant. Je savoure cette bonne période, on verra comment ça se passera quand on aura des difficultés. »

Fabien Galthié : « Il a la tête sur les épaules »
Pour expliquer son choix de s’engager au MHRC, Jonathan Pélissié évoque « une énorme opportunité. A mon poste, Fabien Galthié ne peut que m’apporter beaucoup. Collecti­vement, l’équipe a de quoi titiller le haut du tableau. Ce sera forcément difficile de m’imposer. » Par ses décisions judicieuses, ses accélérations rageuses et sa régularité au pied, il a peu à peu éclipsé Benoît Paillaugue, autre grand espoir au poste de numéro 9.
Le choix de Montpellier s’est révélé payant. Fabien Galthié, lui aussi Lotois, veille sur le joueur formé au pôle Espoirs d’Ussel et passé par Brive. « Il est adroit, va vite, enregistre bien. Il est capable de faire de belles choses, de très belles choses. Le plus dur est à venir mais il a la tête sur les épaules et s’appuie déjà sur un petit vécu, précise Galthié avant de recadrer son élève, champion de France Espoirs en 2009 et champion de Pro D2 en 2012. Neuf, ce n’est pas seulement courir avec le ballon. C’est bien gérer ses avants, bien gérer la stratégie. »
Ouvreur de formation, Pélissié a longtemps navigué entre les deux postes mais aujourd’hui, c’est comme demi de mêlée qu’il explose. A tel point que les Barbarians ont fait appel à lui pour partager le poste avec le Sud-Africain Rory Kockott lors de la rencontre face aux Samoa en novembre. Mais Morgan Parra suspendu et Maxime Machenaud blessé, le staff de l’équipe de France a choisi de convoquer le Montpelliérain, qui figurait sur la liste cachée lors de l’annonce du groupe.
L’équipe de France, Jonathan Pélissié ne voulait pas y penser. Interrogé sur une possible convocation après sa superbe perfor­mance face à Clermont, il avait botté en touche. « Je monte les marches les unes après les autres. Il ne faut pas griller les étapes. Je vais d’abord me concentrer sur la vie en club. L’équipe de France, c’est vraiment autre chose et je n’y pense pas. » Son adversaire direct, lui, était pleinement conscient de son potentiel. « Il a réalisé un grand match, commenta Morgan Parra. C’est un concurrent de plus et comme je l’ai dit, l’équipe de France n’appartient à personne. »

Paul PERIE

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